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Une journée à la découverte du Sundgau : un territoire de nature, de légendes et de carpes frites

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Vous l’avez tous remarqué, en ce moment les beaux jours jouent les prolongations. C’est le moment de profiter de la douceur automnale pour faire un peu de randonnée avant d’hiberner. Aujourd’hui, on sort des sentiers habituels pour se rendre à Ferrette (68), à la frontière du Jura. Carpe frite en entrée, randonnée autour d’un château médiéval en plat de résistance et bières artisanales en dessert : on est parti à la découverte d’un petit bout d’Alsace méconnu… et on ne l’a pas regretté.

En cette fin de mois d’octobre, nous avons pris la route direction Ferrette, un petit village situé à l’extrême sud de l’Alsace, dans la région du Sundgau (1h40 en voiture depuis Strasbourg). Enclavé entre deux régions, ce petit village haut-rhinois de près de 700 âmes est riche de culture, d’Histoire et de spots pour les amoureux de nature et de sport de plein air.

Avec Vianney, un enfant du pays passionné par sa région natale, nous sommes partis sur la route pour une randonnée familiale d’environ 8 kilomètres, sur un circuit qui englobe le château de Ferrette et la célèbre grotte des Nains. On vous raconte notre journée, pleines de jolies anecdotes et de belles rencontres.

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Un territoire discret, méconnu et enchanté

Bordé par la Suisse et le Territoire de Belfort, entouré par le Rhin et la vallée de la Thur, le Sundgau reste un territoire souvent méconnu. Les Alsaciens, peu avares de taquineries sur leurs voisins, aiment d’ailleurs gentiment chambrer ses habitants. Pourtant, peu savent vraiment ce qui se cache dans les vallées et les montagnes de ce « territoire du sud », peuplé de châteaux, de montagnes et de forêts enchantées.

Nous avons donc voulu en avoir le cœur net, et y aller pour démonter les clichés. On y a trouvé un vaste espace de liberté pour les randonneurs, les kayakistes, les grimpeurs et les fans de VTT, avec pas moins de 33 circuits pour plus de 380 km d’itinéraires balisés. On y a croisé aussi une faune et une flore exceptionnelle et des personnalités passionnées.

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© Bastien Pietronave / Pokaa

En plus, pour celles et ceux qui auraient envie d’y passer quelques jours, de nombreux gîtes ruraux et tables d’hôtes pleines de charmes sont là pour accueillir les visiteurs après leurs journées d’effort (on vous balance quelques bons plans en toute fin d’article, dans le bandeau bleu). Mais assez parlé : à peine arrivés, nous nous attablons déjà pour prendre des forces pour la journée… avec au menu LA spécialité du coin. 

Une carpe frite pour la 16 !

Dans la région, la spécialité, c’est la carpe frite, un incontournable qui se décline sous plusieurs formes et dont les habitant(e)s et les touristes raffolent. Seules quelques adresses maîtrisent sa préparation. Mais pourquoi ce plat et pas un autre ?

Selon une légende, au Moyen Âge, le fils du comte de Ferrette tombe amoureux d’une bergère qu’il souhaite épouser. Son père demande alors à la prétendante de prouver son amour en réalisant quelque chose d’exceptionnel pour le séduire. Habitante d’une région où les lacs et les points d’eau ne manquent pas (on trouve plus d’une centaine de lacs dans le Sundgau !), elle choisit alors de servir ces fameuses carpes sous forme panées puis frites dans de l’huile. Du jour au lendemain, la carpe frite était née (et le fils du comte était marié ;)).

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© Bastien Pietronave / Pokaa

C’est donc évidemment cette spécialité que nous allons goûter, au restaurant Collin situé au centre de Ferrette, une institution depuis 1809.

Dans ce restaurant familial, bondé à midi comme le soir, on trouve une sélection de plats riches, généreux et authentiques qui font la renommée de la région. Du gibier comme de la biche et du cerf, mais aussi du sanglier, de la truite de la région, du sandre, et bien sûr : de la carpe frite !

Le verdict ? Nos attentes étaient peut-être un peu trop élevées sur ce plat traditionnel. Même si l’on a apprécié l’expérience, rien de transcendant à l’horizon. Par contre, tous les autres plats servis étaient aussi généreux que savoureux. Une jolie adresse à tester si vous passez dans le coin.

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Le Château de Ferrette, le point de départ de notre randonnée du jour

En sortant du restaurant, nous remontons le village en direction du château de Ferrette qui le surplombe. Après quelques minutes de marche seulement, nous tombons sur les ruines de cet édifice datant de 1105 (l’un des plus vieux d’Alsace) et privatisé en 2011.

Construit à flanc de montagne, à une altitude de 612 mètres, il n’a pas l’aspect rosé des châteaux fait à partir de grès des Vosges, que nous connaissons dans le Bas-Rhin. Les roches prédominantes étant calcaires dans le Sundgau, dû à la proximité avec le Jura, le château a un aspect blanchâtre qui le rend vraiment particulier, un vrai repère à fantômes.

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Composé d’une partie supérieure, la plus ancienne, et d’une partie inférieure composée de plusieurs tours ouvertes, l’édifice (qui appartenait autrefois au comte de Ferrette) a été investi par la flore, et la nature a fait corps avec lui au fil des années. Un élément de plus qui lui donne son petit côté mystique.

D’ailleurs, tous les ans, une veillée au flambeau est organisée chaque soir de la Saint-Sylvestre. Et si ce château, enlacé de toute part par la forêt, mérite que l’on s’y attarde, c’est aussi pour les points de vue qu’offre son sommet, tout simplement magnifiques. 

