Prenons un aller simple pour partir à la découverte des richesses de l’Alsace du sud. On trace notre route en direction de Saint-Louis et de la région des Trois Pays pour deux jours de plaisirs pour les yeux et les papilles. Artisanat et savoir-faire local, restaurant et hôtel de haut vol, brasserie et festival des terroirs, on a plein de belles choses à vous montrer !
On embarque dans notre petit bolide pour se rendre dans la région des Trois Pays, ce territoire situé à 1h30 de Strasbourg dont la ville mère est Saint-Louis.
Après notre escapade entre la France, la Suisse et l’Allemagne, dont on vous parlait dans un précédent article, on va causer bons petits plats et savoir-faire, sans oublier de vous partager nos meilleures adresses.
Agrogast, un festival des terroirs aux 30 000 visiteurs/ses !
Notre sortie découverte commence à la ferme du Lindenhof, une immense exploitation agricole située dans le village de Hagenthal-le-Haut.
C’est sur ce site de plus de 3 000 m², inauguré en 2002, qu’Angélique, Pierre, Pierrette, Jonathan et Charles élèvent plus de 200 vaches laitières, et la famille produit également des céréales qui servent à nourrir leurs propres bêtes.
La ferme propose également des visites guidées pour celles et ceux qui aimeraient découvrir le métier d’éleveur/se et d’agriculteur/rice. Mais si la ferme du Lindenhof est connue et reconnue, c’est pour le salon Agrogast, un grand rendez-vous qui met en lumière les métiers de l’agriculture et de l’artisanat que la famille organise sur son exploitation depuis 15 ans déjà.
Agrogast, c’est un immense salon des terroirs, une véritable fête comme on sait le faire en Alsace qui regroupe plus de 140 exposant(e)s venu(e)s de la région, mais aussi de toute la France.
Artisanat d’art, métiers de la restauration, dégustations de bières, de vins et de produits locaux, gastronomie, marché paysan, chaque exposant(e) y défend un savoir-faire précis qu’il ou elle met en lumière pendant 4 jours.
C’est l’occasion rêvée de créer une rencontre entre les pros et les particuliers, mais aussi de parler métier et peut-être de créer des vocations.
On y parlera des métiers de boucher, de charcutier/ère, d’affineur/se, on découvrira des métiers liés à la rénovation et à la construction, au monde du vin, de la confiserie et du bien-être… Si vous cherchez votre voie, c’est le lieu idéal.
Et puisque le salon est une grande fête, des spectacles et des concerts seront organisés, des food-trucks proposeront leurs meilleures spécialités, et des animations ainsi que des jeux pour les enfants seront mis en place.
Cette année, le salon aura lieu du 21 au 24 août. Bien sûr, toutes les infos sont à retrouver sur le site du festival des terroirs Agrogast.
L’apiculture, une autre forme d’agriculture avec la Miellerie des Moulins
De la ferme du Lindenhof, nous prenons la route pour nous rendre à quelques kilomètres de là, à Uffheim. C’est dans ce petit village alsacien que l’on fait la connaissance de Franck et Sonia, en couple dans la vie.
Depuis plus de 25 ans, le duo élève des millions d’abeilles dans plus de 200 ruches réparties aux abords de la plaine du Rhin, au plus près des plantes et fleurs mellifères.
Sonia et Franck pratiquent une apiculture raisonnée, connectée à la nature et aux abeilles avec lesquelles la relation est plus qu’amicale. C’est elles qui fournissent le précieux nectar, récolté à la main et de manière artisanale, qui est vendu dans leur boutique à Uffheim, sur Internet ou sur certains marchés, comme celui de Mulhouse.
Miel de fleurs, miel d’acacias ou de tilleuls, il est vendu en pot ou sert à la production de produits d’une intense gourmandise comme les pains d’épices ou « laekerle », les cakes, les nougats ou les florentins et même de l’hydromel. Évidemment, tout est fabriqué maison pour un maximum de plaisir et en tout, il y a plus d’une cinquantaine de références.
On vous l’avoue sans détour, on a redécouvert l’incroyable palette aromatique qu’un vrai miel, pur, artisanal et local pouvait développer. Franck et Sonia, seul(e)s face aux géants de l’agroalimentaire, produisent eux-mêmes des produits d’une rare qualité, et en plus les pots sont vendus à des prix plus qu’abordables : comptez 9€ l’unité en moyenne.
Si vous passez à la boutique d’Uffheim, où se trouve leur atelier de production, ou sur les marchés de Sierentz, Saint-Louis ou Mulhouse, on vous conseille d’aller les goûter !
