Bien loin de me prétendre le Carrie Bradshaw strasbourgeois, j’ai pourtant décidé d’aborder aujourd’hui un thème qui lui était cher. Celui des relations humaines. Et plus précisément, les relations amoureuses. Mais pas de celles qui marchent et qui sont faciles. Celles qui se cassent la gueule. Celles de mes potes et de moi-même… Je sais on vous fait déjà rêver. Je n’ai pas fait d’études de sociologie, ni d’anthropologie mais j’ai 31 ans et la plupart de mes ami(e)s strasbourgeois sortent souvent une phrase quand il s’agit d’amour : « Pourquoi on n’y arrive pas ? Tu ne crois pas que notre génération à un problème ? »

On est quelques uns à avoir un peu (même beaucoup) de mal à se caser. A se dire qu’on ne veut pas de cette vie conventionnelle qu’avaient choisi nos parents. Mais finalement, à 30 ans, on voudrait bien l’avoir un peu quand même. Et c’est bien parce qu’on est nombreux à se poser les mêmes questions, que j’ai décidé d’écrire cet article. L’objectif n’est pas de prétendre avoir la science infuse sur les relations amoureuses, mais juste de donner la parole à des strasbourgeois (qui ont souhaité resté anonymes) qui, comme vous et moi, vivent avec leurs hauts et leurs bas. Parce que je pense que ça te fera peut-être du bien, et même beaucoup de bien, de te rendre compte que tu n’es pas le/la seul(e) à te demander entre deux épisodes du soir sur Netflix, « c’est quoi mon problème ? ».


Courrier du coeur #1 

Génération Tinder : Malo et son nouveau meilleur ami

Tinder, c’est l’application que certains adoreraient désinstaller de leur smartphone mais qui continue de muscler les pouces de dizaine de millions d’utilisateurs partout dans le monde, Strasbourg compris.

Cotée en bourse depuis 2015, Tinder a révolutionné les comportements amoureux et les modes de séduction. Et ce n’est pas Malo, strasbourgeoise célibataire, qui va nous dire le contraire.

« Je t’aime bien … mais je ne t’aime pas » – Malo

« J’ai rencontré mon mec à 19 ans et c’est à 25 ans, 6 ans plus tard donc, que je replongeais dans le célibat. Pierre était mon tout premier partenaire sexuel : je n’avais rien connu d’autre que lui. Dès qu’on s’est séparé, tout était très clair pour moi : c’était fini avec lui et je ne reviendrais pas dessus. C’est là qu’a débuté pour moi une période… d’explosion sexuelle. Grâce à la magie d’AdopteUnMec ou de Tinder, j’ai pu rencontré beaucoup d’hommes.

Au début, je me sentais libre et entière. J’ai appris à aimer mon corps à travers le regard des hommes qui m’ont fait l’amour. Ça a été un vrai changement dans ma vie, une prise de confiance en moi à travers la sexualité.

Bien sûr, ça n’a pas toujours été facile non plus ! Il y a desfois où je me suis attachée et, au milieu de toutes ces rencontres, je me suis parfois aussi brûlée les ailes. Il y a eu John, par exemple, ce mec avec qui j’ai passé beaucoup de soirées à partager autour de la musique, du cinéma et à débattre de mille sujets différents. On était parti sur l’idée d’une relation « sans prise de tête » : en gros on passait du bon temps ensemble mais on ne se devait rien. Et puis, quelques temps après, il voulait finalement passer au niveau supérieur et envisagerait une relation plus sérieuse pour nous deux. Moi, je voulais plutôt rester sur une relation « où l’on ne se devait rien ». Les mois ont passés et la situation s’est progressivement inversée… Quand je lui ai finalement proposé de devenir « un couple exclusif », il a dit non. Je n’ai pas pu continuer à le voir comme ça, ça me faisait trop mal. Puis quelques mois plus tard, j’ai appris qu’il avait trouvé quelqu’un. Ça a vraiment été très dur, bien plus que ma séparation avec Pierre avec qui j’avais pourtant passé 6 ans.

Crédit Photo : Jennifer Noesser / Bruit Silencieux

J’ai connu, à plusieurs reprises, cette situation difficile ou l’autre ne veut rien de plus que des soirées, voir uniquement des fins de soirées… Et lorsque cela s’est produit, je ne me sentais plus libre du tout. Je me dévalorisais et je devenais obsédée par ces mecs qui m’avaient dit non. J’en suis revenue à chaque fois mais avec un peu plus de fatalité et une fragilité grandissante. Et quoi de mieux pour se remettre d’une belle déception ? Tinder. Je réinstallais toujours cette application et je recommençais à enchaîner les rencards… Comme un cercle sans fin.

A 31 ans, j’ai maintenant très envie de construire quelque chose à deux. Ça serait pas mal de recommencer une histoire un peu plus stable et j’ai d’ailleurs rencontré quelqu’un récemment. Une nouvelle rencontre Tinder. Sympa, beau, charmant et qui s’intéresse à des tas de trucs… Bref, je suis sous le charme. Le seul problème, c’est qu’aujourd’hui, à force de relation enchaînée au rythme d’un « swipe à droite » ou d’un « swipe à gauche », j’ai besoin d’être rassurée tout le temps. J’interprète chaque SMS ou non-SMS et je me rends la vie impossible. »

Malo a depuis réinstallé Tinder sans en avoir réellement envie. Aujourd’hui, après en avoir profiter pendant plusieurs années et avoir beaucoup évoluer à travers elle, elle est lassé par cette application et par ces rencontre à la chaîne. Lassée, peut-être… pourtant elle ne s’imagine pas s’en passer.

Et vous, c’est quoi votre rapport à Tinder et aux applications de rencontres ?


>> Deli Aşk (ça veut dire « Amour fou » en turc) <<

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