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Municipales 2026 : à Strasbourg, Jeanne Barseghian entre dans la bataille politique

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Le 3 juillet dernier, Jeanne Barseghian a annoncé sa candidature à sa réélection pour les municipales de 2026. Une décision logique, mais qui n’était pas forcément attendue si tôt, et qui donne l’occasion de revenir sur le premier mandat de l’édile, première maire écologiste de Strasbourg.

La campagne des municipales strasbourgeoises vient de prendre un petit coup d’accélérateur. Le 3 juillet dernier, le groupe écologiste à la Ville et à l’Eurométropole organisait un temps au Grand Tigre pour revenir sur les 5 premières années de mandat – on vous en faisait le bilan ci-dessous. De cette réunion est sortie une information importante : Jeanne Barseghian a annoncé sa candidature à sa réélection pour les municipales de mars prochain.

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Une nouvelle pas forcément surprenante, mais que l’on attendait plutôt fin août, lors des Journées d’été des Écologistes, organisées à Strasbourg du 21 au 23 août. Mais peut-être que la canicule qui a frappé Strasbourg la semaine dernière [et qui n’est pas prête de s’arrêter, ndlr] a bouleversé les plans de l’édile, première maire écologiste de Strasbourg, qui se tient donc prête à repartir dans le combat des élections municipales, cinq ans après son élection.

jeanne barseghian jacques witkowski
Jeanne Barseghian avec le préfet Jacques Witkowski, en novembre 2024. © Nicolas Kaspar / Pokaa

Jeanne Barseghian : actions concrètes, grands projets (parfois avortés) et polémiques

Cette annonce est l’occasion de faire un premier bilan de l’exercice du pouvoir de l’édile et de son équipe. Aux manettes depuis juin 2020, la majorité écologiste [en plus du PCF, de Génération.s et de Place Publique, ndlr] a centré son action sur le quotidien et le social : tarification solidaire, « équité territoriale », végétalisation des cours d’école, gratuité des trams pour les moins de 18 ans et 2 nouveaux groupes scolaires.

On peut également mentionner le plan Canopée et ses 5 500 arbres, de nouvelles places, 3 grands parcs ou 500 places d’hébergement d’urgence.

Dans les réalisations de plus grande envergure, la majorité a également repris en main les projets des Deux-Rives et d’Archipel 2, lancés par la précédente mandature, en y accordant bien plus de places aux logements, qu’ils soient sociaux ou non.

Elle a également dépoussiéré certains serpents de mer, comme la gare à 360°, l’Opéra, le Musée alsacien, le tunnel des Halles. Elle a aussi lancé les travaux de La Laiterie, du cinéma Star Saint-Ex, de la librairie Kléber, du tram Ouest, du Ring Vélo ou du secteur des Halles. Enfin, elle a décidé de rendre le stationnement payant au Neudorf et à l’Orangerie.

Néanmoins, le mandat de Jeanne Barseghian a également été marqué par des échecs et des polémiques. On pense forcément au coup de tonnerre politique qu’a été l’avis négatif de la commission d’enquête publique sur le tram Nord, projet emblématique de la mandature.

On peut également mentionner l’onde de choc de la subvention à la mosquée Eyyub Sultan en mars 2021, qui avait eu des répercussions jusqu’au national, dans un contexte où chaque action des mairies écologistes était scrutée de près. Enfin, la rupture politique avec leurs alliés socialistes en 2021 a également marqué les esprits, tout comme les passes d’armes avec la préfète d’alors sur le camp de l’Étoile.

Jeanne Barseghian
© Page Facebook de Jeanne Barseghian / Capture d'écran

Mais ce qui caractérise le plus le mandat écologiste dans ses défauts reste le nombre impressionnant de polémiques (et les gros défauts en communication) qui ont rythmé la vie politique strasbourgeoise : le fiasco de la rue Mélaniel’extinction de la cathédralele pont tournant de la Petite Franceles produits autorisés au marché de Noëlla Foire Saint-Jean, la fermeture (temporaire) des musées un jour de plus, la démission d’Hervé Polesi, et encore d’autres.

Des polémiques à chaque fois utilisées par l’opposition pour tirer à boulet rouge (ou vert) sur la municipalité.

On a vu plus tendre : les réactions politiques à la candidature de Jeanne Barseghian

Forcément, l’annonce de la candidature de Jeanne Barseghian n’allait pas manquer de titiller son opposition strasbourgeoise. Dans l’ordre, on débute avec Renaissance, le parti présidentiel qui n’a pas encore de candidat(e) déclaré(e) pour les municipales. Il critique « un mandat marqué par l’inaction, les divisions et les renoncements ». Dans le même ton quelques minutes plus tard, Pierre Jakubowicz, qui n’a pas encore annoncé sa candidature, dénonce « le lourd passif » de Jeanne Barseghian et annonce tout faire « pour épargner à Strasbourg un second mandat de déclin, de déni et de mépris ».

