Au sein de l’Eurométropole de Strasbourg, le Bureau d’accueil des tournages organise et facilite la venue de plusieurs dizaines de tournages par an. Des documentaires, des séries ou encore des films sont partiellement ou entièrement tournés à Strasbourg et dans les 33 communes de l’Eurométropole. Ces dernières mettent à disposition une grande diversité de décors, comme le montre le nouvel opus des Crevettes Pailletées, où deux scènes y ont été tournées.


Le 13 avril, les Crevettes Pailletées reviennent dans les salles de cinéma dans un nouvel opus : “La Revanche des Crevettes pailletées”. Dans ce deuxième volet, l’équipe de water-polo prend la route pour les Gay Games de Tokyo mais, loupant sa correspondance, se retrouve coincée au fin fond de la Russie, dans une région particulièrement homophobe. 

Si l’intrigue se passe majoritairement en Russie, le cinéma cache parfois bien des secrets. Aussi indétectables soient-elles sur la toile blanche, deux scènes du film ont, en effet, été tournées non à l’autre bout du monde mais au cœur même de l’Eurométropole de Strasbourg.


Du 25 au 30 octobre 2021, l’équipe de production du film a, en effet, posé ses valises à Strasbourg pour cinq jours. Elle a tourné, toute une journée, au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg puis une journée au centre nautique de Schiltigheim, transformé en piscine olympique nippone pour l’occasion. 

Lors de la première édition, ils avaient tourné à la piscine de la Kibitzenau, explique Murielle Fabre, vice-présidente en charge de l’action culturelle, de la lecture publique, du cinéma et de l’audiovisuel. Lorsqu’ils ont cherché de nouveaux décors, ils sont revenus nous voir.Après plus d’une dizaine de sites visités, l’équipe avait finalement porté son dévolu sur le centre nautique de Schiltigheim. La scène devait à l’origine être tournée au Japon mais avec le confinement c’était trop complexe, témoigne l’élue. Il a fallu trois jours de mise en place pour transformer la piscine alsacienne en piscine nippone. Cela a demandé quelques aménagements techniques, en occultant notamment toutes les fenêtres. Le jour de tournage 500 figurants étaient présents, ce qui est exceptionnel.

© Strasbourg.eu


300 jours de tournage par an

Murielle Fabre se souvient de son passage au Palais de la musique et des congrès lors du tournage d’une autre scène. “Il s’agissait du tournage du clip, c’était extraordinaire. Il y avait un très beau décor. Lorsque vous arrivez sur un tournage comme celui-ci, c’est une fourmilière tout autour de vous, chacun ayant un rôle bien précis. C’est une expérience à vivre.

© Document remis / Cyril Masson


Ce tournage au sein de l’Eurométropole a été rendu possible grâce au Bureau d’accueil des tournages.C’est un organisme géré par l’Eurométropole de Strasbourg, au sein du département audiovisuel et cinéma, qui facilite les échanges avec les acteurs du cinéma et de l’audiovisuel, pour accueillir de beaux tournages sur notre territoire”, détaille Murielle Fabre. “Ils sont à la fois un soutien administratif, en déterminant notamment les autorisations de tournage, mais ils font aussi l’interface avec la Ville de Strasbourg et les autres communes. Le bureau d’accueil des tournages représente aussi un soutien logistique : il peut repérer et proposer des décors, orienter les équipes de tournage. Ils essaient aussi de faire en sorte que les tournages soient plus vertueux, avec des éléments plus écologiques.

Grâce au travail de ce bureau, l’année dernière, près de 65 tournages ont été accueillis au sein de l’Eurométropole, représentant environ 300 jours de tournage au total. “On est une véritable terre de cinéma et de tournage”, se félicite Murielle Fabre, mentionnant certains téléfilms et séries tournés également sur le territoire, tel que “Parlement”, “Face à face” diffusé sur France 3, sans oublier de nombreux documentaires. 


Une diversité de patrimoine

Selon l’élue métropolitaine, il serait ainsi possible de tout tourner à Strasbourg et dans ses environs. “Nous avons une richesse patrimoniale et de paysages autour de notre territoire qui est une vraie richesse comme lieux de tournages.  Pour les films ou reportages un peu plus historiques, il y a tous les décors comme le palais universitaire, le barrage Vauban, la cathédrale… Mais nous avons aussi des décors industriels, des décors champêtres, de l’urbain et du rural. Nous avons vraiment une diversité de décors possibles, je pense que c’est ça qui attire.

La venue d’équipes de tournages tout au long de l’année bénéficie ainsi potentiellement à toute l’Eurométropole. “Cela participe à l’attractivité et au rayonnement de notre territoire, constate Murielle Fabre. Ça le fait connaître, mais c’est aussi une force économique et sociale. L’accueil de ces équipes fait travailler des gens du secteur et les fait monter en compétences. Économiquement, cela a aussi un impact puisqu’il faut accueillir les équipes de productions dans les hôtels, les restaurants. C’est non négligeable.

C’est donc non sans une petite pointe de fierté que l’élue devrait aller voir “La revanche des Crevettes Pailletées”, même s’il faudra être très attentifs pour y reconnaître les lieux strasbourgeois. “On a ce plaisir de se dire que c’est chez nous, même s’il n’y a qu’un panel de gens qui le savent”, conclut Murielle Fabre.

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*Article soutenu mais non relu par la Ville de Strasbourg

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