Depuis le lundi 5 janvier, en Alsace et dans toute la France, les médecins libéraux ont entamé une grève d’ampleur jusqu’au 15 janvier. Après plusieurs jours de mobilisation, les praticien(ne)s de la région continuent à faire valoir leurs revendications. En parallèle, le mouvement a également des conséquences sur les services d’urgence.
La grève entamée le lundi 5 janvier par les médecins libéraux se traduit « par une hausse de 30 % à 50 % d’appels » aux services d’urgence, selon un communiqué de Samu urgences de France. Un document partagé jeudi et qui déplore des services « soumis à une très forte tension ».
Pour autant, la situation n’est pas égale en fonction des régions. Si certains hôpitaux français ont appliqué le plan blanc, un dispositif qui permet de « mobiliser immédiatement les moyens de toute nature », la crise reste pour le moment relativement contenue en Alsace.
Pour autant, la ligne SOS Médecins Strasbourg continue de partager des messages de saturation aux interlocuteurs/rices. « On a les signes habituels d’une tension plus importante dans les services d’urgence », relate le Dr Claude Bronner, président du syndicat URPS-ML Grand Est (Unions régionales de professionnels de santé – Médecins libéraux).
Les effectifs de grévistes sont donc conséquents dans la région selon leurs représentant(e)s syndicaux/les. Il poursuit : « Si je regarde les échanges sur les forums ou les groupes WhatsApp, le mouvement est quand même bien suivi. »
« Un questionnaire circule chez les praticiens, nous devrions avoir des retours ce samedi 10 janvier. Mais selon les termes employés que j’ai entendus, ils sont effectivement sous l’eau », précise le Dr Pascal Meyvaert, médecin généraliste à Gerstheim (Bas-Rhin) et délégué CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) du Bas-Rhin.
Une mobilisation aux multiples revendications
Officiellement, la profession est entrée en guerre contre le durcissement drastique des règles encadrant les prescriptions d’arrêts de travail. Une décision prévue dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026.
Plus profondément, cette mobilisation nationale est le reflet d’un profond malaise au sein du corps médical, selon ces deux professionnels de la santé.
On est traité au même niveau que des narcotrafiquants.
« Il est prévu de pouvoir mettre les médecins sous observation par la CPAM pour à peu près tous les sujets. C’est épouvantable pour les médecins, c’est de la maltraitance pure », déplore le Dr Bronner.
« Ce qui hérisse la profession, c’est que nous sommes traités comme des fraudeurs, collectivement. On est arrivés à un point où notre profession n’en peut plus. On ne se sent pas compris par les pouvoirs publics, on ne se sent pas écoutés, on se sent méprisés malgré les discours. »
Le sentiment est partagé par son confrère. Cette situation « est le fruit d’un ras-le-bol qui s’est accumulé depuis quelques années et qui s’est encore accentué ces derniers mois. On est traité au même niveau que des narcotrafiquants », ironise le Dr Meyvaert.
« Ce n’est pas franchement une façon de nous sentir considérés. C’est évident, il y a une rupture du dialogue avec les pouvoirs publics. »
Ces changements, initiés par l’Assurance maladie, amènent de nouvelles problématiques. Le Dr Meyvaert précise : « Notre charge administrative est de plus en plus importante. Donc ce temps ne peut plus être consacré à la base de notre métier : prendre en charge et soigner des patients. »
Une crise qui touche la profession depuis plusieurs années
Les années à venir ne promettent pas des horizons plus radieux selon le Dr Bronner. « Une enquête a été réalisée il y a deux mois, elle a consisté à appeler tous les médecins généralistes du Grand Est pour leur demander de recevoir un nouveau patient. Trois sur quatre ont décliné parce qu’ils sont surbookés. »
Une situation qui s’enlise depuis plusieurs années, couplée à un vieillissement des effectifs. Au point de provoquer une crise de la profession ? « Le différentiel entre ceux qui partent à la retraite et les nouveaux qui arrivent reste encore négatif. La situation va mécaniquement se dégrader », ajoute-t-il.
Ce temps ne peut plus être consacré à la base de notre métier : soigner des patients.
« Aujourd’hui, on lutte contre l’absence d’attractivité pour l’installation des jeunes médecins. Pour le moment, le message envoyé n’aide pas », complète le Dr Meyvaert.
Ce samedi 10 janvier, une manifestation nationale se tiendra à Paris. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a proposé aux représentant(e)s syndicaux/les un temps d’échange par la même occasion.
« On espère être rassurés pour ne plus avoir l’impression d’être des variables d’ajustement au déficit de la Sécurité sociale », conclut le Dr Meyvaert.




OFFICIEL LA FRANCE EST UN PAYS DU TIERS MONDE
Grâce au traître Kouchner, la France n’a pas assez de médecins et cela depuis maintenant 20 ans. Tout notre système de santé s’écroule lentement, par pans entiers et on ne peut qu’observer, un peu comme ces icebergs qui se fendent en deux ou en trois avant de s’effondrer dans l’océan créant des vagues géantes dans leur chute.
Eh bien figurez-vous que l’hôpital de Guingamp « ruiné par le manque d’argent et de personnel » nous rappelle François Asselineau a demandé l’aide de Cuba qui « vient d’accepter d’y envoyer des médecins ».
Avant les docteurs étaient envoyés par Cuba uniquement dans les pays africains gangrenés d’abord et avant tout par la… pauvreté !
Asselineau a eu raison de crier « CUBA VIENT À NOTRE SECOURS ! » Fin décembre 2025, les habitants d’Alès ont même déposé une pétition pour obtenir des médecins cubains !! Tout comme ceux des Cévennes lire ici le Midi Libre pour le croire ou ici France Bleu ici.