Ce lundi 14 décembre se tenait le dernier conseil municipal de l’année. Après six mois chaotiques et compliqués pour la nouvelle municipalité, pas aidée par une crise sanitaire demandant des réponses immédiates alors qu’elle privilégie plutôt le temps long, ce conseil n’a pas été de tout repos, puisqu’il s’est terminé sur les coups d’une heure du matin. Alors trêve de bavardages, on plonge tout de suite notre nez dans la politique strasbourgeoise.

Le conseil municipal de décembre en trois minutes, dégustation de choucroute comprise

Comme d’habitude, si vous n’avez pas trop le temps de digérer 11 heures de débat à la sauce strasbourgeoise, en voici un petit résumé, en trois minutes, choucroute comprise :

  • Le vote sur le budget de la Ville est reporté à mars 2021. Il sera montré aux Strasbourgeoises et aux Strasbourgeois le 14 janvier prochain, toujours dans le projet d’une co-construction chère à Jeanne Barseghian.
  • La question de la laïcité, qui déchire l’espace public français ces derniers temps, est revenue sur la table des débats municipaux. Notamment à cause d’une déclaration choc de la part d’Hülliya Turan, adjointe en charge de l’éducation.
  • Le devenir du bâtiment de l’Opéra national du Rhin place Broglie, avec ses bientôt 200 printemps, a été discuté. Rénovation ou construction d’un nouvel opéra, la question va être soumise à une mission d’étude.
  • De longues discussions ont concerné le statut européen de Strasbourg, notamment à travers la sauvegarde du siège du Parlement européen.
  • La question des illuminations et des sesterces qui s’ensuivent a fait briller la verve de l’opposition et la défense de la municipalité.
  • La ville rajoute 750 000 euros au capital de la Locusem, chargée de créer de nouvelles capacités d’accueil dans les quartiers les moins favorisés de Strasbourg. En tout, ce sont 4 millions d’euros injectés. Un projet ambitieux, qui s’additionne à deux autres points délibérés pendant ce conseil concernant les quartiers prioritaires des politiques de la ville (QPV).
  • Une offre de restauration dans les cantines va bientôt être mis en place. L’idée est d’améliorer la santé des enfants. L’opposition s’est offusquée de l’idéologie verte avec les repas végétariens, qui ont phagocyté le débat alors que ce dernier méritait mieux.
  • La question de la culture a été abordée et une délibération-cadre sur le sujet a été votée. Pour préciser le montant des aides, Jeanne Barseghian tient ce mardi une conférence de presse.
  • Quelques interpellations sans réelle saveur ont eu lieu à la fin de ce conseil, qui s’est clôturé par le vote d’une motion sur la place de Strasbourg dans les trains de nuit.
Là où tout se passe. © Nicolas Kaspar/Pokaa

La question du futur budget de la Ville

Commençons par les finances de la Ville et du vote du budget. Comme prévu, celui-ci va finalement être voté en mars 2021, en raison de la crise sanitaire. La petite nouveauté est que, toujours dans le climat de co-construction avec les citoyens, ces derniers seront informés des décisions concernant les finances de la Ville. En effet, le 14 janvier, il y aura la présentation du budget municipal au grand public, ce qui représente une première étape dans la compréhension des mécanismes municipaux de la part des citoyens qui s’y intéressent.

La délibération est votée, avec 51 voix pour et 11 abstentions, toutes de la part de l’opposition, ce qui ne reflète pas les débats, assez cordiaux. Petite anecdote cependant : Alain Fontanel, président de la Commission des finances qui a mis en place ces délibérations, s’est abstenu.

La « zemmourisation des esprits » : ou quand la question de la laïcité arrive au conseil municipal

À chaque conseil municipal, on y a droit : le sujet qui est censé être relativement anodin et qui finalement dérive sur un autre, donnant lieu à plus d’une heure de débats tout sauf apaisés. Dans ce cas précis, l’actualisation du règlement intérieur du conseil municipal s’est transformé en houleux débat sur le concept de laïcité. En même temps, difficile de penser qu’un sujet qui divise les Français depuis des millénaires allait réunir les élus strasbourgeois.

