Alors que le Racing s’est largement imposé face à Angers ce 5 octobre (5-0) et occupe la 3e place de la Ligue 1, la tribune Ouest a de nouveau été le théâtre de plusieurs événements. En cause : le départ d’ultras durant le match sous les huées de la Meinau. Un départ causé par l’arrachage d’une bâche « BlueCo OUT » durant la rencontre. Explications.
Il y a encore une vingtaine d’années, on surnommait Strasbourg « le Marseille de l’Est ». Une référence à l’instabilité que connaissait le club, constamment embarqué dans la valse de ses dirigeants et entraîneurs, et avec un public frondeur.
Depuis la reprise du club en CFA2, le calme, la rigueur et la stabilité étaient devenus les maîtres-mots d’un Racing devenu un exemple. Mais chassez le naturel, il finira toujours par revenir au galop.
Car quel autre club pourrait décemment se targuer d’être 3e de Ligue 1, d’être en Europe, de viser les étoiles cette saison… et d’être autant embourbé dans une crise ? Ni une crise sportive, ni une crise institutionnelle, mais bien une crise identitaire et politique. Qui amène conférences de presse martiales, communiqués à tout-va, sifflets et bras d’honneur entre supporters/rices et changements d’ambiance tous les quatre matins. Pas de doute, le Racing est unique en son genre.
Une nouvelle fois, ce n’est donc pas le terrain qui a occupé les discussions d’après-match, alors que le Racing venait pourtant tout juste de concasser un très faible Angers 5-0. À la place, de nouveaux événements en tribune Ouest, avec notamment l’arrachage d’une bâche « BlueCo OUT » et le départ d’une partie des ultras sous les huées de la Meinau. Une situation qui vire à l’absurde et au grotesque, écornant davantage la réputation du club.
Événement n°1 : une grève de la deuxième mi-temps
Un peu moins de 3h avant le match, les associations visées par les sanctions décidées par le club ont publié un nouveau communiqué. Dans celui-ci, elles déplorent un dialogue rompu avec la direction, ainsi que les restrictions à leur encontre.
En réponse, elles annoncent un nouveau moyen de contestation : une première mi-temps animée dès l’avant-match, et un silence total pour la deuxième période, laissant l’ambiance à l’initiative du club.
Un nouveau changement après Paris FC [où les associations s’étaient tues tout le match en réponse à des contrôles d’identité illégaux, ndlr], Marseille à la Meinau [silence total pendant 90 minutes, ndlr] puis Bratislava [chants à partir de la 15e minute, puisque bâchage accepté, ndlr]. Une décision qui peut faire craindre, à terme, un manque de lisibilité des actions des associations, mais qui a permis de remettre au goût du jour quelque chose que le stade avait oublié : une ambiance dès la 1e minute.
À ce moment-là, même si ce n’est pas l’ambiance des grands soirs, une fragile union s’empare de la Meinau. La tribune Sud suit le Kop, les chants sont organisés et partent à l’unisson. Sur le terrain, le Racing est largement au-dessus, finissant par percer le verrou angevin grâce à Panichelli et une erreur de relance au pied du gardien adverse. 1-0 à la pause, une ambiance apaisée en tribunes, que demande le peuple ?
Événement n°2 : le départ des ultras sous les huées de la Meinau
En 2e période, forcément, changement d’atmosphère. Le silence s’empare un peu plus de la Meinau, même si, motivées par le score positif et le jeu strasbourgeois, différentes tribunes donnent de la voix. Les décibels montent même en intensité, alors que Panichelli, Ouattara et Godo alourdissent le score. 4-0, l’hymne du Racing monte timidement dans la tribune Ouest, quand soudain, alors que les paroles arrivent sur « Les Bleus et Blancs on est les rois/et les Ultra Boys sont avec toi », le Kop commence à se vider.
Très vite, l’incompréhension initiale laisse la place aux sifflets et huées du reste du stade. Situation incroyable une nouvelle fois : énorme bronca dans le stade, alors que le Racing mène 4-0. Et bientôt 5, puisqu’un nouveau but de Godo fait à nouveau se lever les foules. Alors que les départs du Kop continuent, des auf wiedersehen descendent des tribunes ; une attitude de défiance et moqueuse, que la Meinau réserve d’habitude aux joueurs adverses recevant un carton rouge. Sifflets et bras d’honneur s’ensuivent, dans l’ambiance toxique qui caractérise désormais le stade.
La fin du match se poursuit par des encouragements et quelques chants des tribunes, heureuses du résultat. Voire complètement grisées par le succès, entonnant des « olés » chambreurs pour humilier un Angers à terre, à chaque passe des joueurs strasbourgeois. Preuve supplémentaire que le leitmotiv du club, où le résultat passe avant toute chose, est bien intégré.
Entre temps, la situation inflammable en tribunes a été exacerbée par un média local. Celui-ci publie une vidéo accusant en légende les UB 90 [alors que ce sont les assos en général, ndlr] de quitter le stade alors que le reste de la Meinau fête le 5e but, sans jamais donner une explication sur la raison de ce départ [ce qu’ils expliquent pourtant dans un article publié juste avant la vidéo, ndlr]. Car le départ de membres d’associations n’est pas lié au succès du Racing ; il a été causé par un événement qui s’est déroulé durant la deuxième mi-temps.
