Voilà, c’est fini. Après une saison riche en rebondissements en tout genre, le Racing a clôturé sa saison le 24 mai dernier par une victoire à Nantes. Pour tous les passionnés du Racing ou simplement ceux qui veulent revisiter quelques uns des moments forts de la saison de nos p’tits Bleus, je vous livre ma rétrospective de cette magnifique saison 2018/2019. La Ligue donne les trophées UNFP, Pokaa vous propose ses trophées des Kneckes. Garanti 100% choucroute et ballon rond.

Prologue 

Tout d’abord, avant de remettre mes quelques trophées, revenons rapidement sur la saison du Racing en chiffres :

  • Le Racing finit 11ème de Ligue 1, faisant mieux que sa 15ème place l’année dernière
  • Le club a remporté sa troisième succès Coupe de la Ligue – quatre si on compte celle de 1964 – au bout de la séance de tirs au but face à Guingamp. Le Racing jouera donc les tours préliminaires de la Ligue Europa
  • Avec 58 buts marqués, le Racing monte à la sixième place des meilleures attaques de Ligue 1.
Crédit @FEP
  • Les deux meilleurs buteurs du Racing sont Mothiba et Ajorque, avec 9 buts chacun. Si ça ne paraît pas énorme, le Racing sait diversifier ses attaques puisque pas moins de 15 joueurs ont marqué un but cette saison. Dans le 11 « type », seul Mitrovic n’a pas marqué.
  • Kenny Lala est un des tout meilleurs passeurs de Ligue 1 cette saison avec ses 9 passes. D’ailleurs, avec 5 buts en plus pour soigner ses stats, il est le défenseur européen le plus décisif cette saison, juste derrière Joshua Kimmich du Bayern.Munich. Nicht schlecht.

Et enfin quelques stats insolites :

  • Le Racing a réussi à faire licencier deux entraîneurs adverses. La première victime est l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi, licencié après une humiliation quatre buts à un. L’arrivée de Julien Stéphan sera d’ailleurs une bénédiction. La deuxième n’est autre que Thierry Henry à Monaco, terraformée cinq à un par le Racing. Leonardo Jardim est revenu et a réussi à sauver le club de la Ligue 2.
Crédit @Ouest-France
  • À partir de février 2019, le Racing a gagné seulement deux matchs : un contre Reims et le dernier contre Nantes. Certains auront remarqué que je n’ai pas mentionné la victoire contre Guingamp en Coupe de la Ligue. Eh bien ce match est considéré comme nul, puisqu’il s est terminé aux tirs au but. Pour ceux qui pensent que je pinaille, parlez-en à mon pari Winamax.
  • Strasbourg sait toujours faire suer les gros : à la Meinau, le Racing n’a perdu contre aucun membre du Top 4. Bon, on n’a jamais gagné non plus mais je vois le verre à moitié vide. Dans la même veine, le Racing n’a pas perdu cette saison deux fois contre la même équipe.

Désormais, passons à la remise des trophées.

Trophée Kneckes du moment frisson

Dans ma tête, j’ai du mal à départager deux moments : les deux buts d’Ajorque en 104 secondes face à Lyon ou les trois buts en dix minutes face à Bordeaux en demi-finale de Coupe de la Ligue. Mais on va dire que l’enjeu joue en la faveur du retournement de situation face à Bordeaux.

Alors que le Racing est mené contre le cours du jeu face aux Girondins, la triplette magique Ajorque Lala Mothiba va réussir en seulement un peu plus de dix minutes à renverser entièrement la situation. À la 49ème, Lala adresse un centre que Mothiba rate mais Ajorque suit intelligemment et égalise. Six minutes plus tard, une ouverture lumineuse d’Ajorque trouve Lala qui centre sur Mothiba qui trompe le gardien bordelais à bout portant. Enfin, à la 60ème, un coup franc de Lala trouve délicieusement la tête d’Ajorque qui remise pour Mothiba qui s’offre un doublé. Nous voilà à 3-1.

Bordeaux reviendra bien dans le match à dix minutes de la fin, provoquant le stress de toutes les personnes sur leur portable pour acheter des places pour la finale. Mais Strasbourg tient bon et ira à Lille, pour le résultat que l’on sait. Et la panenka de Lienard.

Trophée Kneckes du plus beau match de la saison

Si à mon sens aucun n’a atteint la folie de la victoire contre le PSG l’an dernier ou le maintien contre Lyon, certains matchs du Racing valaient vraiment le détour. J’ai choisi de récompenser un match à domicile, pour l’ambiance qui va avec.