Le noeud du problème ? La charte de fonctionnement de la Ville et celle de l’Eurométropole, qui ne sont pas tout à fait semblables. La différence ? Il n’y a pas de mention de la laïcité dans la première. Et l’opposition souhaite y remédier. Tout d’abord, Alain Fontanel exerce un très long retour sur le principe de laïcité, sur laquelle s’aligne Anne-Pernelle Richardot du groupe socialiste. Par la suite, Jean-Philippe Vetter salue le « progrès démocratique », mais dénonce les propositions qui sont refusées : « Il faut que nous ayons le même discours dans toutes les enceintes. »

Jusque là cependant, tout restait cordial. Les problèmes ont réellement commencé après l’intervention d’Hülliya Turan, adjointe à l’éducation et à l’enfance. L’élue dénonce une « zemmourisation des esprits », concernant le climat des débats actuels autour de la laïcité. La déclaration, provocante et maladroite au mieux, fait l’effet d’une bombe dans l’atmosphère encore très feutrée des débats. À partir de ce moment-là néanmoins, l’ensemble de l’opposition s’est tour à tout offusquée, répétant à foison son choc d’être associée à l’extrême-droite pour vouloir débattre de la laïcité. La séance se retrouve même suspendue pendant quelques minutes, laissant le temps à Syamak Agha Babaei, premier adjoint à la maire, d’aller toucher deux mots à Hülliya Turan.

À la reprise des débats, Catherine Trautmann, qui avait, avant la déclaration, estimé que « le respect de la laïcité a toujours été honoré dans cette enceinte municipale » déclare, furieuse, un refus de vote avant le retour de Jeanne Barseghian, qui accueillait le président du Parlement européen ce lundi après-midi. L’élue socialiste est rejointe par toute l’opposition qui fait corps. On se retrouve finalement devant un moment ubuesque, où la délibération est réécrite quasiment en direct, avec Anne-Pernelle Richardot qui dicte littéralement la phrase à Syamak Agha Babaei. Celle-ci est finalement votée, avec 48 voix pour, une abstention de Jean-Philippe Maurer et une voix contre de Pascal Mangin.

Capture d’écran du live du conseil municipal

Strasbourg l’européenne

Après ces débats houleux, il fallait un sujet pour les réunir tous. Et comme souvent, l’Europe a joué son rôle de concorde. Comme un symbole, Jeanne Barseghian, qui recevait ce lundi David Sassoli, président du Parlement européen, et Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, est revenue au sein du conseil municipal pile au moment où la place européenne de Strasbourg allait être abordée. Bien évidemment, le sujet se prête aux très longs discours des uns et des autres, qui ressemblent davantage à des monologues qu’à des invitations aux débats. Ce qui fait dire à Antoine Dubois, conseiller municipal de la majorité, que les discours sur l’Europe « c’est comme le Picon. À trop en rajouter, on ne sent plus le goût de la bière. »

Quoiqu’il en soit, le sujet était celui de la politique européenne de Strasbourg et de la place de notre ville en Europe. Déjà, on parle d’un retour du Parlement européen à Strasbourg dès janvier 2021, avec la défense du siège strasbourgeois, et notamment la question de comment on y arrive – l’aéroport pour l’opposition, le ferroviaire pour la municipalite. Ensuite, de nombreuses propositions sont détaillées par Julia Dumay, adjointe en charge des relations européennes et internationales : une fête de l’Europe déclinée dans les quartiers, l’extension du Lieu d’Europe, des résidences culturelles mais également un engagement plus fort de la part de la jeunesse, que ce soit au niveau d’un réseau d’ambassadeurs ou encore un renforcement de la coopération entre institutions engagées pour la jeunesse.

