En 2021, la Ligne pour la protection des oiseaux (LPO) Grand Est a élu la cigogne blanche oiseau de l’année. L’occasion pour ses défenseurs de la biodiversité de compter le nombre d’individus présents localement et leur répartition sur le territoire. Et pour arriver à leurs fins, les membres de l’association comptent sur les Strasbourgeois.ses pour endosser le rôle d’observateurs et repérer les cigognes blanches qu’ils apercevront sur leur chemin.


Chaque année, la LPO Grand Est met à l’honneur un des oiseaux de la région pour se concentrer sur l’évolution de ses populations et la façon dont elles sont réparties sur notre territoire. En 2019, c’était le grèbe huppé avec son étrange crête au style punk qui avait été choisi par l’association. Cette année 2021, c’est l’oiseau le plus symbolique d’Alsace qui a été choisi puisque qu’il s’agit de la cigogne blanche.


La cigogne blanche, cette survivante

Si elle n’est pas passée loin de l’extinction dans les années 70, le renforcement des populations de cigognes blanches a permis à l’oiseau de se remplumer, et de se réinstaller durablement en Alsace. Au point même, d’en devenir l’un des animaux les plus communs et en parvenant à se nicher dans le cœur de nombreux Alsaciens.

Au cours des 50 dernières années, le nombre de cigognes blanches présentes en Alsace a pas mal évolué. Et le dernier inventaire réalisé par la LPO Alsace datant de 2004, il était grand temps de faire une petite mise à jour. L’objectif de cette vaste campagne d’observation est donc d’obtenir une estimation la plus précise possible des populations nicheuses, autrement dit des individus qui se reproduisent en Alsace. Et pour ce faire, il n’y a pas d’autre solution que de les repérer et les compter. Et pas besoin d’être ornithologue confirmé pour repérer le célèbre échassier. Tout le monde est capable de le reconnaître grâce à son long bec rouge et son plumage noir et blanc.

© Bastien Pietronave


Comment participer à l’enquête ? 

Les cigognes pondent normalement dès la mi-mars et jusqu’à mi-avril. Les observateurs volontaires peuvent donc déjà se mettre à la recherche de nids occupés, en scrutant la cime des arbres ou les toits et cheminées des bâtiments. Une chose est sûre, il faut avoir le réflexe de lever les yeux vers le ciel. Une fois l’occupation du nid vérifiée, il faudra retourner au point ou aux différents points repérés entre début juin et fin juillet, lors de la période d’envol des jeunes, pour confirmer que la nidification a été une réussite. Pour faciliter les recherches des plus aventureux, la LPO Alsace conseille par exemple de questionner les habitants d’un quartier ou d’un village, ou même de se renseigner auprès de la mairie.

© Pokaa

Lorsque l’observateur est sur place, il doit compléter une fiche de terrain sur laquelle il devra préciser la localisation précise du nid, le support sur lequel il est installé (pylône, arbre, bâtiment, etc.), si la reproduction est réussie et le nombre de jeunes prêts à l’envol. Pour assurer le suivi de l’enquête, des responsables départements sont désignés, mais dans le Bas-Rhin, plusieurs coordinateurs ont également été associés à chaque communauté de commune. Les données doivent donc être communiquées au responsable de la communauté de commune où les observations ont été réalisées, et si possible sur la base de données de www.faune-alsace.org, ou via l’application NaturaList. Pour les ornithologues en herbe qui voudraient s’investir davantage, d’autres missions plus précises peuvent aussi être confiées aux volontaires.

Les détails du protocole à suivre et un exemplaire de la feuille de terrain sont disponibles juste ici ! 
Et pour participer à l’observation il suffit de contacter Yves Muller, le responsable du Bas-Rhin à l’adresse suivante : [email protected]

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