Crédit @FREDERICK FLORIN/AFP

Les victoires à partir de février 2019 se sont faites très rare. Dès lors, celle contre Reims le 3 avril compte triple : c’était la première depuis un bail, elle a suivi directement la victoire en Coupe de la Ligue et le Racing l’a emporté quatre à zéro. La célébration et les tours de terrain avec la coupe avant le match laissait présager un soir de fête, mais on ne l’imaginait pas aussi intense. Un coup de casque de Da Costa juste avant la mi-temps, suivi d’un doublé de Gonçalves, pour finir sur une panenka un peu moisie de Da Costa : la correction était totale, et elle était belle.

On a fini en chantant, en dansant et en sautant. Partageant avec les joueurs notre amour pour ce club et notre fierté d’être là où on en est aujourd’hui.

Trophée Kneckes de la polémique à la con

Très honnêtement la première place revient de droit à tout ce qui s’est passé après le match en Coupe de France face au PSG et la blessure de Neymar. Neanmoins, comme j’en ai déjà bien parlé dans cet article, je parlerai d’autre chose : les supporters sur les réseaux sociaux et dans les tribunes dans les périodes difficiles. Alors je vous vous déjà venir : critiquer les réseaux sociaux c’est tirer sur un éléphant dans un magasin de porcelaine. C’est facile, cruel et ça fait bien plus de dégâts qu’autre chose. Mais j’ai décidé d’en parler parce que je trouve que ça ramène à plusieurs sujets intéressants.

Bahoken, ancien de la maison strasbourgeoise, a aidé Angers à s’imposer à la meinau. Crédit @Foot365

Tout d’abord, cela montre à quel point certains supporters s’habituent très vite au succès. Certes, le Racing était cinquième fin janvier, à la suite d’une série de trois victoires consécutives. Il semblait que rien pouvait arrêter les hommes de Thierry Laurey. Néanmoins ça n’a pas continué et avec le manque de résultats est venu le début des plaintes. Les réseaux sociaux se sont fait chantre de la frilosité supposée du Racing, du manque de motivation des joueurs, des erreurs d’untel ou untel. Bien évidemment ce climat s’est transféré dans les tribunes. Où derrière mon père et moi commentaient des apprentis consultants ; ils avaient d’ailleurs la première qualité : ils ne faisaient que râler.

Un Montpellier conquérant face à un Strasbourg décevant. Crédit @Maxppp

Pourquoi c’était pénible ? Parce que je trouve que ces gens là sont ingrats : je comprends l’attrait du succès et l’envie de voir le Racing jouer les premiers rôles dans une Ligue 1 dominée par l’argent. Néanmoins il ne s’agit pas de perdre le sens des réalités : le Racing n’était pas à sa place fin janvier. La citation : « Ne pas oublier d’où l’on vient » est certes usée jusqu’à la corde avec le Racing, comme l’évocation d’un passé en CFA 2 qui se fait de plus en plus lointain dans les mémoires – alors qu’il n’a finalement que 7 ans. La frustration de ne pas voir son équipe où on l’imagine a quelque peu dégradé l’ambiance, les réseaux sociaux jouant leur rôle de bulle où tout se discute sans réellement d’avis contradictoires. Cependant, et contrairement à l’année dernière, personne ne sifflait dans les tribunes – il faut dire que la victoire en Coupe de la Ligue a donné du crédit à nos petits Bleus et le Kop est toujours aussi bon.

En définitive cette frustration est compréhensible mais elle a tout de même marqué la deuxième partie de saison. À savoir maintenant si la saison prochaine sera du même acabit et de la réaction des supporters. Personnellement je suis pas trop confiant si la saison prochaine n’a pas d’enjeux : le public se lasse et s’énerve vite.

Trophée Kneckes de la jeunesse 

À Strasbourg, la formation a souvent été mise en valeur. Et à juste titre : nombreux sont les très bons joueurs que notre centre de formation a pu faire les beaux jours d’équipes de qualité : Kevin Gameiro, Olivier Dacourt ou encore Morgan Schneiderlin sont des exemples concrets de réussite alsacienne.

Zohi et Fofana, deux jeunes artisans de la très belle saison du Racing. Crédit @Référence14sport

Malheureusement, avec la descente aux enfers, on avait perdu notre centre de formation. Et ce n’est que depuis très peu de temps que ce dernier réussit à sortir à nouveau des joueurs. Il faut remercier l’immense travail des formateurs, des préparateurs physiques – coucou bro – et surtout celui de François Keller. Désormais, la formation alsacienne est à nouveau un des fleurons français.

