Alors que la canicule étouffe Strasbourg, il est temps pour nos élu(e)s strasbourgeois(es) de rentrer dans le vif du sujet ce 22 juin. Premier conseil municipal de plein exercice pour Catherine Trautmann et sa majorité, il a permis de discuter budget, mais surtout stationnement, petite enfance et plusieurs sujets qui ont fait débat ces dernières semaines. Y a-t-il eu des coups de chaud ? Nos élu(e)s avaient-ils/elles emmené la crème solaire ? Le conseil municipal finira-t-il à temps pour le match de l’équipe de France ? Les réponses dans le récap’.
Trautmann 3, les débuts officiels. Après quelques conseils d’échauffement, il est temps pour la municipalité de prendre les rênes de l’arène politique strasbourgeoise. Pour ce faire, Catherine Trautmann a préparé un ordre du jour dense : 64 points dont 21 retenus.
Dans un second temps, 7 points additionnels garnissent le menu, dont 1 résolution, 5 motions, un voeu sur le sujet de la place d’Islande et une question d’actualité sur la débâcle préfectorale du week-end, interdisant puis autorisant l’alcool en terrasse.
Après des hommages à Marc Bloch, professeur à Strasbourg, historien majeur du 20e siècle et figure de la Résistance qui entre au Panthéon ce mardi 23 juin, puis une minute de silence pour Lyhanna et Noahm, le conseil est prêt à démarrer.
Ça va parler stationnement, maison de santé, Ring Vélo, précarité et enfance, pour des élu(e)s qui avaient visiblement envie de faire une double fenêtre avec le match de l’équipe de France, qui débutait à 23h.
Le sujet chô : première réforme du stationnement sous Catherine Trautmann
C’est le sujet de ce conseil : la première réforme du stationnement de la mandature Trautmann. On vous l’a déjà expliqué il y a quelques jours, elle consiste en une baisse significative du stationnement résident, celui-ci passant de 15, 30 et 40 € à 5, 10 et 15 € pour les Strasbourgeois(es). Landdry Augier de Lajallet, qui présente le point dans le même discours qu’il a tenu devant la presse, se félicite d’une mesure « importante parce qu’elle va améliorer concrètement la vie de milliers de Strasbourgeois ».
Votre mesure est une mesure de justice libérale plutôt que de justice sociale.
Pour l’opposition néanmoins, le compte n’y est pas trop. Benjamin Kuntz (LFI) regrette sur la forme que « le premier acte pour les mobilités [de la mandature] soit un choix pour les voitures », tandis que sur le fond, l’élu critique l’absence d’un tarif à 0€ pour les plus précaires. Syamak Agha Babaei a également des reproches : « Vous conservez l’essentiel d’une réforme dont les études montrent l’efficacité, mais vous choisissez d’affaiblir un de ses leviers principaux. » Enfin, Floriane Varieras s’interroge sur le coût global de la réforme, mais également sur la possibilité de futures extensions du périmètre du stationnement payant.
Côté opposition de droite, Mohamed Siaaliti (LR) salue la mesure, mais dénonce l’absence de l’attractivité économique dans cette réforme. Jean-Philippe Maurer se demande lui aussi si le stationnement payant pourrait être élargi dans les années à venir.
Il n’y a pas de secrets, juste un programme.
Pour la défense de la majorité, Pierre Jakubowicz profite de sa prise de parole pour critiquer la réforme du mandat précédent et se félicite d’un « retour du bon sens ». Thierry Sother égrène quant à lui les futures mesures que l’exécutif mettra en place, comme la gratuité des 30 premières minutes de stationnement, l’extension des places violettes, la gratuité des transports pour les + 65 ans, ou encore le développement des parkings-relais.
