Depuis le 1er juillet, un nouveau centre de soins non programmés a ouvert à Strasbourg dans le quartier Danube, proche du Rivetoile. Ouvert 7j/7 de 9h à 22h, il permet de prendre en charge des patient(e)s sans passer par les urgences, sans rendez-vous. Un type de centre en plein essor, mais qui pose également quelques questions.
« Une prise en charge rapide et efficace par des professionnels de santé, avec ou sans rendez-vous. » Alors que les urgences sont de plus en plus saturées, faute de moyens suffisants mis dans les hôpitaux par l’État, la promesse des centres de soins non programmés est attirante. Selon l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), il y en aurait entre 400 et 600 en France actuellement.
À Strasbourg, Soins Directs est le troisième centre de ce type à ouvrir depuis le 1er juillet ; il rejoint UrgenceMed, ouvert en octobre 2023 à Poteries/Hautepierre et CMSI, ouvert en mars 2024 à Schiltigheim.
Une offre de soins importante
Ouvert au 6 rue de l’Elbe au sein de l’éco-quartier Danube à deux pas de l’UGC et du Rivetoile, celui-ci assure la prise en charge des soins non programmés avec et sans rendez-vous, 7 jours sur 7, de 9h à 22h.
Composé de 4 médecins généralistes et de 3 infirmiers libéraux, ce centre prend en charge de nombreux soins : les consultations de médecine générale, de pédiatrie, le dépistage du Covid, la pose de plâtre, de suture, de perfusions mais aussi les situations d’urgence.
Un dispositif en pleine expansion, posant quelques questions
Les centres de soins non programmés proposent ainsi un panel de soins complet, offrant une solution aux personnes et familles qui ont du mal à trouver des créneaux de rendez-vous disponibles.
Une offre intéressante dans un contexte où les déserts médicaux se multiplient, même dans les villes comme Strasbourg. Néanmoins, ce type de centre pose quelques questions, au-delà du cas de cette nouvelle ouverture.
Le développement rapide de ces centres suscite de nombreuses inquiétudes quant à leur impact sur l’organisation du premier recours.
Selon un rapport de l’IGAS (Inspection générale interministérielle du secteur social) de février 2026, l’offre est en pleine expansion, mais n’est pas encore encadrée par la loi. Censé répondre au manque de créneaux disponibles pour des médecins traitants, l’attrait qu’ils peuvent représenter pour des médecins généralistes pourrait justement contribuer à une réduction encore plus importante du nombre de médecins traitants disponibles.
Un système qui consacre également le principe de consommation au niveau de la santé sans réel suivi personnalisé, qui pose question sur le temps alloué à chaque patient… Bien que selon le rapport, « ils se caractérisent tous par un recours aux systèmes d’informations optimisés, avec un usage ergonomique et intuitif pour les patients ». Utile, mais à surveiller donc.



Intéressant cet article qui promeut un centre de soin privé ( à but lucratif donc) et qui dans le même temps pose la question et inquiète sur la disponibilité des médecins de ville…
Il me semble que chez les médecins ( et pour l’ensemble des soignants) la publicité est interdite par notre code de déontologie? Bref…
Bonjour,
C’est justement le but de cet article. Pas de promouvoir comme vous le dites, mais d’indiquer que cette solution existe, qu’elle est en pleine développement, mais qu’elle pose également beaucoup de questions. De façon à ce que les lecteurs et lectrices puissent avoir une idée complète de cette question.
Bonne journée 🙂
Nicolas
Mais tout de même par prise de rendez vous via doctolib ?