Sur les groupes Facebook strasbourgeois, c’est un sujet qui fait de plus en plus parler : les « Rencontres de quartier » mises en place par la nouvelle municipalité. Des événements qui permettent des temps d’échange entre habitant(e)s et élu(e)s dans plusieurs secteurs de la ville. L’idée ? Favoriser la démocratie locale. On fait le point.
Le 27 mai, Céline Geissmann, en charge de la ville éducative et adjointe en charge du Conseil des XV, Orangerie, Marne, Forêt-Noire, inaugurait les « Rencontres de quartier ». Sur la place Arnold, plusieurs dizaines d’habitant(e)s étaient au rendez-vous d’après les photos et « plus de 200 contributions ont été recueillies », selon l’élue. Sur Facebook, elle précise : « Nous nous mettons désormais pleinement au travail pour les traiter et y apporter des réponses. »
Un nouveau fonctionnement, qui compte bien mettre les élu(e)s de quartier sur le devant de la scène, contrairement au mandat de Jeanne Barseghian.
« Un moment ouvert à toutes et tous »
Ces « Rencontres de quartier » permettront, selon le service presse de la Ville de Strasbourg, « aux habitants et commerçants d’échanger directement avec leur adjoint ». Au programme ? Poser des questions, faire remonter des suggestions, préoccupations ou attentes concernant la vie quotidienne dans « un moment ouvert à toutes et tous ».
Des rendez-vous qui montrent l’envie de la nouvelle municipalité, plus d’un mois après l’élection de Catherine Trautmann, de travailler sur la démocratie locale. « Ces rencontres régulières s’inscrivent dans une volonté de renforcer le dialogue entre les habitants, les élus et les services publics, au plus près du terrain et des réalités vécues », précise le service presse.
Robertsau, Conseil des XV, Petite France : quels quartiers concernés ?
Sur Facebook, Céline Geissmann donne déjà rendez-vous aux Strasbourgeois(es) le 10 juin à 18h place Albert-1er. Au programme ? Une déambulation autour du parc Rotterdam.
En parallèle, d’autres rendez-vous officiels avec des élu(e)s sont déjà au programme.
Deux rencontres sont organisées avec Arieh Adida, adjoint des quartiers Tribunal, Vosges-Contades, Grande Ile et Petite France :
- Le mardi 2 juin à 18h dans le secteur Baldung Grien – Kablé : l’élu ira notamment à la rencontre de plusieurs établissements, dont des commerces et des écoles. Ce temps est pensé pour discuter des aménagements du secteur.
- Le mercredi 3 juin à 18h sur la place Grimmeissen : il rencontrera les habitant(e)s de la place.
Ça sera ensuite au tour de Pierre Jakubowicz, adjoint à la culture, en charge des quartiers de la Robertsau, de la Cité de l’Ill, du Wacken et du Tivoli :
- Le mercredi 3 juin à 18h30 : le rendez-vous sera consacré aux aménagements de la rue et du secteur Mélanie, qui avait fait polémique l’année dernière suite à des travaux. Pour y participer, il faudra aller à l’angle de la rue Kamm et de la rue Mélanie (ou au 119 rue Boecklin en cas de pluie).
- Le samedi 6 juin de 10 à 12h : une « Rencontre du marché » est prévue sur celui de la Robertsau, place du Corps-de-Garde.
Sur Facebook, Pernelle Richardot, adjointe au commerce et en charge des quartiers Neuhof, Stockfeld et Ganzau, annonce également plusieurs rencontres après une première au Neuhof. Le 18 juin dans le quartier Polygone, le 1er juillet rue des Sapins au Stockfeld et une dernière, sur les questions de sécurité, avec Arieh Adida, place Saint-Ignace avant le 14 juillet.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette page.
Sur les groupes Facebook, deux questions émergent quant à ces rencontres : seront-elles proposées tout au long du mandat ? Et quelle sera l’équité territoriale ?
Contacté, le service presse précise que « l’idée est de proposer les ‘Rencontres de quartier’ dans toute la ville ».




Étonnant de voir ces rencontres traitées si positionnement malgré leur aspect clientéliste et dont les différentes photos montrent une moyenne d’âge bien éloignée de la sociologie strasbourgeoise
La démocratie Facebook, en voilà une idée bien étroite de la démocratie.
Pour le moment, ça ressemble plus à de la démagogie…
Étonnant de parler de « démocratie locale » pour définir une opération de recueil de doléances de nature très diverses et pour beaucoup très individuelles., certes sur le terrain. Il me sembkait que la démocratie locale c’est plutôt élaborer ensemble des projets, prendre des décisions partagées en vue de l’intérêt général . Mais bon, la confusion du vocabulaire, c’est vieux comme la démagogie.