Chez Pokaa, ces derniers temps, on vous a encouragés à nous demander ce que vous aimeriez savoir sur Strasbourg. Ainsi sont parus les articles sur la Maison rouge, les deux verrières de Gare et Homme de Fer, le passé portuaire du quartier Malraux, les noms mystérieux de l’Unistra ou bien encore la façon dont on prononce « Broglie ». Mais on nous a aussi carrément demandé d’évoquer un quartier en entier : celui de la Montagne Verte. On a donc arpenté les rayonnages de la BNU, sondé les fonds des Archives et enfourché notre bicyclette pour vous emmener dans un voyage historique et géographique au sein d’un faubourg particulièrement atypique.

Une situation géographique particulière

Atypique, Montagne Verte l’est assurément. Et ce à plus d’un titre. C’est un quartier composite, fait de cours d’eau, de petites îles, de rails, de tours d’immeuble, de ponts et d’une magnifique bretelle d’autoroute.

Disons d’abord un mot de sa situation : Montagne Verte, c’est un espace un peu informe, assez étroit, un peu coincé entre deux autres quartiers ; Koenigshoffen au nord et Elsau à l’est. C’est un espace transitoire qui fait le lien entre le centre-ville et les villes de Lingolsheim à l’ouest et d’Ostwald au sud. Il n’est d’ailleurs traversé que de deux axes majeurs : la rue d’Ostwald qui mène à… Ostwald et qui est perpendiculaire à la route de Schirmeck, axe historique, qui conduit tout droit à… Lingolsheim (oui y a un piège). Les deux étant liées par la place d’Ostwald qui, disons-le clairement, n’est pas la place la plus sexy de Stras ‘.

Capture d’écran Google Map

Montagne Verte a longtemps été confondue et imbriquée avec l’Elsau à l’époque où les deux formaient le faubourg Saint-Arbogast (on y reviendra). Même si la rue de la Montagne Verte est en partie sur la zone Elsau, ces deux quartiers ont aujourd’hui leur vie propre, séparés géographiquement par l’Ill. Parlons-en de l’Ill, car avec la Bruche, l’Ostwalder Graben et le Muhlbach, elle a de tout temps façonné l’ambiance de ce quartier, partagé entre eau et verdure sur rives. D’ailleurs c’est aussi un cours d’eau, le canal de la Bruche, qui délimite, conjointement à la ligne de chemin de fer, la bordure nord avec Koenigshoffen. Bord de l’Ill, canal de la Bruche; on l’a compris Montagne Verte, malgré des coins très urbanisés, est encore aujourd’hui un lieu propice à la balade à vélo ou à pied. C’est là une vocation très ancienne que le quartier n’a pas tout à fait perdue.

L’Ill depuis la passerelle de l’Illhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Après la géographie, l’Histoire

Saint Arbogast (dessin de Léon Schnug, 1909)

Car oui, son nom de Montagne Verte ne vient pas de nulle part – même si ce qualificatif de « montagne » ne cesse de surprendre puisque le quartier est plat de chez plat. Ce nom n’est pas si ancien. Il date du XVIIIe siècle. Auparavant, le quartier s’appelait faubourg Saint Arbogast. Voilà peut-être un nom qui vous dira quelque chose. Arbogast fut au VIIe siècle l’un des premiers évêques de Strasbourg. C’est à lui qu’on doit la pose de la première église qui deviendra par la suite la cathédrale. Et si son nom est longtemps resté attaché à ce coin, c’est qu’il s’y retirait souvent pour prier et méditer. Il y bâtit même une chapelle. À sa mort l’endroit devint sans surprise un lieu de pèlerinage.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’à cette époque, Strasbourg, qui était née comme camp romain quelques siècles plutôt, était une ville, certes importante, mais minuscule en termes de superficie comparée à aujourd’hui. Surtout, la Grande Île était fortifiée. Ce qui veut dire qu’aller à Montagne Verte, c’était aller hors les murs, à la campagne, dans une forêt. D’ailleurs la destinée du faubourg allait être de rester très longtemps en marge du développement de la ville. On vous expliquera pourquoi.

Plan de Strasbourg au XVe siècle: on y voit clairement les fortifications et au-delà l’Ill et Montagne verte sur la gauche

Pendant ce temps, la chapelle fut remplacée par une église au XIe siècle, à laquelle on accola un couvent. Comme souvent, quelques habitations vinrent ensuite se greffer autour afin de créer un petit faubourg. Mais être hors les murs signifie être en proie à un perpétuel danger. Car lorsque des troupes ennemies ou des brigands venaient rôder du côté de Strasbourg (ce qui ne manqua pas d’arriver à plusieurs reprises durant le Moyen Âge), s’ils leur étaient impossible de franchir les remparts, ils avaient en revanche tout loisir de se faire plaisir en zigouillant et pillant tout ce qui traînait extra muros.