En tous les cas, comme le dit Jeanne Barseghian, « à nous d’arriver à saisir ce moment particulier pour renforcer la dimension européenne de Strasbourg« . Au final, les débats étaient bien plus cordiaux que ceux autour du label capitale de la démocratie, débat que l’on vous avait raconté ici. Après plus d’une heure d’interventions diverses et variées, sous le signe d’une concorde européenne, la délibération-cadre est adoptée à 63 voix pour.

Le Parlement européen. © Nicolas Kaspar/Pokaa

Les illuminations : mais que faire de toute cette oseille ?

Un autre point saillant de ce conseil municipal concerne les subventions aux commerçants et aux Vitrines de Strasbourg, au regard du marché de Noël, sans chalets cette année. Niveau espèces sonnantes et trébuchantes, il y avait un budget de 700 000 euros pour l’association des commerçants, sans compter les dizaines de milliers d’euros de la mairie pour le grand sapin de la place Kléber, selon Le Point. À cela se rajoute les 320 000 euros versés aux Vitrines de Strasbourg et les 100 000 euros pour les illuminations du barrage Vauban. « Ça fait cher la séance de yoga de Noël », relève un membre de l’opposition.

Jeanne Barseghian relève les injonctions paradoxales auxquelles il faut faire face dans ce contexte de crise « tout sauf satisfaisant » et « regrette la tonalité de ces échanges-là ». Il faut dire que le débat sur le sujet n’apporte pas grand-chose. On a une opposition qui critique le manque de dialogue et de réponse de la municipalité et cette dernière qui justifie ses choix d’avoir fait tout ce qu’elle a pu. Dialogue de sourds et une ambiance qui se crispe à nouveau. Mais la délibération est votée sans problème avec 56 voix pour.

Mon beau sapin © V.K.

Des aides envers les quartiers

Après l’Europe et l’argent, parlons désormais des gens. Certains points ont en effet concerné des aides envers les quartiers strasbourgeois. Tout d’abord, la Ville rajoute 750 000 euros au capital de la Locusem. Cette dernière se charge de créer de nouvelles capacités d’accueil dans les QPV et des secteurs en rénovation, en réalisant et en gérant des pôles de commerce de proximité et des locaux d’activités pour des TPE (petits bureaux, petits ateliers, plateaux de travail collaboratifs), pour lesquels on relève actuellement un déficit d’offre des opérateurs immobiliers classiques. Avec l’Eurométropole et la Banque des territoires, ce sont même 4 millions d’euros en tout qui sont injectés dans la Locusem. Une ambition forte d’intervenir concrètement dans les quartiers, qui a été votée à 43 voix pour.

Par la suite, le conseil s’attaque à l’attribution d’une subvention d’investissement au titre des solidarités et de la santé pour le soutien du projet immobilier de la maison urbaine de santé de Hautepierre. C’est Alexandre Feltz, adjoint en charge de la santé, qui présente le tout, en mettant en avant la politique de santé du territoire strasbourgeois. Une politique volontariste en la matière, avec notamment les projets en termes de sport santé lancés par la municipalité, comme l’ouverture du sport santé sur ordonnance aux soignants, comme on vous l’explique ici.

Enfin, a été examinée la mise en place d’une convention d’occupation précaire des locaux sis 91 Route des Romains et l’attribution d’une subvention de fonctionnement au bénéfice de l’association La Roue Tourne. Le sujet a fait davantage débat que les précédents, avec Jean-Philippe Vetter qui dénonce les squats et s’inquiète de la généralisation de telles pratiques. Une position partagée par Pascal Mangin, qui dénonce un bâtiment public occupé illégalement. Pour la municipalité, on défend cette mesure « pour trouver une solution dans la durée avec le travail de Caritas », « pour mettre à l’abri des personnes », le tout dans un dossier « difficile » comme le souligne Syamak Agha Babaei. Jeanne Barseghian précise que « cette délibération pose un cadre pour formaliser une convention d’occupation temporaire qui va courir jusqu’en octobre 2021 ». Les débats, « quasiment de l’ordre de la philosophie politique » comme le déclare Jean-Philippe Vetter, ont continué pendant un moment. Pour finalement aboutir à une adoption à 49 voix pour, 3 abstentions (Alain Fontanel, Pierre Jakubowicz et Nicolas Matt) ainsi que 5 voix contre (toute la droite LR).