Landdry Augier de Lajallet réfute les critiques et maintient l’objectif de « justice sociale » en se félicitant de la rapidité à laquelle la réforme a été menée : « Il y a urgence sociale donc on passe cette mesure, et on déploiera un tas de mesures volontaristes en septembre. » Pour conclure, Catherine Trautmann affirme que cette décision est « un choix politique de ne pas demander à des Strasbourgeois modestes un coût quotidien qu’ils ne sont pas prêts à subir ». À Mohamed Sialiti, qui demandait des garanties sur les 30 minutes de gratuité alors qu’elle était en train de finir son intervention, l’édile a sèchement répondu : « Nous ne sommes pas dans un dialogue, j’ai conclu. »
La réforme est adoptée à 55 voix pour et 10 voix contre, probablement de la part des groupes LFI et Écologistes/Communistes. Mais difficile de le savoir, le nouveau système de vote rendant difficilement possible de voir les noms des élu(e)s votant contre.
Ce qui change à Strasbourg et pour les Strasbourgeois(es)
Fin des subventions à l’école Steiner
Le 5 juin dernier, la Ville mettait fin aux subventions de l’école Michaël et du jardin d’enfants Les Bons Amis, établissements relevant du mouvement Steiner-Waldorf. Le sujet est revenu dans l’arène municipale à travers une interpellation de Jeanne Barseghian puis Jean-Philippe Maurer (LR). Les débats se projettent davantage sur la partie du jardin d’enfants Les Bons Amis, qui risque de perdre l’agrément nécessaire à son fonctionnement, car le retrait de la Ville équivaut au retrait de la CAF.
Jeanne Barseghian veut savoir ce qui a motivé une telle décision, alors que la subvention avait été votée en décembre 2025, ainsi que les solutions apportées aux familles alors que la rentrée est dans deux mois. De son côté, Jean-Philippe Maurer critique une « décision [qui] paraît très surprenante ».
Pour l’exécutif, Céline Geissmann raille une convergence entre la droite et la gauche. Elle rappelle que cette décision a été prise vis-à-vis du rapport de l’Éducation nationale concernant l’école Steiner, mettant en demeure l’école Michaël, pour cause des manquements graves en matière de respect du droit à l’éducation, ainsi que des situations d’apprentissage observées ne permettant pas l’acquisition progressive des connaissances et compétences du socle commun. Elle met en avant « un principe de précaution et de responsabilité », puisque le jardin d’enfants est dans une continuité pédagogique avec l’école Michaël.
Jeanne Barseghian remet le couvert concernant le jardin d’enfants, assurant n’avoir pas reçu de réponses sur le sujet, qui réside dans la continuité pédagogique entre les deux établissements pour la municipalité, et demande ainsi les vraies raisons de cette suspension de subvention. Elle n’aura pas de réponses, Catherine Trautmann clôturant les débats en reprenant peu ou prou les arguments de sa 2e adjointe. Les subventions globales sont finalement votées à l’unanimité.
La gratuité des places vacantes en accueil de loisirs durant les vacances pour les enfants en grande précarité
Comme présenté à la presse le 19 juin dernier, la municipalité veut étendre la gratuité des places d’accueil de loisirs vacantes pendant les petites et grandes vacances, pour les 3-11 ans des familles en situation de grande précarité. Une mesure relativement consensuelle, saluée par les groupes politiques d’opposition.
Germain Mignot (Communistes) le reconnait, regrettant uniquement que les échelons 0 (les personnes en grande précarité) dépendent uniquement de places vacantes et non pas de politiques plus globales ; il se félicite également de la politique menée dans l’ancien mandat sur le sujet. Halima Meneceur (LFI) considère la mesure insuffisante même si elle va dans le bon sens. Elle explique que le barème actuel exclut les familles les plus fragiles et demande donc d’inclure plus de monde, dont les allocataires du RSA pour « une nécessité sanitaire et sociale » et défend un « droit effectif aux vacances pour chaque enfant ».
En réponse, Céline Geissmann se demande pourquoi la mesure n’a jamais été mise en place si la primauté en revient à l’ancien exécutif et affirme que cette mesure est un point de départ à une politique plus globale. Désormais, à partir du 6 juillet, la dizaine de places vacantes pourront être remplies par les enfants de familles en grande précarité.