Dessin de Paul Reiber
Dessin de Paul Reiber

Ce fut d’ailleurs pour des raisons militaires que la ville décida finalement de faire raser, et l’église et le mini-faubourg, entre le XVe et le XVIe siècle. Il fallait faire place nette, dégager ce qu’on appelle le glacis, à savoir ce large terrain complètement à découvert afin de pouvoir tirer au canon sur l’ennemi sans qu’il puisse se planquer derrière un mur, un talus ou un arbre.

On va alors construire un unique ouvrage mais qui va longtemps caractériser le quartier : la Tour Verte (Grüne Warte), fameuse tour de guet au pied de laquelle s’accolera une tout aussi fameuse auberge qui résista jusqu’en 1974 (et fut remplacée par la fameuse station-service à l’entrée de la route de Schirmeck). On trouve là aussi la seule hypothèse quant au nom de « montagne » verte : on dit que ce serait à cause des très nombreux peupliers qui s’agglutinaient autour de la tour de guet qui créait un jeu d’optique qui pouvait laisser croire à une colline lorsqu’on venait du sud.

L’Auberge de la Tour Verte….
…et la station-service qui l’a remplacée aujourd’hui (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Île Gutenberg (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

[On a parlé d’Arbogast. Mais ce n’est pas le seul bonhomme à avoir marqué de son empreinte le quartier. L’île Gutenberg (qui n’a plus d’île que le nom) est un endroit un peu connu, mais bien caché quand même. Elle doit son nom à la stèle dédiée au célèbre imprimeur. On dit que c’est ici, en 1420, alors qu’il débarquait de Mayence, que Gutenberg installa son atelier afin de concocter le premier livre imprimé (une bible) en secret. Le nom de la rue des Imprimeurs témoigne également de ce passé. Notons aussi que longtemps, les travailleurs du livre venaient fêter le 24 juin la Saint-Jean (du prénom de Gutenberg) ici, arrivant en bateau depuis le centre-ville.]

Île Gutenberg (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Un changement majeur pour l’évolution du quartier s’opéra au XVIIe siècle. En effet, en 1681, Louis XIV fit une entrée conquérante dans Strasbourg et décida de son annexion au Royaume de France. Changement de perspective total ! L’ennemi n’est plus suspecté de venir de l’ouest mais de l’est ! Les regards se détournent des Vosges pour se fixer désormais sur le Rhin.

Le faubourg Saint-Arbogast, abandonné depuis trois siècles, va donc pouvoir renaître de ses cendres… sous un autre nom : Montagne Verte. On ne sait pas bien si le nom de Saint-Arbogast avait purement et simplement été oublié, mais c’est en tout cas sous ce nouveau nom qu’une série de peintures est faite des lieux au XVIIIe siècle.

La construction du « canal Louis » (ancien nom du canal de la Bruche) qui permettait de transporter des matériaux de construction depuis Molsheim apporta en prime une petite population de bateliers. Pour autant, le quartier resta encore une fois en marge du tumulte de la ville et la forêt retrouva ses droits entre les méandres des rivières.

En 1834, la construction du canal du Rhône au Rhin à l’ouest coupa la zone de Montagne Verte de celle en pleine expansion du Neudorf. Cette délimitation avec les autres quartiers fut accentuée en 1841 par la création de la ligne de chemin de fer Strasbourg-Bâle qui sépara clairement ce faubourg de celui de Koenigshoffen au nord.

Eglise Saint-Arbogast (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Mais c’est toutefois au cours de ce XIXe siècle que le faubourg va progressivement se peupler. Très lentement, mais sûrement. Son évolution est parallèle à celles des autres faubourgs de la ville mais elle restera beaucoup plus modérée comparée à celle de Neudorf, du Neuhof ou de Koenigshoffen. C’était d’ailleurs le quartier le moins peuplé en 1900. Mais de quelques dizaines d’habitants au début du siècle, Montagne Verte en comptera quand même environ 2500 en 1900 puis plus de 4000 en 1910. Il est alors temps de construire une église pour ses paroissiens ! Mais l’endroit étant facilement inondable, il est impossible de construire définitivement en dur. Tant pis, on la fera en pans de bois à colombages. En voilà une église atypique ! Évidemment, elle prit le nom de Saint-Arbogast dont elle conserve même une relique (une parcelle du crâne).