Événement n°3 : l’arrachage d’une bâche « BlueCo OUT »
On pouvait être surpris au début de la rencontre, en regardant vers les bâches des associations, en remarquant qu’une indiquait « BlueCo OUT ». Une liberté d’expression peu appréciée par la direction, mais qui a manifestement été validée par les services de sécurité. Ce qui signifie qu’elle respectait le nouveau règlement intérieur imposé par la direction. Elle a ainsi été affichée sans problème, durant la première mi-temps.
Pourtant, en deuxième période, des membres de la sécurité ont arraché cette même bâche, ce qui a provoqué le départ de membres des associations, comme on peut le voir sur une vidéo publiée le 6 octobre par les UB 90 et les autres associations.
Une explication loin de toutes les accusations qu’on a pu entendre dans les tribunes ou sur les réseaux sociaux au moment du départ. Ce, même si l’absence de son sur la vidéo empêche la compréhension totale de ce qu’il s’est passé, que ce soit avant l’entrée en tribunes ou lors de l’arrachage de la bâche. De son côté, comme on l’apprend dans L’Équipe, le club plaide « l’erreur des services de sécurité », et insiste sur le fait qu’il « a échangé avec les groupes de supporters pour que la banderole soit retirée par eux-mêmes ».
Conclusion : quelle triste image pour le Racing !
Avec cette nouvelle étape franchie dans la grave crise identitaire que traverse le Racing, il peut rester différentes choses : d’un côté, on peut se concentrer sur le sportif, avec un club strasbourgeois brillant, qui luttera à coup sûr pour les plus hautes places européennes. On peut saliver quant aux futurs affrontements avec le PSG et Lyon, autant d’étapes supplémentaires dans la formation d’un groupe destiné à de grandes choses.
Mais avec tout ce qui se passe, la focale se déplace au-delà du pur aspect sportif ; et là, l’image est moins reluisante : des supporters/rices qui huent les leurs, leur font des bras d’honneur et leur jettent même des gobelets, grisé(e)s par de bons résultats jusqu’à demander des interdictions de stade ou des expulsions. Un club qui restreint le droit à la liberté d’expression, dont la sécurité arrache des bâches et dont l’attitude interroge sur ce qu’il souhaite faire de ces associations contestataires.
En définitive, il en ressort une amertume et un ras-le-bol généralisé de ce surplace permanent, qui ne fait qu’aggraver les choses. Malaise, ambiance toxique, crise… les qualificatifs s’accumulent pour qualifier la situation strasbourgeoise. Une bien triste image pour feu le club différent, qui n’arrivera jamais à être effacée par les résultats, aussi bons soient-ils.




Faudrait pas se tromper! C’est l’égotisme des Ultras, minoritaires tyranneaux des tribunes, visiblement adeptes d’une cogestion à la PSU ou des sovkhoses dépassée et stupide, n’en déplaise visiblement à certains plumitifs, qui est responsable de cette situation imposée à la majorité des supporters. Et d’aucuns leur donnent visiblement beaucoup (trop) d’importance.
Leur méfiance face à ces gros groupes qui font de leurs possessions secondaires (Strasbourg) des réserves pour leurs clubs star (Chelsea je crois) n’est elle pas légitime ?
Depuis doit-on être majoritaire pour avoir le droit de s’exprimer ? Depuis quand les ultras ont-ils contraints par la force les autres spectateurs à adopter leur point de vue ?
Ou alors l’aigle n°4 serait-il plutôt un adepte des régimes qui limitent la liberté d’expression à ceux qui pensent comme le patron ?
Je renvoie nonono qui n’a pas compris ou voulu comprendre mon message à Talleyrand
Qu’on arrête de donner à ce groupuscule plus d’importance qu’il n’en a.
Les UB90, vexés suite à l’arrachage de leur banderole se sont vu obligé de quitter le stade en guise de protestation. Ils furent environ 150 à le faire.150 personnes sur une affluence de 22 171 spectateurs, soit 0,67%. Ridicule et insignifiant !
Plus globalement, on dirait que les UB90 préférerait voir évoluer le Racing en N1 avec une gouvernance locale plutôt que d’être européen et en voie de développement.
Il faut vivre avec son temps, le romantisme brestois ou l’exploit de Leicester en Première League il y a quelques années sont des anomalies dans un monde du football qui fait exclusivement la part belle aux puissants financièrement.
On peut parler de Rennes qui n’y arrive plus et de son propriétaire milliardaire bien de chez nous. T’as beau avoir les moyens à Rennes, sans pour autant avoir les compétences, la vision ou la stratégie. Dans ces conditions, la puissance financière ne sert pas à grand-chose.
A Strasbourg, c’est tout le contraire car les moyens, les compétences et la vision , nous les avons désormais grâce à BlueCo, à Marc Keller et à Liam Rosenior.
Pour aider le club, J’invite tous les lecteurs de Pokaa à signer cette pétition qui a déjà recueillies près de 1600 signatures. Merci au nom des vrais supporters du Racing.
https://www.mesopinions.com/petition/sports/dissolution-ub90-a-strasbourg/252680
Ah, ces fameux UB que toute la France, à les écouter, nous envie, car ils sont contre la multi-copropriété mise en place au Racing avec Blueco, Blueco dont ils veulent absolument la peau, les rendant pour ainsi dire responsable de tous les malheurs du monde.
Le premier ministre français qui a démissionné et qui est revenu ça doit sûrement être aussi à cause de Blueco! Il paraît même que le réchauffement climatique est aussi dû à Blueco. On ma même dit que les retards des trains à la SNCF étaient également dû à Blueco. Ahh si seulement Blueco pouvait partir, la planète terre s’en sortirait mieux.