Depuis l’installation du Marché OFF au cœur de la Petite France, se cachent de drôles de petites créatures, disséminées tout autour de la place Grimmeissen. Collées çà et là sur les murs qui entourent les containers éphémères de la place, quelques affiches ont déjà attiré l’attention de Strasbourgeois ou touristes curieux. Puisqu’il ne reste plus que quelques jours pour aller les rencontrer… Faisons les présentations pour celles et ceux qui ne les auraient pas remarquées : voici Faune. Un projet artistique de réalité augmentée qui use de technologie pour faire naître une bien jolie magie. Courez-y, c’est bien trop mignon.



À la genèse de Faune

Avant d’arriver dans nos rues, Faune en a peuplé d’autres, ailleurs. Mais c’est à l’initiative du Marché OFF qu’on la retrouve ici, proposé par son directeur artistique (Thierry Danet), partenaire de l’événement via L’Ososphère. Ososphère qui, à l’instar du OFF, poursuit sa réflexion sur les manières d’habiter la ville, de l’investir artistiquement, tout en laissant une large place aux arts numériques.



Faune au Marché OFF © Fanny Soriano



Mais derrière Faune, on retrouve la compagnie Adrien M. & Claire B. (composée d’Adrien Mondot et Claire Bardainne qui créent spectacles et installations graphiques et visuelles), en collaboration avec Brest Brest Brest (un atelier de création graphique). Ces derniers s’occupant de la conception et la réalisation de la partie imprimée, tandis que la partie numérique a été pensée par les premiers, qui axent leur travail depuis quelques années sur les formes du vivant. Ici, cela prend la forme d’un « pistage d’animaux imaginaires ». Un projet collaboratif à plusieurs mains qui fait, depuis fin 2021, son petit bonhomme de chemin, de Madrid à Tétouan.


Mais c’est quoi, Faune ?

Disposée dans les rues adjacentes au Marché OFF, la série d’affiches de Faune est une invitation à l’ailleurs et à la curiosité. Une façon de prendre conscience de son environnement, de la nature, tout en découvrant celui de Faune. « La Faune qui nous regarde. Autant que nous la regardons », lit-on du projet.

En effet, de ces paysages – des photos en noir et blanc issues du patrimoine de 1930 à aujourd’hui – émergent des ombres un peu informes auxquelles des yeux blancs viennent donner vie. Des petites créatures curieuses « qui nous regardent en silence », écrivent les artistes. Des cohabitants de notre territoire, « qui nichent dans les espaces interstitiels de nos villes ».



Et l’idée qui se cache en suspens, derrière Faune, c’est aussi mettre de la poésie dans l’usage de nos smartphones. Pour animer cette faune urbaine, il suffit de télécharger l’application (gratuite) qui lui est dédiée, puis de braquer son objectif vers l’affiche qui nous fait face, et se poser en spectateur l’espace d’un instant. Loin de toute nouvelle notif, feed d’un réseau social X ou Y, ou de QR codes à flasher, Faune propose une pause poétique et fantasmagorique. Une respiration dans la ville et cela fait du bien.


Faune vous a plu ? Filez découvrir l’autre projet de la compagnie Adrien M. et Claire B. : Acqua Alta (2019), une installation interactive autour de l’eau, visible dans l’espace Arte du Marché OFF jusqu’au 24 décembre. Une histoire qui vise à réveiller les enfants qui sont en nous.


Faune au Marché OFF

À découvrir jusqu’au 24 décembre à la Petite France
En savoir +
L’application gratuite de Faune


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