De notre côté, on a été bluffés par le savoir-faire de Franck qui nous partageait les secrets de son métier. De l’élevage des abeilles et de leurs reines, jusqu’au produit final, il suit toutes les étapes avec un œil attentif et maîtrise parfaitement ses gestes pour produire un produit exceptionnel. On ne peut qu’être admiratif lorsqu’on l’écoute et qu’on le voit manipuler les ruches sans protection et en toute confiance, chapeau !
Maison Jenny, un grand nom de l’hôtellerie
Notre session de tourisme du jour continue en beauté avec la découverte de Maison Jenny, une grande maison hôtelière située dans le village d’Hagenthal-le-Bas.
Imaginé en 1930 et rénové en 2017, l’hôtel familial est très connu dans la région, pour ses services et sa quiétude, pour sa piscine et son spa, et pour ses espaces extérieurs, mais aussi pour son restaurant !
En arrivant, on découvre un lieu à taille humaine, calme et serein, et l’accueil nous fait vite comprendre que l’on ne sera pas juste des numéros de chambre. On sent que la qualité de l’accueil est primordiale et ça change tout.
Après avoir jeté un œil à la chambre, lumineuse, confortable et disposant d’un joli balcon avec vue, on était obligés de passer par le spa. Piscine, sauna, hammam, espace détente, douche norvégienne, tout est là et on est loin d’un des spas minuscules proposés par certains hôtels.
La piscine est de taille, le hammam aussi, et on dispose d’un accès direct sur les jardins. C’est là que la dernière surprise apparaît : un jacuzzi extérieur, s’il vous plaît !
On l’avoue, à partir de là, on nous a perdus pendant deux bonnes heures.
Après une pause pas du tout méritée, c’est le moment de découvrir le restaurant de l’hôtel : une table qui dispose d’une certaine aura dans la région.
Dans un intérieur sobre et lumineux, ou sur la terrasse où nous prenons place, on profite d’une cuisine de produits, originale et maîtrisée, avec juste ce qu’il faut d’originalité.
Le midi, un menu complet à 25€ (entrée + plat + dessert) est en place et il a été testé et approuvé, mais on vous conseille de venir le soir.
C’est lorsque la nuit commence à tomber que l’on profite davantage du lieu, en prenant le temps de déguster chaque assiette et de trinquer avec un verre de vin. Autour d’une côte de bœuf ou d’un faux-filet maturé, d’une côte de cochon panée à la sauce aux tomates cerises confites et ‘nduja, on ne peut que saliver.
Le carré de veau et sa déclinaison d’artichauts et sa sauce morilles, ou le pavé de lieu jaune et sa sauce chimichurri, complètent parfaitement le tableau d’une soirée réussie.
Le bilan ? On s’est simplement régalés. À noter que le service était d’une rare qualité, on vous recommande cette table chaleureusement ! Après ça, direction la chambre pour une belle nuit au frais avant un réveil de rêve en compagnie d’un petit-déjeuner de très belle qualité.
Cave de Huningue : des vins et de la bière à la frontière
En cette nouvelle matinée d’été, on prend la direction d’un autre spot bien connu de la région : la passerelle des Trois Pays.
Sur cet immense pont, accessible uniquement à pied ou à vélo, on relie la ville de Huningue, en France, à celle de Weil-am-Rhein en Allemagne. Mais la particularité de cet édifice inauguré en 2006, c’est que de son pont, on aperçoit également la Suisse située à seulement quelques dizaines de mètres de là.
Voilà pour le volet tourisme ! Place à tout autre chose.
C’est du côté français, aux pieds de cet édifice, que l’on passe la porte d’un temple du vin au nom on ne peut plus clair : La Cave de Huningue.
Depuis 2025, ce nouvel écrin du vin de 120 m2 a ouvert au bord de l’eau. C’est là que près de 1500 références de vins, de bières et de spiritueux sont proposées à la vente. En fait, cette immense bibliothèque des vins fonctionne en collaboration avec un bar bien connu des habitant(e)s de la région qui est situé juste en face de la cave : La Huniguoise.
Cette nouvelle cave est désormais le repaire des amateurs/rices de vins en provenance de France et de ses régions, mais la palette est bien plus large.
Vins allemands, suisses et même marocains, cépages méconnus ou oubliés, petites cuvées familiales ou vins d’été, le choix est aussi impressionnant que la fourchette des prix est large.
Vins de garde à prix retenu ou vins de barbecue, cuvées de prestige qui impressionnent ou quilles nature de Bourgogne, c’est juste un bonheur de naviguer entre les rayons pour faire son choix. Lors de notre passage, Pierre, gérant du lieu et sommelier, nous a parfaitement aiguillés dans notre quête du vin parfait qui nous accompagnera pour une soirée d’été.
D’ailleurs, des dégustations sont proposées sur place et la cave joue le rôle de coffre-fort pour le bar La Huninguoise situé juste en face, il est à destination de celles et ceux qui voudraient boire un verre au bord de l’eau.