Carte postale de 1912

De fortifications à lieu de promenade et de navigation

Après la Première Guerre mondiale, les fortifications sont déclassées. On détruit alors les portes des remparts qui entravaient la circulation et l’extension de la ville. Le glacis, cette « ceinture verte », devint alors lieu de promenade. D’ailleurs si on y trouve plus d’habitants, le quartier n’en reste pas moins un îlot de verdure qui va devenir le lieu apprécié de nombre de citadins. On vient donc le dimanche en famille ou entre amis, prendre l’air, faire un peu de barque et se restaurer dans une des multiples auberges qui ouvrent progressivement. Franchement ; qui résisterait aux plats de poisson grillés, bière à la main, à l’ombre des arbres et des tonnelles et au son des orchestres populaires ?

carte postale vers 1900

C’est à cette époque que Montagne Verte devient le lieu privilégié des canotiers et des amateurs de sports nautiques (suffit de voir le nombre de clubs créés à cette époque : le Rowling club en 1879, l’Ill-Club en 1884, le Stella en 1887). Aujourd’hui perdure encore en partie cette activité autour des îles Weiler et Stella (par exemple le Cercle d’Aviron de Strasbourg installé depuis 1911). On pouvait également y venir depuis le centre-ville car un bateau-mouche, le « Verdun », assurait la liaison, ainsi que le tout nouveau tramway mis en service en 1900. On pouvait même y pratiquer la natation grâce aux bains de rivière insaturés en 1861 le long de l’actuelle piste cyclable du Herenwasser et abandonnés en 1971 à cause de la pollution grandissante de la rivière – un comble pour une installation qui avait pour moisson de redonner la santé aux citadins !

>> A lire aussi: Bonne nouvelle : se baigner dans l’Ill va redevenir possible à Strasbourg

Île Stella (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

[Après Arbogast et Gutenberg, complétons la « sainte trinité » de la Montagne Verte avec le portrait de celui qui donna son nom (plus exactement son surnom) à l’une des îles : Coléo, de son vrai nom Ferdinand Reiber. Naturaliste et bibliophile, ce dernier invitait ses amis artistes, poètes, intellectuels un peu bohèmes (qu’il appelait « le Cercle vicieux ») à se retrouver sur cette île. À son décès, il légua l’île à la ville en lui faisant promettre d’y installer une stèle en l’honneur de Gutenberg. Ce qui fut fait. Peut-être même trop consciencieusement puisque l’île perdit son nom de Coléo au profit de Gutenberg… En 1992, un buste du maître des imprimeurs vint compléter le tableau.]

dessin de l’île Coléo par Paul Reiber

La suppression du tramway en 1955 coïncida avec le relatif déclin du quartier. Arriva le règne de l’automobile. On put alors aller pique-niquer plus loin de la ville. Mais pour cela il a fallu des infrastructures. Montagne Verte les subit de plein fouet avec le passage en 1965 au-dessus de sa tête de l’autoroute A35 avec son entrelacs de bretelles et de piliers bétonnés. Voilà un bien étrange endroit, sorte de zone indéfinie à cheval sur Montagne Verte et Elsau, qui la nuit peut paraître un peu glauque mais qui le jour a son charme, entre stèle Gutenberg, ponts autoroutiers, baraque dans son jus et amas de bateaux.

capture d’écran sur géo-portail afin de bien visualiser le lacis des bretelles autoroutières au-dessus des quartiers Montagne-Verte/Elsau
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Parallèlement, les années 60 furent aussi celles des grandes opérations immobilières. De 6 000 habitants au début des années 50, le faubourg en compta 16 500 en 1975 ! Forcément les espaces verts déclinèrent, la circulation augmenta. Les promenades disparurent, les restaurants avec. Le quartier perdit forcément de son charme et devint moins prisé des promeneurs. Il devint par contre, un lieu de résidence important, partagé entre tours d’immeuble et lotissements de pavillons. Le cœur de quartier se déplaça progressivement de la route de Schirmeck vers la route d’Ostwald avec la construction de l’église du Sacré-Cœur, du centre culturel et de la mairie de quartier.

L’Eglise protestante Saint-Jean (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
L’Eglise du Sacré-Coeur (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Centre socio-culturel (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Seul écrin de verdure conservé et aménagé à l’époque : le parc Eugène Imbs qui reste, il est vrai, encore agréable aujourd’hui.