© Nicolas Kaspar/Pokaa

La restauration scolaire pour améliorer la santé des enfants

Après 7 heures de conseil municipal, le grand sujet est enfin abordé : les cantines scolaires. Plus précisément, la question d’une offre de restauration pour septembre 2021. L’objectif, comme le précise Soraya Ouldji, conseillère municipale en charge de la restauration scolaire : « Augmenter la qualité nutritionnelle, sortir du tout-plastique, augmenter le bio, privilégier le fait-maison et la qualité des matières premières, ainsi que limiter le gaspillage alimentaire et les additifs. » Le marché des 46 cantines d’écoles va ainsi être séparé en 8 secteurs géographiques précis. Dès lors, des sociétés plus petites pourront sans doute candidater. Par ailleurs, un audit extérieur sera organisé et un cahier des charges sera disponible dans à peu près un mois. Il donnera des informations plus précises sur un point essentiel de la vie des enfants.

Néanmoins, le débat a vite tourné au vinaigre – bio. Comme ça avait pu être le cas avec la déminéralisation des cours d’école, les discussions ont fini par concerner seulement un petit point de la proposition, à savoir celui de la consommation ou non de la viande. La droite, dans ses grands classiques, s’inquiète de l’idéologie derrière le repas végétarien une fois par semaine, mesure qui était, soit dit au passage, déjà en place. Jean-Philippe Vetter, qui l’a découvert sur place, estime que le sujet évoque une question sociale mais surtout une question de principe. Il critique finalement l’obligation de manger un repas végétarien par semaine. De son côté, Pascal Mangin, s’impose une nouvelle fois comme le chantre de la lutte contre l’idéologie verte et leur novlangue. Le mois dernier, au sujet de la déminéralisation des cours d’école et du changement des pratiques dans les cours d’école, il craignait une « sexualisation des enfants, avec des dominants qui seraient des mâles ». Ce lundi, il part dans une séance de voyance en prédisant des enfants « pris en otage ». C’est toujours cocasse, dans n’importe quel bord politique, de voir des élus qui s’indignent de quelque chose qui existait déjà, à savoir le repas végétarien une fois par semaine.

Alexandre Feltz rappelle l’importance de cette « belle délibération qui en appellera d’autres » quant à l’obésité des enfants et adolescents, de plus en plus préoccupante, et encore plus avec le confinement. Syamak Agha Babaei ne veut pas présenter la question comme une question idéologique mais comme quelque chose de factuel : « manger moins de viande contribue à une meilleure santé ». Pour finir, Jeanne Barseghian regrette l’étroitesse du débat, qui ne prend pas en compte toutes les autres propositions de la délibération : soutien de l’agriculture locale, lutte contre les perturbateurs endocriniens, moins de plastique, sortir de la liaison froide… Pas seulement une dichotomie viandard/végan. Quoiqu’il en soit, la délibération est désormais votée, avec 46 voix pour et 14 abstentions, dont la majorité des groupes LREM, LR et PS.

© Marie Dédéban/Pokaa

Un club strasbourgeois dénoncé de pratiques communautaires

C’est un peu l’information surprise de la soirée. Quelque peu passé sous les radars, on a appris que le Red Star Strasbourg a été classé par le ministère de l’Intérieur comme « structure séparatiste identifiée », à la suite d’une dénonciation, comme le révèle les DNA. Alors que pour le moment, aucune preuve ne corrobore ces accusations, le club ne peut plus accéder à ses locaux. Ce qui a donné lieu à une grosse intervention de Jean-Philippe Maurer qui a défendu corps et âme le club du quartier de la Meinau, qui va d’ailleurs bientôt devoir déménager car le Racing Club de Strasbourg s’installe dans ses nouvelles installations, juste à côté.

