Semaines après semaines, le nombre de vaccinés contre le Covid-19 augmente en France et en Allemagne. On commence donc de nouveau à espérer pouvoir refaire ses courses ou manger une bonne glace de l’autre côté du Rhin. Quelle est la situation actuelle chez nos voisins ? On fait le point.


Notre cher pays voisin, que l’on chérit tant pour ses prix plus qu’abordables, reste sous cloche. Après une nouvelle réunion le lundi 22 mars, entre Angela Merkel, la chancelière, et les représentants des régions, le verdict est finalement tombé : la plupart des magasins seront fermés et les offices religieux annulés pendant le week-end de Pâques.


Une Allemagne toujours confinée

Il faut dire que, depuis quelques semaines, l’Allemagne est touchée de plein fouet par la troisième vague de l’épidémie, à cause du variant britannique. Confinés depuis le 15 décembre, les Allemands devraient encore l’être au moins jusqu’au milieu du mois d’avril. C’est un peu la douche froide pour nos voisins germaniques, car initialement, cette réunion était prévue pour alléger le confinement, et non le renforcer.

On peut surtout s’estimer heureux, car chez nous, les mesures sont moins strictes, alors que le taux d’incidence dans l’Eurométropole de Strasbourg est largement supérieur à celui du district de l’Ortenau, où se situe la ville de Kehl. Lundi 22 mars, il était de 311 nouveaux cas pour 100 000 habitants dans l’Eurométropole, contre 105,8 côté allemand. Pour rappel, le seuil d’alerte maximale est fixé à 250 nouvelles infections sur 100 000 personnes en France.

Angela Merkel © Raimond Spekking – Wikipedia


Renflouer les stocks de clopes et de nourriture, c’est possible ?

La réponse est simple et limpide : non. Il est toujours interdit d’aller faire ses emplettes à Kehl et dans le Bade-Wurtemberg. Pour se rendre dans ce Land, il faut avoir une raison impérieuse et faire ses courses ou du tourisme n’entrent absolument pas dans la catégorie des motifs essentiels.

En revanche, les frontaliers qui travaillent dans l’Ortenau, les personnes qui ont des rendez-vous médicaux et les familles qui déposent ou récupèrent leurs enfants dans le cas de gardes alternées peuvent, à cette occasion, en profiter pour faire des achats. Le tout sans avoir à présenter de test Covid négatif, d’attestation spécifique ou à se placer en quarantaine. Par contre, le déplacement ne doit pas excéder les 24 heures.

Sinon, si vous tenez tant que ça à vous rendre en Allemagne, vous pouvez faire un GRAND détour et aller en Rhénanie-Palatinat et en Sarre. Là-bas, les Alsaciens, munis d’un masque chirurgical ou FFP2, ont encore le droit de faire leurs courses dans les commerces ouverts sans test ni mesure de quarantaine. Eh oui, en Allemagne, les règles sont différentes en fonction des régions.

© Remi.leblond Wikipédia


Et si on brave l’interdit ?

Certes c’est possible, puisque à ce jour la circulation du tram D est encore maintenue jusqu’à Kehl Rathaus, mais très très fortement déconseillé. Et ceux pour plusieurs raisons. La première, c’est que depuis samedi 20 mars, le commerce de détail et les boutiques de Kehl ainsi que de son district ne proposent que du « Click & Meet ». Cela signifie que le shopping est autorisé uniquement sur rendez-vous. Il faut donc avoir préalablement réservé son créneau horaire pour déambuler dans les magasins et obtenir des conseils. De plus, il ne peut y avoir d’un seul client tous les 40 mètres carrés de surface de vente.

Il en est de même pour les installations culturelles et de loisirs telles que les musées et les bibliothèques. Ces derniers sont autorisés à accueillir les visiteurs uniquement s’ils ont réservé un créneau de visite à l’avance.

Enfin, s’il n’y a pas de contrôle systématique à la frontière par la police allemande, les contrôles aléatoires peuvent valoir très cher en cas de non-respect des règles en vigueur. L’amende peut coûter plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Petit conseil d’ami, entre nous, ne tentez pas le diable et restez en Alsace. Les mesures évoluent très rapidement en Allemagne. Et puis quoi de mieux que de soutenir le commerçant de sa rue en cette période bien naze ! Et en attendant, si Kehl vous manque trop, on vous invite à patienter en relisant notre article « Clopes, essence et clubs : à part pour ça, connaissez-vous vraiment Kehl ?« . De rien.

© Pokaa


Romain Chevalier

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