L’été approche, et avec lui l’espoir de retrouver progressivement nos vies d’avant. Culture et consommation se déconfinent sous différentes étapes, mais il reste la question des voyages. Concrètement, où et comment pourra-t-on voyager cet été ? Entre pass sanitaire européen, zones d’ombres et envie d’ailleurs, on fait le point.



Le passeport sanitaire européen, entre liberté de circuler et questions qui demeurent

C’est sans doute la plus grosse information concernant les voyages que vous ferez cet été : à partir du 1er juillet prochain, un passeport sanitaire européen entrera en vigueur. Son but principal : faciliter les déplacements au sein de l’Union européenne en harmonisant les règles d’accès. Qu’est-ce que cela signifie ? Très concrètement, avec votre pass sanitaire français, dont on vous parlait ici, vous pourrez voyager dans les 27 États-membres de l’Union européenne. Rappelons que le pass sanitaire fonctionnera selon trois possibilités :

  • la preuve d’un test négatif RT-PCR ou antigénique ;
  • le certificat de rétablissement du Covid ;
  • le certificat de vaccination, où il faudra être vacciné deux fois, sauf pour le vaccin Johnson & Johnson, qui ne nécessite qu’une seule injection.

Vous pourrez stocker tout cela sur votre smartphone, via TousAntiCovid, mais vous pourrez également demander les justificatifs papier. En outre, concernant les vaccins, les États-membres de l’Union devront reconnaître les vaccins homologués par l’Agence européenne des médicaments, soit : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Pour ceux qui ne seraient pas vaccinés et qui compteraient se faire tester, attention au prix si vous décidez de le faire dans le pays visité : en effet, si en France les tests sont gratuits, ce n’est pas du tout le cas dans d’autres pays de l’UE, comme l’Espagne, l’Allemagne ou la Croatie. Une problématique monétaire à prendre en compte avant de se laisser aller au farniente.

Enfin, la dernière question qui se pose par rapport à ce passeport sanitaire européen reste celle des quarantaines à l’entrée du pays que vous souhaiterez visiter. Pour le moment, les États-membres restent souverains quant à leur décision, mais des demandes sont faites au sein de l’UE afin de permettre aux vaccinés de ne plus passer par les dispositifs de quarantaine, comme le rapporte Le Figaro. Il semblerait que ce soit en bonne voie, puisque selon L’Obs ce vendredi 4 juin, les Européens vaccinés pourront entrer en France sans test PCR à partir du 9 juin.

© Nicolas Kaspar/Pokaa


Des voyages en dehors de l’Union européenne aux conditions encore floues

Si pour les voyages au sein de l’UE, le cadre général est déjà bien posé, il y a de nombreuses zones floues pour partir au-delà de nos frontières européennes. Il y aura sans doute un début de réponse à partir du mercredi 9 juin prochain, date à laquelle les États-membres devront établir la liste des pays extra-européens dont les ressortissants pourront entrer librement dans l’espace européen, comme l’a déclaré le 23 mai le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, repris par L’Express.

Comme un bon feu tricolore qui se respecte, il y aura trois catégories de pays, suivant un code couleur : vert, orange et rouge. La première permettra de venir en Europe « sans aucune difficulté sauf des contrôles sanitaires minimums », a précisé Jean-Yves Le Drian dans l’émission « Le Grand Jury » des médias RTL, Le Figaro et LCI. La seconde recensera les pays dont ceux qui souhaiteront aller en France ou dans l’UE devront avoir reçu un « vaccin reconnu » par l’UE, soit ceux cités au-dessus. Enfin, la couleur rouge comporte pour l’instant l’Inde, le Brésil et l’Argentine, soit des pays où des variants circulent très fortement, et où les contraintes d’accès seront « extrêmement fermes ».

© Coraline Lafon

C’est important de savoir cela, sachant que la France demandera très probablement la réciprocité des mesures d’accueil selon la liste qu’elle établira. En d’autres termes : si les États-Unis se trouvent sur la liste verte, la France demandera le même traitement pour ses ressortissants, donc nous. Une décision fondée sur le bon sens, comme l’a déclaré sur France 2 le 12 mai dernier Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes : « C’est une question de justice et de bon sens. Les Européens ne comprendraient pas qu’on fasse venir des touristes américains ou autres chez nous et qu’on n’ait pas le droit d’y aller ».


Les perspectives de vacances à l’étranger sont encore un peu floues aujourd’hui, mais les réponses ne devraient plus trop tarder à tomber. N’hésitez pas à suivre le site des Conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères pour les conditions d’accès régulièrement mises à jour. Et si jamais l’étranger semble trop contraignant, souvenez-vous que l’Alsace a de très belles destinations à découvrir.

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