Strasbourg s’engage pour la défense des personnes LGBTQIA+
Trois motions différentes, un texte commun : c’est rare mais le conseil municipal sait parfois parler d’une même voix. Le sujet ? La défense des personnes LGBTQIA+, un hommage à Noahm pour le groupe Écologiste/Communiste, « une demande d’égalité, de dignité et de la protection des personnes LGBTQIA+ » pour la municipalité et une ville qui honore la mémoire des victimes de LGBTQI-phobies pour LFI. D’un groupe de travail mené par Marie-No Gandzion, adjointe à la lutte contre les discriminations, a donc abouti un texte commun.
Florian Kobryn se réjouit que sa demande à la Ville de Strasbourg de s’engager à la création d’un monument commémoratif dédié aux victimes de LGBTQI-phobies figure dans la motion commune, et rappelle l’importance de politiser l’identité des personnes victimes de violences et le rôle du système dans ces violences. De son côté, Anne Reymann (LR) regrette « l’intégration d’une connotation politique dans ce texte » mais annonce que le groupe votera pour.
Dans cette belle unanimité, Paul Meyer a lui une vision plus nuancée, ne pouvant s’empêcher de critiquer durement sans les nommer ses adversaires de LFI. Pierre Jakubowicz suit son collègue sur une motion qui lui pose un cas de conscience, en accusant Florian Kobryn de pratiquer « la discrimination et l’exclusion ». Comme Paul Meyer, il critique la venue de Médine au Phare Citadelle.
Strasbourg : après la polémique avec Médine, le meeting-concert de LFI déménage
Enfin, Rebecca Breitman regrette que LFI, qui participe aux groupes de travail, « salisse le travail collectif et transpartisan ». En réponse, Florian Kobryn s’étonne que « cette motion soit devenue le procès de la France insoumise ».
Catherine Trautmann conclut en rappelant qu’il est important d’entendre la diversité d’opinions du conseil et montre sa satisfaction du texte commun. Finalement, la motion est adoptée à l’unanimité. Un beau signal.
La 2e mi-temps : les sujets d’actualité font débat
L’avenir du Ring Vélo en question
Depuis quelques semaines, l’avenir du Ring Vélo est en question, et fait débat à Strasbourg. La raison ? Le 11 juin dernier, la Ville expliquait dans un post Facebook que des échanges seront mis en place avec les habitant(e)s « afin d’échanger sur les difficultés au quotidien ». Depuis, des élu(e)s et ancien(ne)s élu(e)s se disputent sur qui a la paternité/maternité du sujet, et les Écologistes s’inquiètent que leur projet cyclable phare passe à la trappe, comme ont pu l’être d’autres projets.
Avant tout débat, Catherine Trautmann rappelle que les conséquences engagées par la résolution sont de compétence métropolitaine. Donc elle ne sera pas votée en tant que telle. Prenant la parole, Jeanne Barseghian souhaite que les travaux engagés du Ring arrivent à bon port, notamment sur le quai Turckheim et sur la rue des Glacières. Elle réfute l’argumentaire de Catherine Trautmann, estimant que les compétences sont imbriquées, prenant pour preuve que ce sont les adjoint(e)s de quartier de la maire qui ont mené les concertations.
Ce n’est pas pour ou contre le Ring, mais de savoir corriger un projet lorsqu’il rencontre la réalité du terrain.
C’est Landdry Augier de Lajallet qui prend la parole. L’adjoint estime l’aménagement utile mais « il doit être évalué, corrigé et amélioré lorsque l’expérience du terrain révèle des difficultés ». Il évoque le tracé place Saint-Guillaume, très peu pratique et dangereux, avec plusieurs pistes à l’étude. Il met aussi en cause les tronçons rue des Orphelins, place d’Austerlitz et quelques carrefours. Il assume préférer « réaffirmer une méthode qui part des usages réels, à rechercher l’équilibre des différents modes de déplacement ». Jeanne Barseghian dénonce « une réponse qui ne répond pas aux questions de sa résolution ».
Par la suite, Nicolas Matt ne souhaite pas entamer de nouveaux tronçons sans avoir rendu fonctionnels des tronçons existants, tandis que Benjamin Kuntz loue un projet utile, mais critique qu’il ne soit qu’un « habillage de la voirie existante », avec notamment la place des voitures, particulièrement pendant le marché de Noël. Enfin, Catherine Trautmann évoque une étude et des mesures correctives qui sont en cours pour la suite du projet. Circulez, il n’y a rien à voir, pour l’instant.