Parc Eugène Imbs (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Mais comme on le disait en préambule, la vocation première du quartier, entre navigation sur l’eau et balade sur les berges n’a pas totalement disparu, bien au contraire. Les canoës, avirons et autres bateaux de plaisance sont encore bien présents sur les eaux de l’Ill. Les abords de la rivière sont restés propices à la balade à pied et à vélo. Les jardins familiaux participent également au caractère vert, ainsi que le PNU (Parc Naturel Urbain) venu consolider en 2010 cet aspect afin de mettre en valeur ce patrimoine naturel.

Quartier des foulons (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

Montagne Verte est donc un quartier qui mélange allègrement béton et verdure, goudron et cours d’eau, logements sociaux et pavillons individuels, tram’ et chemin de fer, ponts et canaux. Un quartier fait de contrastes, profondément remodelé depuis les années 60 sans avoir perdu complètement son charme d’antan. Même si on y vient plus pour la guinguette, il est toujours bon de se laisser guider par ses méandres, à pied, à vélo ou en bateau.

Pour en savoir plus:

Le Tunnel de la Laiterie qui marque le passage entre le centre-ville et Montagne-Verte (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
L’arrêt de tram’ « Montagne Verte » (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
La route de Schirmeck et son urbanisme disparate et assez laid (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
La route de Schirmeck et son urbanisme disparate et assez laid (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
« Au nid de cigognes », pavillon de l’exposition d’industrie et d’artisanat de 1895 déplacé route de Schirmeck (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le Muhlbach à l’entrée du quartier, le long du parc Eugène Imbs (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
La Bruche passe en dessous de la route de Schirmeck (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
L’Ostwalder graben et la mare aux grenouilles qui marquent la limite entre Montagne Verte et Ostwald (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
L’Ill au niveau du quai du Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le pont Jost Haller enjambe l’Ill (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Le pont Jost Haller et le tram’ qui file vers l’Elsau (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Barque amarrée sur l’île du Murhof (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
L’écrin de la rue des Foulons (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Passerelle cyclable au dessus de l’Ill au niveau des bretelles de l’autoroute (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
« Magnifique » panorama en dessous des ponts autoroutiers (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Un pylône électrique qui vient agrémenter le paysage du quartier des canotiers (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)
(© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Îles Weiler et Stella (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Aire de jeu Laennec (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Île Gutenberg (© Florian Crouvezier pour Pokaa)
Combat entre un cygne et un ragondin sur l’Ill (© Florian Crouvezier pour Pokaa)

6 COMMENTAIRES

  1. Merci pour cet excellent article qui m’a permis de revisiter le quartier de mon enfance, le quartier où j’ai vécu de 5 à 18 ans.
    J’ai sillonné le quartier en long et en large, à pied d’abord, avec le Solex d’une de mes soeurs aînées plus tard.
    L’été nous allions nous baigner à l’étang du Bohrie, une gravière exploitée en fait, comme l’étang du Gérig.
    Je me souviens aussi du bain de rivière, le Herrenwasser, l’eau y était glacée…
    Je me souviens d’une ferme route de Schirmeck avec des vaches laitières. Les riverains allaient y chercher du lait frais.
    Je me souviens de l’usine Danone, j’y ai même travaillé quelques mois.
    Les terrains vagues à l’entrée d’Ostwald étaient pour nous des terrains de jeux. Un cirque venait s’y installer parfois.
    Tout est surbâti aujourd’hui.
    Je me souviens d’un collège, pro je crois, en face du parc Eugène Imbs, démoli depuis.
    Que de souvenirs qui remontent en effet…
    Merci !

  2. Très bon article sur ce quartier largement méconnu, merci pour ce beau reportage!
    Le long de l’ill, le canal de la Bruche et le PNU sont des endroits de nos jours encore très agréable.
    J’ai juste un doute sur le motif des colombages de l’église Saint-Arbogast. D’après d’autres sources c’était plutôt pour des raisons militaires que l’église a été construite à colombages pas parce que le secteur était inondable. Les colombages devaient permettre une démolition rapide en cas de conflit et dégager le terrain (comme c’était par exemple le cas pour le secteur Saint-Urbain à Neudorf).
    https://www.archi-wiki.org/Adresse:Eglise_Saint_Arbogast_(Strasbourg)

    • Bonjour Fabien. Merci pour ce retour. Ça me semble effectivement être une bonne hypothèse au vu du contexte historique. De mon côté, j’ai vu plusieurs photos d’époque où l’église avait les pieds dans l’eau, ce qui m’avait conforté dans ma première idée. Mais il serait intéressant d’avoir le fin mot!

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