Une vingtaine de vins au verre y sont proposés, des dîners et des dégustations sont organisés fréquemment, et le bar vit chaque soir au rythme des gens qui trinquent. C’est un lieu central de la ville.
Et puisque l’on parle de boire et manger, on n’a pas fini de vous faire saliver avec ce qui va suivre.
Le Gaulois, une table d’exception à découvrir
Direction Bartenheim pour découvrir La Table de Jérôme Paquin, aussi appelée Le Gaulois. Dans une ambiance boisée, entre rusticité et modernité, on s’attable dans un restaurant gastronomique qui sait donner de la voix.
Jérôme Paquin, c’est un autodidacte qui a su s’imposer par sa passion et son savoir-faire depuis des années, en passant de plongeur à chef cuisinier ! Héritier de la maison familiale non sans mérite, il a voulu reprendre le flambeau allumé par ses parents avant lui, tout en modernisant l’esprit du lieu, et la carte, aussi.
On est là sur une cuisine subtile mais pas complexe, créative mais pas extravagante, et même si nous sommes dans un restaurant gastronomique, elle se veut gourmande et rassurante.
Lors de notre passage, on a eu la chance de goûter au menu du midi à un prix qui défie toute concurrence : 28€ !
Veau en tartare et condiment estragon ; filet de volaille en basse température, artichaut, ail noir et jus végétal, et pour finir : une douceur sucrée mêlant la fraise, la roquette et le sablé breton, à ce prix c’est juste bluffant !
En plus de l’entrée, du plat et du dessert, on profite d’un amuse-bouche de haut vol et d’un chariot de mignardises sucrées.
Mais si le chef Paquin est connu, c’est aussi pour ses associations osées et pour ses menus un peu spéciaux. On peut par exemple se lancer dans un menu « carte blanche » en deux ou trois services, dans un menu découverte, dans un menu tout végétal, ou dans un dernier, plus poussé encore, au prix de 78€.
On y découvrira peut-être un tataki de bœuf associé à la pastèque et aux algues, des coquillettes au jambon façon gastronomique, de la truite rose mariée à la carotte et aux oranges, un ris de veau aux morilles, une langoustine particulièrement chouchoutée et pour finir : un dessert qui associe le champignon, la myrtille et la noisette !
À noter que, depuis seulement quelques semaines, le restaurant se divise en deux. On retrouve d’un côté La Table de Jérôme Paquin que l’on vient de vous décrire, et Le Bistrot du Chef, avec une carte davantage portée sur la convivialité et le partage. Bien sûr, vous retrouverez toutes les informations sur le site du restaurant juste ici.
Pour finir notre trip sur une touche de mousse, cap sur Saint-Louis pour s’inviter dans une brasserie !
Une petite bière ? À la découverte de la Brasserie de Saint-Louis
La Brasserie de Saint-Louis, c’est l’une des plus anciennes entreprises de la ville. Fondée en 1816, elle passe sous le contrôle de la brasserie Fischer de Schiltigheim en 1906, puis prend son nom définitif en 1925. C’est seulement il y a 16 ans, en 2010, qu’une nouvelle équipe prend le relais de la production malgré une démolition du site historique de brassage.
Reprise en grande pompe, la brasserie renaît et se fait une nouvelle place dans le monde brassicole alsacien. Chaque année, 1000 hectolitres sont brassés sur place, juste assez de bière pour alimenter la boutique attenante au site de production, les restaurateurs/rices, les petits et grands magasins du coin, mais aussi un nouveau bar qui vient de voir le jour !
En effet, depuis l’automne 2025, un grand bar à bières avec vue sur les cuves a été inauguré, pour le plus grand bonheur des visiteurs et visiteuses qui peuvent presque s’abreuver en direct de la prod.
On découvre une palette de bières classiques à la pression, de la Pils à la brune en passant par la triple, mais les formats bouteilles nous font découvrir des créations plus originales comme la bière au thé Sencha ou la « leska » à la fraise et au sureau.
Et si la bière coule à flots, des diffusions de matchs et des concerts sont organisés ponctuellement. Là encore, vous trouvez toutes les infos dont vous avez besoin juste ici.
C’est sur cette note houblonnée que nous quittons Saint-Louis. En deux jours, on a eu la chance de rencontrer des passionné(e)s et de vous faire découvrir des lieux que vous n’auriez peut-être pas croisés par hasard.
Soyez curieux/ses, et n’oubliez pas qu’il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour se dépayser. Si vous voulez en savoir plus sur Saint-Louis et sa région, ça se passe ici !
Établissement
Agence d'attractivité touristique Saint-Louis 3 Pays
Quoi ?
Office de TourismeQuand ?
27 Juil. 2026où ?
18 avenue Général-de-Gaulle, 68300 Saint-LouisPlus d'infos ?
Tél : 03 89 70 04 49


