L’Australie est depuis plusieurs mois maintenant ravagée par des incendies détruisant faune et flore sur leur passage. Face à la catastrophe qui s’abat sur le continent, nombreux sont ceux qui sont touchés par les images choc des animaux brûlés et des sols calcinés. Mais à près de 15 000 km, comment soutenir les Australiens dans cette catastrophe ? Quelques cagnottes existent bien, pour ceux qui sont prêts à faire un don, mais le sentiment d’impuissance guette pas mal d’entre-nous. À Strasbourg, elles sont quelques tricoteuses à se mobiliser et dégainer leurs aiguilles pour confectionner des poches pour les marsupiaux devenus orphelins.


C’est Karen, une jeune tricoteuse d’origine islandaise qui est à l’initiative de cette action. En Islande, la pratique du tricot est bien plus répandue qu’en France. Dans son pays natal, Karen faisait partie d’un groupe de tricot composé d’une centaine de membres. Et ce sont justement ses anciennes consœurs qui l’ont informé du besoin de certaines structures australiennes en poches confortables afin de prendre soin des marsupiaux blessés ou ayant perdu leur mère. La jeune femme s’est donc empressée de communiquer l’information à son groupe de tricot strasbourgeois.

Si les membres du groupe se retrouvent toutes les deux semaines depuis maintenant près de dix ans (d’abord à l’Artichaut, puis au Snack Michel et aujourd’hui à l’Art Café du Musée d’Art Moderne), Karen a rejoint le groupe d’amies de longue date depuis seulement trois mois. Autour de la table et entre les pelotes et les aiguilles, on retrouve plusieurs femmes de tous âges qui vantent les bienfaits du tricot pour “se détendre et se vider la tête”.

© Caroline Alonso
Le groupe de fidèles tricoteuses strasbourgeoise.


À quoi des poches peuvent-elles bien servir ? 

Mais alors qu’est ce que les associations australiennes vont bien pouvoir faire de milliers de poches tricotées à la main ? C’est bien simple, le continent comptabilise deux tiers des marsupiaux qui résident sur notre planète. Au cours des premiers mois de leur vie, les bébés sont nourris par leur mère à travers une poche ventrale qui contient des mamelles en son sein. L’objectif des associations, c’est donc d’essayer de reproduire le plus possible ces conditions naturelles afin qu’ils puissent poursuivre leur croissance normalement.

© Tiva Youlden sur le groupe Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild

Le groupe Facebook Animal Rescue Craft Guild qui permet de coordonner l’action entre les tricoteurs.euses du monde entier et les associations locales comptabilise à ce jour plus de 45 000 abonnés. Karen s’attelle donc à traduire les informations communiquées en anglais sur la page, au reste du groupe de tricoteuses. Pour le moment, elles sont sept à participer à l’action. 

© Tiva Youlden sur le groupe Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild


Recommandations et formats standards à respecter

Ces poches toutes douillettes se destinent à accueillir tout types de marsupiaux, comme des bébés kangourous, des koalas, des wombats ou encore des quokkas. Les participantes sont invitées à utiliser de la laine naturelle pour leurs réalisations (comme du bambou ou du coton par exemple) afin d’obtenir le toucher le plus doux possible pour ne pas irriter certains animaux dont la peau serait brûlée. 

© Danielle Seach Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild
Des petits wraps de bats ❤
© Danielle Seach Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild

Plusieurs types de formats sont demandés comme une sorte de petit nid ou encore des poches classiques. Les détails techniques sur les différents modèles sont précisés en anglais sur le groupe et sur cette fiche explicative.


Mais où et comment envoyer les poches ?

Pour envoyer le précieux colis, Karen a prévu une logistique bien particulière. La jeune femme travaille dans une société au sein de laquelle elle côtoie plusieurs collègues australiens. Ceux-ci doivent régulièrement faire les aller-retour en avion entre Strasbourg et leur pays d’origine. L’occasion était donc toute trouvée ! Karen rassemblera tous les lainages confectionnés, afin qu’ils effectuent le voyage dans les valises de ses collègues.

© Danielle Seach Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild
© Danielle Seach Facebook Animal Rescue Collective Craft Guild

Les tricoteuses strasbourgeoises ont déjà confectionné une quinzaine de pochons, mais comptent prendre encore un peu le temps d’en tricoter davantage avant de les envoyer au moment opportun. Karen précise : “Pour l’instant en Australie, il est interdit de les envoyer directement à un refuge ! Il faut d’abord les envoyer à des centres logistiques qui les redirigent ensuite vers les associations. Elle ajoute : “Là, j’ai vu qu’ils demandaient une pause dans les envois, car les centres sont pleins et doivent d’abord tout redistribuer. Ils avaient déjà fonctionné comme cela en décembre et avait repris juste ensuite. Mais c’est bien, ça nous laisse plus de temps pour tricoter !”


Si vous voulez tricoter au côtés de Karen, ou bien simplement obtenir davantage d’informations, vous pouvez contacter le groupe via ce blog.

4 COMMENTAIRES

  1. Bonjours une associassions à Toulouse fait la même chose que vous, vu sur c8 au journale de 13h .a parement il en on déjà envoyer et le font régulièrement peu être cela pourra vous aider pour tous ce qui concerne la logistique

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