Une heure plus tard, c’est Jean-Philippe Vetter, candidat déclaré pour 2026, qui annonce gravement que « Strasbourg ne peut pas se permettre six années supplémentaires avec une municipalité qui a divisé les Strasbourgeois et fracturé la ville comme jamais » et « l’absence d’écoute, le manque de démocratie locale et une gestion guidée par l’idéologie ».

Enfin, ancienne candidate en 2020, Chantal Cutajar déclare que « plutôt qu’un énième affrontement électoral ou un jeu d’appareils […], Strasbourg a besoin d’un sursaut démocratique, d’un projet éthique et d’une écologie réconciliée avec le réel ».

Au-delà de son opposition de droite ou du centre, la réaction la plus intéressante a sans doute été celle de LFI, qui compte cette fois-ci jouer un rôle bien plus important qu’en 2020 [où elle avait à peine fait 2,99 %, ndlr]. Là encore sans tête de liste mais avec ses deux co-chef(fe)s de file Lisa Farault et Benjamin Kuntz, la section strasbourgeoise fustige « un bilan dont les faiblesses apparaissent aux yeux de toutes et tous », sans pour autant donner un exemple, et attend de ces municipales « que Strasbourg puisse être réellement ancrée à gauche ». Le message est passé, et l’union, ce n’est sans doute pas pour tout de suite.

Ces questions d’union animeront d’ailleurs les prochains mois, au fur et à mesure que l’échéance municipale se rapprochera. Est-ce que la droite et le centre s’allieront, ou ce dernier choisira-t-il plutôt sa gauche et le PS ? Quelle future liste pour les Écologistes, alors que le PCF a investi Hülliya Turan pour travailler à un « large rassemblement de la gauche et de l’écologie pour une ville populaire, ouverte et plurielle » ? Quelle place pour LFI, qui gagne les élections à Strasbourg depuis 2022 ?

On en saura plus à partir de septembre. En tous les cas, Jeanne Barseghian est candidate, prête à défendre son bilan.

hotel de ville
Un seul objectif. © Nicolas Kaspar / Pokaa

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Commentaires (3)

  1. Dernier mandat pour le climat », affirmait-elle avec assurance. Mais aujourd’hui, le bilan est accablant : une ville financièrement asphyxiée, des projets mal maîtrisés, et une population de plus en plus en colère. Strasbourg devait devenir un modèle d’apaisement, d’inclusion et de transition écologique… Elle est devenue un terrain de tensions, où l’exaspération est telle que certains citoyens en viennent presque à l’affrontement avec des élus.
    Pendant que le malaise s’installe, la maire refuse de voir la réalité du fossé qu’elle a creusé. Ne pas reconnaître ses erreurs, c’est faire preuve d’un mépris inquiétant. On ne construit pas une ville avec les seuls membres de sa chapelle, mais avec l’ensemble des habitants.
    Alors oui : dernier mandat pour Barseghian. Et bon débarras.

    • Parents d’élèves et ayant un enfant en crèche. Je ne peux que féliciter l’équipe en place. Quel changement: cours végétalisé, école rénovée, cantine avec du bio et moins cher depuis le début de cette année.

      Madame la Maire , n’écoutez pas les grincheux. Nous sommes contents de votre action.

      Paul

  2. Il faut vraiment vivre dans le monde des Bisounours ou des Télétubbies pour ne pas voir clair dans le jeu de ces écolos de salon, ces « escrologues » bien-pensants. Nouveaux bobos fauchés, fascinés par l’école Steiner, grignoteurs de graines bio hors de prix, roulant en vélo cargo à 3 000 euros pendant qu’ils planquent leur SUV dans un parking souterrain. Ils réclament des carrés potagers dans la rue, à condition de ne jamais y mettre les mains, et se donnent un look de moines urbains avec leurs fripes défraîchies et leur barbe savamment négligée — parce qu’il faut bien avoir l’air du peuple, quand on vit en dehors de lui.
    Zone à Faibles Émissions (ZFE) : accusée de pénaliser les ménages modestes. Déploiement massif des pistes cyclables : critiques sur la suppression de stationnements et les difficultés pour les automobilistes. Hausse du stationnement payant : perçue comme un impôt déguisé. Prolongement du tram vers le nord : contestations sur le tracé et son impact local. retoqué par la commission d’enquête Destruction d’un espace boisé pour un projet immobilier : jugée incohérente avec les principes écologistes. Éclairage réduit de la cathédrale : critiques sur l’impact touristique et symbolique. et des rues de strasbourg provoquant insécurité et vols Suppression de la Foire Saint-Jean : tensions avec les forains.
    Décisions controversées sur le Marché de Noël : interdiction de produits (champagne, crucifix) mal accueillie.
    Subvention à la mosquée Ayub Sultan : polémique nationale sur le financement public d’un lieu de culte.
    Relations tendues avec des associations culturelles : reproches sur le manque de concertation.
    Manque général de dialogue avec les citoyens : sentiment de décisions imposées. democratie a sens unique
    Affaire de mœurs concernant Guillaume Polesi (adjoint à la mairie) : retrait de ses délégations après des accusations, touchant la crédibilité de l’équipe municipale.
    ne parlons pas de l’endettement de la ville répercuté sur le social la culture l’emploi +200% par par habitants

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