Qui aurait cru qu’un petit pot coiffé d’un tissu à pois ferait chavirer le Pays du Soleil Levant ? Depuis son atelier à Niedermorschwihr, à 1h de Strasbourg, l’Alsacienne Christine Ferber régale les papilles avec ses confitures maison. Si ses douceurs sont également disponibles dans certains palaces parisiens, c’est au Japon qu’elles déclenchent une véritable folie : là-bas, la « fée des confitures » est accueillie comme une rockstar !
Si vous avez déjà mis les pieds à Niedermorschwihr, petit village niché dans le vignoble alsacien, peut-être avez-vous croisé une file d’attente devant une discrète boulangerie-pâtisserie. C’est là, entre les collines verdoyantes et les géraniums aux balcons, que Christine Ferber prépare des douceurs qui s’arrachent jusqu’à l’autre bout du monde.
Si ses pâtisseries sont délectables, c’est surtout pour ses confitures que la douce Christine est reconnue à l’internationale ! Elles sont vendues dans plus de 20 pays, notamment en Allemagne, en Corée du Sud, aux États-Unis, en Suisse…
À Paris, ses produits sont prisés dans les grands palaces comme le Meurice, le Bristol ou le Four Seasons George V. Mais c’est au Japon que l’engouement atteint des sommets. Là-bas, Christine Ferber est bien plus qu’une artisane : elle est une icône.
Des quetsches aux cerisiers, une success story nippone
Depuis des années, cette artisane-pâtissière alsacienne fait fondre les palais nippons avec ses confitures haut de gamme et ses bonbons chocolatés fruités. Au Japon, son nom est un véritable label de qualité et de raffinement à la française. Ses créations sont vendues dans les plus grands magasins de Tokyo, comme Isetan Shinjuku (sorte de Galeries Lafayette japonaises), et ses apparitions au Salon du Chocolat de Tokyo sont très attendues.
En février 2025, ses nouvelles créations au miel d’acacia et aux fruits exotiques ont été accueillies avec une ferveur presque religieuse. Les Japonais(es) l’appellent affectueusement « la fée des confitures », et se pressent pour acheter ses pots surmontés à chaque fois d’un petit chapeau à pois et habillés d’un nœud en tissu.
Chaque confiture raconte une histoire de terroir, de saison et de patience : fraise-Mara des bois au pinot noir, mirabelle à la vanille, abricot-lavande… Un artisanat de haute voltige qui touche en plein cœur une culture japonaise très sensible à l’esthétique, à la rigueur du geste, et à la saisonnalité.
Les apprentis japonais(es) sont d’ailleurs prêt(e)s à traverser le globe pour rejoindre son petit village et découvrir ses secrets de fabrication, que Christine partage avec générosité. Elle confie : « Beaucoup de Japonaises ont travaillé dans ma maison. Entre autre, une jeune fille, Masoko, de Sapporo. Dans sa région, elle retrouve les mêmes produits que ceux utilisés ici, elle a pu créer une entreprise de confitures, et un petit salon de thé. C’est formidable ! »
Des liens profonds avec le Japon
Christine Ferber ne se contente pas d’exporter ses produits, elle tisse aussi des liens forts avec le Japon. En plus d’avoir formé plusieurs chef(fe)s japonais(es) dans son atelier alsacien, elle participe aussi à des conférences culinaires à Tokyo, et a même reçu en 2022 le Certificat d’honneur du ministre des Affaires étrangères japonais pour son rôle dans le renforcement des liens culturels entre les deux pays.
Et si les Japonais(es) lui vouent une tendresse particulière, la réciproque n’en est pas moins vraie : « S’il y a un coin dans le monde autre que l’Alsace où je me sente à l’aise, c’est bien là-bas… »
Une telle reconnaissance n’est pas anodine : elle raconte quelque chose de l’excellence artisanale alsacienne, de ce lien subtil entre goût, générosité et transmission. Et pendant que ses confitures trônent dans les vitrines de Tokyo, c’est toute une région, son accent et ses vergers qui voyagent avec elles.
Christine Ferber ne cherche pas la lumière, mais celle-ci semble la suivre naturellement, jusqu’à l’autre bout du monde. L’histoire raconte même que Brad Pitt serait venu acheter 400 pots de confiture ! Une anecdote devenue culte, comme l’explique cette vidéo :
Où acheter les confitures de Christine à Strasbourg ?
Si vous n’avez pas l’occasion de filer à Tokyo ou à Niedermorschwihr, plusieurs points de vente strasbourgeois proposent, ponctuellement et selon arrivages, les confitures de la fée alsacienne :
- Maison Lorho, 3 rue des Orfèvres
- Le Théier collection, 17 rue des Serruriers
- La Nouvelle Douane, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons
- VINUM, 62 avenue des Vosges
Attention, les stocks sont souvent limités, surtout en période de fêtes !




A 11 € le pot …c est du vol..