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Une randonnée nature à la flore et à la faune surprenante

Après avoir admiré toutes les vues possibles à 360 degrés, nous suivons le sentier en passant par une étroite cavité à l’extrémité sud du château. Nous marchons en direction du plateau des Nains (suivre le balisage du club vosgien (disque bleu) sur toute la longueur du parcours).

Sur notre chemin, nous passons par une riche forêt qui change de couleur en fonction de son exposition. Des orchidées, des érables, des sapins blancs, des chênes : on trouve des centaines d’essences, et une faune également très riche, bien plus que chez nous dans le Bas-Rhin.

De somptueux lynx dont on peut parfois entendre le cri au milieu de la nuit, des blaireaux, des hiboux Grand Duc, la fameuse huppe fasciée ou encore des piverts : on peut croiser des animaux fabuleux dans ces forêts.

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© Bastien Pietronave / Pokaa

D’ailleurs, après avoir observé un silence de cathédrale pendant quelques minutes, on tombe nez à nez avec deux chamois sauvages qui se font un petit pique-nique, une rencontre fascinante pour nous et a priori très courante pour les habitant(e)s de la région. 

Sur la route, des paysages très différents défilent sous nos yeux. On passe d’une forêt dense à de petites clairières, on grimpe sur des pitons rocheux, et parfois, les paysages ressemblent à s’y méprendre à la Suisse. 

Encore une fois, c’est en prenant le temps d’observer que l’on tombe sur des paysages bucoliques et de petits détails qui embellissent notre journée. Un paysage, une fleur, des insectes qui semblent vouloir communiquer avec nous grâce à un langage codé, on est surpris toutes les 5 minutes. Après 1 heure de marche, on arrive au clou du spectacle de cette randonnée : la fameuse Grotte des Nains.

La Grotte des Nains, entre mystères, légendes et spot d’escalade de l’extrême !

La Grotte des Nains, (aussi appelée Roche Aux Fées), c’est le lieu de légendes par excellence dans la région. Hautes d’environ 25 mètres, les roches calcaires de la Grotte des Nains sont aussi raides que spectaculaires, et l’ambiance qui règne tout autour, en plus de la fraîcheur ambiante, lui offre un côté fascinant.

Appelée ‘Erdwibalaschlucht‘ (le défilé des petites femmes de la terre), on tombe sur le site d’un seul coup au milieu de la forêt, sans que l’on s’y attende. 

D’après l’une des légendes de ce lieu, ces fameuses « petites femmes de la terre » , vivaient là avec « les hommes de la terre », dans une cavité de quinzaine de mètres dans laquelle on peut d’ailleurs s’engouffrer. 

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Aujourd’hui, des petites figurines, des nains de jardin et des reliques, ont été déposées dans la grotte. Un clin d’oeil qui perpétue la légende, et qui plaît aux enfants. 

Mais si la grotte des nains est majestueuse, et qu’elle jouit d’un caractère mystique, elle est aussi un spot parfait pour les amoureux d’escalade les plus chevronnés. Et oui, les grimpeurs affluent de toutes les régions alentours pour venir se confronter à cette dame de pierre millénaire d’une raideur assez impressionnante. 

Après ces jolies découvertes, nous rentrons tranquillement au village avant de prendre la voiture direction la brasserie Radwulf, notre dernière étape de la journée, situé à 5 minutes de voiture.

La brasserie Radwulf, le coup de coeur de la journée

Après ces kilomètres de marche et ces heures de route, on accuse un peu le coup. Mais il nous reste une chose à faire, et pas des moindres : visiter une brasserie artisanale, la brasserie Radwulf. 

En arrivant sur place, on découvre un univers tout entier décoré de mille couleurs et orné de centaines de lumières, un espace dédié à la création et au trinquage de mousse pas comme les autres.

Dans cet ancien entrepôt, transformé en brasserie artisanale depuis 2016, c’est Raoul et Aurore qui mènent la danse. Ces deux amoureux, fans de rock et de bières originales, se sont installés là il y a six ans déjà, un peu sur un coup de tête. Ils y ont créé un espace qui leur ressemble : convivial, un peu barré, et surtout, plein de tendresse et d’humanité.

Des cuves apparentes et des guirlandes partout, des bières délicieuses imaginées par Raoul et des étiquettes psychédéliques réalisées à la main par Aurore… On est au paradis de la bière, et au paradis tout court. On ne va pas vous mentir, c’est une vraie claque. 

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© Bastien Pietronave / Pokaa

Bières au CBD, au fruit de la passion, au concombre, au gingembre, au bretzel : Raoul a quitté le monde du social dans lequel il a baigné pendant 15 ans pour finalement devenir un brasseur créatif sur un coup de tête. 

Aurore, elle, a été costumière pendant de longues années, et elle dessine aujourd’hui les fameuses étiquettes, s’occupe de la déco, de l’embouteillage, du lieu et des événements. En peu de temps, la brasserie et son bar sont devenus le point de ralliement des habitants des villages alentours, un lieu de convivialité où les gens se retrouvent et trinquent tous ensemble. 

Ouverte les vendredis et samedis soirs, on peut venir manger une fondue, profiter d’un concert ou d’une soirée déguisée. Bientôt des chambres d’hôte seront même disponibles pour celles et ceux qui ne voudraient pas prendre la route.

En parlant de route, nous reprenons la nôtre en direction de Strasbourg avec plein de jolis souvenirs dans la tête. Des paysages magnifiques, des comptes et des légendes, des points de vue exceptionnels et un couple de brasseur inspirant : on a passé un vrai bon moment dans la région du Sundgau, bien aidé par Vianney notre guide passionné et passionnant.

Article soutenu mais non relu par l'Office du Tourisme du Sundgau Sud Alsace

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