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« Offrir un peu de répit » : à Strasbourg, une Maison des livreurs ouvrira-t-elle en 2027 ?

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Alors que les livreurs/ses des plateformes ubérisées souffrent de détresses psychologiques, de troubles en tout genre et n’ont que très peu d’accès aux soins, un projet de Maison des livreurs commence à se monter à Strasbourg. Une question de dignité pour Ivan Vollet, porteur du projet, qui permettrait de leur offrir un lieu d’accueil, avec café, toilettes et espaces pour retaper son vélo ou se reposer.

Si on ne passe pas un moment sans les voir dans les rues de Strasbourg, attroupé(e)s ou déboulant à toute vitesse sur leur vélo, les livreurs/ses des plateformes ubérisées sont pourtant quasi invisibles dans les politiques publiques. Ces personnes, considérées comme auto-entrepreneuses et indépendantes, n’ont pas accès à des services et des soins qui leur permettraient de se reposer.

Pourtant, la dernière étude SANTE-COURSE met en avant une santé mentale fortement fragilisée, une prévalence très élevée des troubles musculo-squelettiques, génito-urinaires et psychosomatiques [85% des livreurs/ses sondé(e)s déclarant une fatigue chronique, ndlr] ainsi qu’une absence totale de couverture santé pour 32% des livreurs/ses sondé(e)s. Le tout, pour un rythme de travail moyen qui s’élève à 63 heures par semaine, et un revenu moyen inférieur à 6 € brut par heure.

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© Hugo Favre - Napoli / Pokaa

« Pallier à un manque »

À Bordeaux, à Paris et bientôt à Nantes commencent alors à émerger des « Maison des livreurs », des espaces où ils et elles peuvent se reposer, prendre un café ou aller aux toilettes. À Strasbourg, un projet similaire commence à mettre les roues en mouvement, sous l’impulsion d’Ivan Vollet.

Celui-ci explique que l’idée lui est venue avec le souhait de répondre à une urgence sociale et aux dérives du modèle de l’ubérisation. Ayant plusieurs fois observé différents livreurs se changer, réparer et stocker leur vélo, dans des parkings de la ville, notamment dans le secteur de la gare, il a voulu monter un projet pour aller contre des conditions de travail qu’il juge injustes et inhumaines ; « une question de dignité » pour lui.

livreur groupe
© Hugo Favre - Napoli / Pokaa

« Offrir un peu de répit »

Cette Maison des livreurs strasbourgeoise pourrait ressembler à un endroit offrant du répit aux livreurs/ses. Au programme ? Un espace d’accueil pour prendre un café, un peu en mode coworking qui serait géré par une personne salariée avec des sanitaires. Puis un espace mécanique pour réparer son vélo et un espace repos, avec peut-être un bureau pour leur permettre de s’isoler et de travailler sur d’autres questions, notamment dans le domaine médico-social.

Si elle est encore à l’étape de simple projet, Ivan Vollet imagine déjà où implanter cette Maison des livreurs. Aucun local n’est pour le moment fléché, mais des zones sont déjà privilégiées, notamment pour être à moins de 5/10 minutes à vélo des points chauds de livraison en ville, dans l’hypercentre ou autour du secteur gare, comme Faubourg-National ou la rue Thiergarten. Désormais, Ivan Vollet attend de pouvoir faire un tour de la ville avec la nouvelle équipe municipale, pour pouvoir connaître les locaux disponibles.

Rencontre livreurs et coursiers la ville comme circuit bastien PietronaveIMG_0472
© Bastien Pietronave / Pokaa

Une ouverture espérée en 2027

Mais avant cela, il faut d’abord monter l’association afin de pouvoir demander des financements. Accompagné par le Labo des Partenariats, il a déjà 6 à 8 personnes prêtes à s’investir dans le projet, ainsi que des liens avec Médecins du Monde [qui accompagne les Maisons des livreurs à Paris et Bordeaux, ndlr]. Il espère constituer une association d’ici le mois de juin, afin de pouvoir formuler des demandes à la municipalité strasbourgeoise d’ici septembre pour espérer une ouverture au plus tôt au premier trimestre 2027.

En attendant, il souhaite mener une étude afin de comprendre les besoins réels des livreurs/ses strasbourgeois(es), mais également organiser des événements pour faire parler du projet. Et pourquoi pas mettre sur pied des cafés-rencontres dans des lieux qui pourraient ressembler à une version bêta de la future Maison des livreurs. Un projet solidaire pour des oublié(e)s du système d’ubérisation moderne.

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Commentaires (1)

  1. Nous vivons dans un drôle de monde… Des gens de classes moyennes, des kassos, des beaufs, des fainéant qui commandent de la bouffe de merde. Livrer par des sans-papiers qui roulent comme des enc*lés. Qui ne respectent absolument pas le code la route. Pour manger froid… Et ne parlons pas des règles d’hygiène des dark kitchen… Une société de gros débile qui se plaignent des fins de mois difficile. Dépensant leurs thunes dans delivroo, ubereat et compagnie . Tout en regardant des débilité à la télévision ou sur leur téléphone. Absorbant les Fake news comme parole d’évangile. Moi je milite pour l’interdiction de toute cette merde. Des livreurs qui pullulent dans Strasbourg. Je ne reconnais pas ma ville. C’est d’une tristesse.

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