Parce que la chaleur étouffante fait que nos cerveaux sont déjà en surchauffe, tout au long de l’été, la rédaction va tenter de répondre à des questions existentielles. Des interrogations surprenantes voire absurdes, qui peuvent parfois sembler stupides, mais qu’on a voulu traiter sérieusement. Cet été, on veut des réponses ! Aujourd’hui, on s’est demandé s’il fallait passer un permis pour faire voler une montgolfière ?


C’est oui ! La pratique de la montgolfière fait partie de l’aviation légère et est réglementée par la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Et pour devenir aéronaute et ainsi avoir le droit de faire voler une montgolfière, il faut posséder une licence de pilotage. 

© Doc remis

Comme pour le permis voiture, il faut suivre une formation qui comprend de la théorie et de la pratique, comme l’explique Basile Dos Santos, chargé de communication chez Pilâtre de Rozier Organisation, un centre de formation et organisateur du Grand Est Mondial Air Ballons : “Ailleurs ça peut durer six mois, mais chez nous, la formation dure un an pour mettre le futur pilote face à toutes conditions de vol. On ne vole pas pareil en hiver qu’en été par exemple. Il faut suivre 50 heures de formation théorique et faire une vingtaine d’ascensions avec un instructeur certifié. Et après ça, il y a deux examens à passer puis l’instructeur est capable de juger si l’élève peut voler de ses propres ailes si j’ose dire.

Les cours théoriques reposent en grande partie sur l’apprentissage de la météorologie puisqu’il est essentiel de savoir interpréter les conditions météorologiques pour savoir à quel moment décoller ou non. “Mais il y a aussi d’autres notions théoriques sur la réglementation en vol, parce que dans les airs il y a aussi des avions, des ULM, etc. Donc il faut y faire attention, c’est comme le code de la route.” ajoute l’expert en grands ballons.

© Mathilde Piaud pour Pokaa

En plus de l’École Internationale d’Aérostation (E.I.A.) Pilâtre de Rozier située à Chambley, à côté de Metz, il existe environ une cinquantaine de centres de formation en France qui délivrent la précieuse licence européenne de pilotage. En plus de ce document, Basile Dos Santos précise que chaque pilote qui a son propre ballon dispose également d’un carnet de vol, qui atteste de l’ensemble de ses trajets dans les airs : “Pendant sa formation on note ses heures comme pour la conduite accompagnée finalement. Et on continue de le faire une fois qu’on est pilote. Ça permet d’assurer un suivi, de savoir combien d’heures de vol le ballon a fait aussi.

© Mathilde Piaud pour Pokaa

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