Anthony Caci face à Reims. Crédit @Mercato365

Caci, Zohi, Fofana, Aaneba, Valentin, Karamoko, Simakan, Zemzemi, tous ceux là ont pu jouer avec le Racing ou simplement être dans le groupe. Dans le tout, Caci est en équipe de France espoirs, tandis que Fofana dispute le Mondial U20 avec la France. On peut même rajouter Sissoko, qui, s’il n’a pas été formé à Strasbourg, joue aussi en Espoirs avec Caci. En un mot comme en cent, la jeunesse strasbourgeoise a de très beaux jours devant elle.

Trophée Kneckes de la plus belle célébration de l’année 

On n’y pense pas toujours mais les célébrations font désormais partie intégrante des matchs de foot. Carrasco qui traverse tout le terrain pour embrasser sa copine en finale de Ligue des champions, Messi qui montre son maillot aux supporters du Real ou encore la story Instagram de Mario Balottelli, la créativité est de mise.

J’aime toujours autant cette image. crédit @Gettyimages

Le Racing n’échappe pas à la règle et le choix n’a pas été facile. J’ai dû choisir avec le cœur : ce sera celle d’Anthony Gonçalves. Si Lienard après sa panenka ou Mothiba pouvaient légitimement prétendre à ce trophée – et seront sans doute très déçus – je voulais récompenser le guerrier de la Mayenne devenu soldat alsacien. Sa célébration pleine d’amour et de rage me touche toujours autant, surtout qu’il pourrait s’en aller prochainement. C’est vraiment l’incarnation du battant, et c’est pour ça que je l’aime.

Si vous voulez voir : Da Costa, Mothiba, Lala, Ajorque et Lienard.

Trophée Kneckes du plus beau but de la saison

Honnêtement, Gonçalves aurait pu gagner ce prix pour sa superbe reprise face au PSG. Tout comme le coup franc de Lala face à Amiens, la madjer de Martinez face à Rennes ou la magnifique frappe de Sissoko et le run solitaire d’Ajorque face à Moncao. Mais un but est souvent injustement oublié dans les meilleurs buts du Racing cette saison, et c’est sans doute parce que c’était lors du premier match.

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Crédit @Foot01

Face à Bordeaux, lors de la première journée de championnat, le deuxième but de nos Bleus est le but collectif par excellence. Touche de Lala sur le côté droit. Il la donne à Martin, qui lui redonne. les deux combinent. Martin combine à son tour avec Gonçalves qui lui remet avec une petite talonnade. Martin fait un une -deux avec Thomasson vers la surface de répération, qui lui remet sur le côté. Martin centre alors pour Da Costa qui n’a plus qu’à la mettre au fond. Une action d’école. Simple. Mais pas basique. Pour célébrer la saison collective du Racing, un but d’équipe ne pouvait mieux tomber.

Trophée Kneckes du meilleur joueur de l’année 

Enfin, la catégorie la plus importante : le meilleur joueur de l’année. Mothiba ou Ajorque auraient pu être récompensés pour leur très bonne saison offensive – surtout Ajorque.

Image associée
Crédit @ Icon Sport/Sebastien Bozon

Une fois n’est pas coutume, je vais choisir un duo. Je ne peux pas ne pas mentionner Kenny Lala. Du haut de ses 5 buts et 9 passes décisives, le Strasbourgeois s’est prouvé décisif tout au long de l’année, au point même d’avoir son nom mentionné en équipe de France. Parfaitement à l’aise dans le système en 352 concocté par Thierry Laurey, Lala a permis à Strasbourg de franchir un palier offensif cette saison. On ne le reverra probablement pas la saison prochaine, alors merci Kenny !

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Crédit @Weeplay

Un autre joueur a fait franchie un palier à Strasbourg, défensif cette fois. Matz Sels, le nouveau gardien, a apporté une belle sérénité à la défense strasbourgeoise, avec de nombreux arrêts décisifs. Le Belge a rapporté un bon paquet de points et a permis au Racing de tenir certains matchs mal embarqués au premier abord. De plus il a formé une superbe triplette avec Kamara et Kawashima, qui a bénéficié aux trois. Merci Matz et j’espère que tu aideras le club à grandir !

C’est donc la fin de la première édition des Trophées des Kneckes, venant célébrer une magnifique saison 2018/2019 pour le Racing. On revient en Europe, on gagne un trophée, on prend du plaisir en temps que supporters et on vibre toujours autant derrière nos joueurs. Alors merci à Marc Keller, Thierry Laurey et son staff, aux joueurs qui ne seront plus là l’an prochain et à ceux qui continueront à faire trembler la Meinau. Première date : 25 juillet. D’ici là, kiffez bien vos vacances. Allez les Bleus, allez Racing !

Crédit @Coupe de la Ligue BKT

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