Vu que la vie est repartie presque à la normale, on aurait tendance à l’oublier. Lui, c’est le Covid. En effet, avec les levées progressives du port du masque à l’école comme dans les bars et restaurants, une campagne de vaccination qui a touché plus de 50 millions de Français et un pass sanitaire rentré dans les mœurs, l’intérêt médiatique pour la pandémie a fondu comme neige au soleil. Alors même que les tests PCR et antigéniques ne seront plus remboursés dès le 15 octobre pour les non-vaccinés et que les autotests ne seront plus compris dans le pass sanitaire. À ce sujet justement, on oublie que ce dernier n’est pas éternel et qu’il pourrait bien disparaître de nos vies avant 2022. Peut-être même à partir du 15 novembre.



Le Conseil scientifique, puis Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, ont en tout cas tenu des déclarations en ce sens ces derniers jours. Dans son dernier avis rendu public, le premier préconise une sortie du pass sanitaire après une période de « préparation », entre le 15 novembre et la fin d’année. Concrètement, celle-ci prendrait en compte trois éléments : « Niveau de vaccination, impact du refroidissement climatique, évolution des gestes barrières ». À ce sujet, le Conseil scientifique met en avant un moindre respect des gestes barrières et du port du masque. Une donnée peu anodine, puisque ce moindre respect permet au rhume de réaliser un retour en fanfare dans nos vies.

Ainsi, si ces trois critères sont respectés, en plus d’un taux d’incidence bas, la sortie du pass sanitaire pourrait se faire progressivement, et différemment selon les lieux. En effet, toujours dans son avis, le Conseil scientifique soutient la thèse de lever le pass dans « certains lieux dans lesquels les risques de contamination semblent faibles depuis quelques semaines, tout en s’accompagnant d’un maintien du passe sanitaire pour l’accès à quelques lieux jugés plus à risque ». Dès lors, on pourrait imaginer une levée du pass dans les trains, certains lieux culturels ou même les bars et restaurants en terrasse.

© Bastien Pietronave


Le point de vue du gouvernement

Il faut toutefois rappeler que le Conseil scientifique n’a qu’un avis purement consultatif. Et le gouvernement s’est souvent dissocié des avis rendus, pour mener sa propre politique. Néanmoins, ce dernier étudie aujourd’hui un allègement du pass sanitaire, à partir du 15 novembre. En effet, comme expliqué par LCI, à la sortie du Conseil de défense sanitaire du jeudi 7 octobre, Gabriel Attal a déclaré qu’il n’y aurait pas « d’adaptation du pass sanitaire » avant le « 15 novembre ». Le porte-parole du gouvernement a également annoncé que le gouvernement suivrait les recommandations du Conseil scientifique, si les conditions d’un allègement étaient requises. En somme : lever le pass de manière nationale, et non territoriale, ainsi que de façon graduée.

Cependant, et toujours dans cette politique du « en même temps », le gouvernement a également annoncé sa volonté de pouvoir continuer à recourir au pass sanitaire, jusqu’à l’été 2022. Et c’est ici que la date du 15 novembre est importante. Elle correspond en effet à la date d’échéance du pass, mis en place grâce à la loi passée dans la nuit du 26 au 27 juillet par le Parlement. En somme, on pourrait se retrouver avec un pass allégé à partir du 15 novembre, mais avec la possibilité pour le gouvernement de réinstaurer cette mesure toute la première moitié de 2022.

© Nicolas Kaspar/Pokaa


Quelle est la situation sanitaire à Strasbourg ?

Comme partout en France, la situation sanitaire est très bonne à Strasbourg. La cause ? Un franc succès de la vaccination, qui concerne désormais plus de 50 millions de Français. De plus, ce lundi 11 octobre, une étude française confirme l’efficacité des vaccins sur plus de 22 millions de personnes, comme la relaye Le Monde.

Dans le Bas-Rhin, au 11 octobre, le taux d’incidence s’établissait à 31,7. Soit en-dessous de la barre des 50 cas pour 100 000 habitants, permettant aux enfants en école primaire de tomber le masque. En outre, 76.44% des Bas-Rhinois ont désormais reçu leur première dose, au-dessus de la moyenne du Grand Est. Enfin, avec 8 % de tension hospitalière, soit 10 personnes en réanimation, la situation niveau covid s’améliore nettement dans les hôpitaux du département.

Est-ce que le pass sanitaire commencera à disparaître de notre routine à partir du 15 novembre ? Cela en prend le chemin. Une preuve de plus que le retour à la vie normale s’effectue petit à petit. Néanmoins, avec l’hiver qui arrive, il faudra continuer à être vigilant. Pour que cette pandémie devienne progressivement juste un mauvais souvenir. 

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