Du cinéma indépendant projeté en 16mm et deux soirs de concerts au Molodoï : c’est la deuxième édition du festival Hintergrund du 20 au 23 novembre.

La deuxième édition du Festival HINTERGRUND alliera cette année cinéma et concerts, puisque de nombreux groupes de musique strasbourgeois succéderont aux 18 courts-métrages «expérimentaux et différents» projetés au Molodoi. L’association Burstscratch, organisatrice de l’événement, ouvrira le festival à l’institut Lebel ce mercredi 20 novembre en présentant 5 films issus de son « laboratoire artisanal». Le festival se clôturera samedi soir par une séance spéciale au cinéma Star.

Le festival Hintergrund aurait pu s’appeler le SUFF (Strasbourg Underground Film Festival), pour faire comme à Lausanne le LUFF ou comme à Marseille le MUFF. Mais avec le goût de l’accent local, les camarades de l’association Burstscratch ont transformé underground en hunterground… Une faute de frappe plus tard est apparu Hintergrund. Ce nom interlope pour l’événement phare de Burstscratch coïncide au final parfaitement avec l’esprit de cette association d’artistes cinéastes, puisque hintergrund signifie «arrière-plan» chez nos voisins allemands. Pour Oscar Hache, l’un des organisateurs, l’hintergrund est la place à laquelle le film indépendant et expérimental est relégué dans le monde de la production cinématographique. Et puis le nom du festival résonne avec la sensibilité artistique du collectif, une importance toujours accordée à « ce qu’il y a tout au fond des images ».

Ce sont des œuvres singulières et atypiques que les organisateurs.trices mettent en lumière une fois par an à Strasbourg, déterminé.e.s à faire exister l’alternative aux grandes plates-formes de diffusion. La sélection de films est d’une grande diversité : ils sont tournés en prise de vue réelle ou fabriqués par travail de la pellicule ; ils durent entre deux à soixante-quinze minutes ; ils sont hyper contemporains comme Histoire de la révolution de Maxime Martinot (2019), ou plus historiques comme Farbtest Rote Fahne de Gert Conrad (1968) ; parfois non figuratifs comme Ere erera baleibu icik subua aruaren, ou au contraire très situés comme tremblements – une bobine collaborative sur les mouvements sociaux des dernières années. Les courts métrages, regroupés en trois séances thématiques, seront projetées en 16mm dans la grande salle du Molodoi en première partie des deux soirs de concerts. Ere erera baleibu icik subua aruaren de José Antonio Sistiaga sera quant à lui présenté au cinéma Star ce samedi 23 novembre en clôture du festival, pour une expérience de soixante-quinze minutes de film entièrement peint sur pellicule.

Le duo détonnant V-randa Fatale sera présent sur la scène du Molodoï vendredi soir

La soirée d’ouverture prévue à l’institut Lebel (Campus universitaire de Strasbourg) ce mercredi 20 septembre dès 17h sera l’occasion de découvrir quelques films produits par les cinéastes de Burstscratch. Cette association strasbourgeoise regroupe une dizaine d’artistes passionné.e.s par la cinématographie sur support photosensible. Pour rendre accessible la création de films originaux sur pellicule, elle dispose d’un laboratoire artisanal de développement ouvert à tous. Elle organise aussi des formations de prise de vue et d’étalonnage notamment à destination des professionnels.

Depuis plus de 20 ans pour certain.e.s, les artistes de Burstscratch explorent les possibilités qu’offre la pellicule argentique. Par leur travail et leur engagement, ils et elles contribuent à la préservation et à la promotion de ce support filmique inégalable – et des multiples pratiques qui en découlent – à une époque qui semble avoir déclaré l’exclusivité du numérique.

Les musiciennes et musiciens qui viendront ont pour lien d’avoir une pratique libre et non conventionnelle de la musique, en découlera une programmation éclectique, souvent à la limite de la performance.

Retrouvez la programmation complète par ici.

Thomas M.

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