Quelle suite pour le projet de la Maison de santé Gare-Laiterie ?
Voté en décembre dernier, le projet d’une Maison de santé dans le quartier Gare-Laiterie est revenu dans l’actualité, avec des craintes qu’il ne se fasse plus. Ce projet de 841 m2, regroupant de nombreux/ses professionnel(le)s de santé dans un quartier bientôt considéré comme un désert médical, était attendu depuis longtemps. Surtout dans un quartier avec une mortalité avant 75 ans supérieure à 53% par rapport à la moyenne strasbourgeoise.
Sauf qu’après plusieurs articles de presse, les rumeurs comme quoi le projet serait remis en question ont commencé à fleurir. C’est Jeanne Barseghian qui remet le sujet dans l’arène publique ce 22 juin ; elle rappelle les besoins en service de santé du quartier, et espère qu’il n’y ait pas « un sentiment de revanche politique sur ce projet », un argument repris par Florian Kobryn. L’ancienne maire attend un calendrier précis de la mise en service du bâtiment.
Elle ne l’aura pas, la réponse de l’adjointe à la santé Christelle Sturtz Froehlicher étant quelque peu floue. L’adjointe affirme la Maison de santé n’est pas abandonnée, mais reste évasive sur le calendrier, disant seulement que l’équipement ne doit pas qu’être un lieu de soin, et doit s’inscrire dans un projet de quartier plus global. Pascale Jurdant-Pfeiffer (LR) dénonce une réponse « pas très précise » ; l’élue demande ensuite à renforcer les maisons de santé, alors que les perspectives sont floues et que le quartier en a besoin.
Sur un sujet comme ça, on ne peut pas parler d’attitude revancharde.
Une drôle d’alliance entre Verts et LR, qui fait dire à Jeanne Barseghian que « les maisons urbaines de santé ne doivent pas être un objet politicien ». L’ancienne maire évoque « l’inquiétude devant le flou qui apparaît » et affirme que si le projet devait être remis à plat, il y a un risque que le quartier Gare-Laiterie devienne un désert médical.
Des inquiétudes balayées par Catherine Trautmann : « On se demande comment tout peut prendre forme ; on a toute légitimité à le faire. » La maire insiste sur le fait qu’ils ne reviendront pas sur le projet, mais qu’ils se trouvent dans « une démarche tranquille de vérification de comment le quartier va fonctionner avec cette maison de santé ». Elle termine en renvoyant à l’automne, où l’on devrait être fixé sur l’évolution du projet.
Le projet de résidence étudiante de 500 places sur la place d'Islande lancé
Sur la parcelle de 4 000 m2 située sur la place d’Islande, le Crous prévoit depuis plusieurs années le projet d’une résidence étudiante pouvant accueillir 500 personnes. Un projet contesté par un collectif d’habitant(e)s, mais également de nombreux membres de l’opposition d’alors, dont Catherine Trautmann et Pierre Jakubowicz. Mais le 17 juin dernier, le Crous a annoncé l’octroi d’un prêt de quasi 21 millions d’euros de la part de la Banque des Territoires afin de construire la résidence.
Pour Nicolas Matt (centriste appartenant au groupe LR), la dissonance entre la Catherine Trautmann candidate et la Catherine Trautmann maire est trop grande : « Aujourd’hui que vous êtes à la tête de notre collectivité, vous semblez revenir sur cette position d’opposante. S’agissait-il simplement d’une promesse de campagne sans lendemain ? » L’élu d’opposition s’inquiète en outre également de la densification supplémentaire que va connaître le lieu, avec la construction future de plusieurs étages de logements au-dessus de la pharmacie Vauban.
Ce projet, que je ne souhaitais pas à cet endroit, s’impose. Mais je ne l’adoube pas, je trouve qu’il est trop grand et qu’il prend une grande partie de l’espace.
