La cabane à livres de l’Orangerie a été la cible d’actes de vandalismes à deux reprises cette semaine. Près de 200 livres ont été dégradés, laissant les bénévoles entretenant la structure « sous le choc ».
Cette semaine, les bénévoles de l’Association de défense des intérêts des quartiers centre-est de Strasbourg (ADIQ), ont eu la mauvaise surprise de découvrir que la cabane à livres du parc de l’Orangerie avait été dégradée durant deux nuits consécutives, les 20 et 21 juillet.
Dans un message posté sur son compte Facebook et vivement commenté, l’élu d’opposition Nicolas Matt a déploré cet acte de vandalisme. Contacté par téléphone, le conseiller municipal ne décolère pas.
« Ces gens ne se rendent pas compte du message qu’ils envoient en s’en prenant non seulement à des livres, mais aussi à une association qui essaie de faire en sorte que la culture soit accessible pour tous. S’attaquer à des livres nous renvoie à des images associées aux pires moments de notre humanité ».
Au lendemain des dégradations, « tous les bénévoles étaient sous le choc », selon Benoît Kah, vice-président de l’ADIQ. « Sur le coup, on a ressenti un petit peu de colère et un certain abattement chez tous les bénévoles ». Ils sont une quinzaine à se relayer quotidiennement autour de la cabane à livres.
« Un certain nombre de livres ont également été jetés dans le lac de l’Orangerie »
L’émotion de cette découverte a vite laissé place à l’effarement au moment de constater les dégâts. « Ce n’est pas la première fois que nous subissons du vandalisme mais ce n’était jamais autant. Sur les 300 livres, pratiquement les deux tiers ont été jetés par terre et saccagés », ajoute, sidéré, Benoît Kah.
« Un certain nombre de livres ont également été jetés dans le lac de l’Orangerie, donc malheureusement, ils sont perdus évidemment. C’est triste ».
À la suite de la parution des images de l’incident, les messages de soutien des habitué(e)s ne se sont pas fait attendre. « Nous avons également eu beaucoup de soutien de la part de certains politiques, en particulier de la municipalité actuelle qui a pris ce problème très au sérieux ». La Maire Catherine Trautmann a notamment fait parvenir un message de soutien à l’association.
« Nous les élus, devons avoir un message politique qui consiste à dire que ce type de dégradations sont absolument tout, sauf anodin. C’est grave », réagit quant à lui Nicolas Matt, qui attendait cette réaction politique.
Une ouverture en continu malgré les dégradations
Inaugurée il y a 15 ans, la cabane à livres de l’Orangerie avait déjà été incendiée à deux reprises en 2015, avant d’être reconstruite par les Compagnons du Devoir un an plus tard. Ces incidents avaient permis l’installation d’une caméra de vidéosurveillance. Les images des nuits du 20 et 21 juillet ont été archivées et pourraient permettre d’identifier les auteurs/rices de ces dégradations.
D’ici là, la cabane à livres restera ouverte en continu cet été, même la nuit. « On n’envisage pas un système de de fermeture », affirme Benoît Kah, qui se tourne déjà vers la suite. Ce vendredi 24 juillet, l’association accueillait une lecture de poèmes au pied de la cabane.