L’élu de l’opposition est rejoint dans sa déclaration par Abdelkarim Ramdane, conseiller municipal, qui rajoute que : « Ça jette l’opprobre sur une équipe qui entraîne et sur tout le quartier de la Meinau ». Enfin, Jean Werlen, conseiller municipal de la majorité, qui raconte qu’il n’a pas « aperçu le moindre signe de radicalisation qu’il y aurait pu avoir lieu dans les locaux ». Néanmoins, ayant participé à une visite des locaux avec la préfecture, il explique que la fermeture a été causée par « l’état déplorable des lieux ». Affaire à suivre.

Jean-Philippe Maurer

La critique de la communication politique de la municipalité par l’opposition

Toujours un petit plaisir de fin de conseil, il est minuit lorsque les interpellations débutent. Un moment où l’opposition peut parler directement à la municipalité en place, les yeux dans les yeux. C’est Rebecca Breitman prend la parole pour tancer la communication plutôt que l’action de la part de la municipalité au niveau de la précarité étudiante, dont on vous parlait ici. Caroline Zorn, conseillère municipale, lui répond offensivement en lui demandant de ne pas les affubler d’œillères, « que le problème est profond et qu’il ne se règle pas d’un coup de baguette ».

En parlant de critiquer la communication de la municipalité, Nicolas Matt en remet une bonne couche. Il interroge d’utiliser la communication de la Ville de Strasbourg « pour tenir des mots strictement partisans « , et notamment à travers les réseaux sociaux. Jeanne Barseghian lui répond que « Oui, nous sommes des élus, des responsables politiques, la communication qui en découle peut et doit rentrer dans ses différentes orientations. On peut ne pas être d’accord mais c’est comme ça. » Un élu de l’opposition qui adore donner des leçons sur tout et n’importe quoi, et particulièrement la politique, réagit en déclarant : « Nous sommes là pour partager des idées et non pour militer« . Ce à quoi répond Jeanne Barseghian : « Vos propos vous appartiennent, mais ce n’est pas l’esprit dans lequel j’entends gouverner pour tous les Strasbourgeoises et Strasbourgeois ».

Les deux dernières interpellations portent sur la conférence citoyenne de la 5G, encore une, et sur la sécurité des agents de la CTS, victimes d’agressions récurrentes ces dernières semaines. Elles manquent clairement de saveur, preuve de la fatigue qui gagne l’hémicycle alors que l’on se rapproche des une heure du matin.

La motion train de nuit

Pour terminer, une motion concernant la place que doit occuper Strasbourg dans le réseau des trains de nuit, et notamment sur la ligne Paris-Vienne prévue pour décembre 2021. Si Rue89 a communiqué sur la présence de Strasbourg sur le tracé grâce à des informations de la Deutsche Bahn, pas d’informations du côté de la SNCF pour le moment.

Quoiqu’il en soit, Catherine Trautmann présente la motion, insistant sur l’importance d’un tel réseau ferroviaire dans le place européenne de Strasbourg. « Si on veut répondre aux objectifs climatiques, un choix du train pour des transports actifs, c’est une économie pour tout le monde. Ce serait un inconvénient pour notre place européenne de ne pas être sur ces tracés.  » La motion est votée avec 47 votes pour, à l’unanimité. Et clôture donc, ce conseil municipal de décembre.

Clap de fin sur 2020. Six longs mois de politique strasbourgeoise touchent à leur fin sur les coups d’une heure du matin. Les débats n’ont pas toujours été à la hauteur des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois, c’est même un euphémisme, mais on commence à mieux cerner la ligne directionnelle de Jeanne Barseghian et son équipe. Il faudra encore patienter quelques temps avant d’en ressentir les premiers effets, puisqu’aujourd’hui tout doit se passer dans le temps court. Alors en attendant, il faudra se satisfaire de ce que l’on a. Et ce même si ce sont des débats parfois sans queue ni tête, qui s’étendent sur 11h. C’est long, parfois futile et souvent pompeux, mais c’est notre classe politique strasbourgeoise rien qu’à nous. Alors bonnes fêtes de fin d’année à eux et on se revoit l’année prochaine !

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