Pour Catherine Trautmann, ces interventions n’ont pas lieu d’être. C’est pour cela que la maire propose alors un voeu, envoyé au préfet, afin que celui-ci prenne en compte les attentes des habitant(e)s : un aménagement d’un square public, largement végétalisé sur la partie non construite, pourvoir traverser la place à pied, s’assurer que le projet ne vienne pas aggraver les problèmes de stationnement, et assurer la sécurité et la tranquillité publique.
Un voeu critiqué par Floriane Varieras et Florian Kobryn, notamment parce qu’il fait le lien entre les étudiant(e)s et les besoins de sécurité et de tranquillité publique. Dans son intervention finale, Catherine Trautmann remet les points sur les i : si elle n’a plus les moyens de le stopper, elle persiste à vouloir trouver des solutions pour que les habitant(e)s l’acceptent. Reste à voir ce qu’il en sera, maintenant que le projet est lancé.
Le CM en bref
Sur ce long conseil municipal, quelques points supplémentaires ont animé le conseil. Dans le détail :
- Le déontologue de la Ville est reconduit pour tout le mandat : un an après son élection à la suite d’un gros imbroglio, Étienne Muller est reconduit comme déontologue de la Ville de Strasbourg à l’unanimité. Une bonne nouvelle pour la transparence des élu(e)s strasbourgeois(es).
- 30 000 demandes de logements sociaux en attente. Une communication des observations définitives de la Chambre régionale a permis de se rendre compte de la crise du logement, particulièrement sociale, est importante avec 30 182 demandes actives au 1er janvier 2025 dans l’Eurométropole, dont les 2/3 à Strasbourg.
- Une suspension de séance a rythmé les débats. Une interpellation d’Halima Meneceur (LFI) sur la lutte contre l’islamophobie a très peu plu à Catherine Trautmann, reprochant à l’élue d’opposition de l’insulter. Paul Meyer demande une suspension de séance et les débats se sont enlisés avant une seconde suspension. Dans la soirée, LFI a publié un communiqué, dénonçant « l’autoritarisme et [la] verticalité » de la maire, « ne permettant pas l’expression des opinions contradictoires ». À revoir ici.
- Compte financier unique, le retour du budget. À croire qu’on ne peut jamais réellement y échapper ; alors que le premier budget de l’ère Trautmann 3 sera évoqué dans quelques mois, les discussions sur le sujet sont revenues au travers du compte financier unique, soit le dernier témoignage du mandat écologiste. Les mêmes arguments de tous les côtés, mais les majorités ont changé. Mathieu Cahn souhaitait d’ailleurs sortir des caricatures et des postures sur le budget. À croire que le premier adjoint n’a pas dû suivre beaucoup de conseils municipaux dans le dernier mandat. Petite anecdote insolite : celle qui a voté contre n’a pas reçu le changement de consigne de son groupe LR en cours de point. L’imbroglio résolu, le point est voté à 35 voix pour et 27 abstentions.
- La cacophonie préfectorale du week-end revient à la fin des débats, avec une question d’actualité de Jean-Philippe Vetter. Très critique envers la décision d’interdire l’alcool en terrasse puis sa remise en place, l’élu LR s’est posé en défenseur des commerçant(e)s et il se pose la question de la concertation entre l’État et la Ville ce week-end. Mathieu Cahn ne se mouillera pas dans sa réponse, mais rappelle qu’ils n’ont pas été consultés sur la pertinence de la mesure. Il invite enfin Jean-Philippe Vetter à proposer ses idées au préfet.
Il est 00h06 quand le premier vrai conseil d’exercice de la mandature Trautmann 3 se termine, après plus de 9h de débats. Un conseil technique avec beaucoup de subventions, dont les points les plus intéressants ont été les débats de deuxième partie. Il faudra sans doute attendre l’audit financier et le premier budget de la municipalité pour avoir des projets plus importants pour Strasbourg. Au vu de la durée des débats, le fait de remettre les conseils l’après-midi pose également question, tout comme le nouveau système de vote, qui empêche de voir clairement le nom des élu(e)s votant pour ou contre. En attendant, on se retrouve pour le 2e épisode de cette nouvelle série, le 28 septembre, avec un nouveau règlement intérieur. Suspense.



