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Pendant un mois entier du 1er au 31 mars, 80 artistes français et internationaux, amateurs et pros s’exposent gratuitement dans près de 50 lieux strasbourgeois à l’occasion de l’événement Strasbourg Art Photography. L’occasion de découvrir la photographie contemporaine, conceptuelle et plasticienne sans risquer ses sous !

Pour sa deuxième édition, l’événement Strasbourg Art Photography a vu grand. L’an passé, près de 40 photographes avaient pu exposer leurs œuvres dans une trentaine de lieux : ils seront cette fois 80 à s’installer dans une cinquantaine d’espaces strasbourgeois, de l’hôtel à la galerie en passant par le showroom ! Le but de ce véritable parcours culturel à travers la ville ? Permettre à tous les publics d’accéder à la photographie contemporaine… Pour ce faire, l’événement est gratuit, la sélection est composée d’artistes de tous horizons, professionnels ou non, et aucune thématique ne leur a été imposée. En bref, il y en aura pour tous les spectateurs, avertis comme naïfs ! Parmi les artistes exposés, plusieurs nous ont tapé dans l’oeil : en voilà une petite sélection toute subjective…

Caroline Paulus
Sthélline, salon de thé littéraire
10 Rue des Tonneliers (67000 Strasbourg)

​Caroline Paulus a commencé la photographie il y a presque huit ans. Passionnée par la rue, les objets du quotidien et la nature, elle a récemment choisi de se concentrer sur l’humain, comme en témoigne la série qu’elle expose au salon de thé Sthélline… Au format carré, en noir et blanc, les mains d’artistes et d’artisans se succèdent, confiant une variété de gestes et de techniques aussi parlantes sur leurs activités que les objets qu’elles produisent. Et ce qu’il y a de bien avec l’artisanat, c’est que ça parle à tout le monde. Une proposition douce et accessible à tous, donc.

Michel Grasso
Kartell, boutique de mobilier
8-9 quai Saint-Jean (67000 Strasbourg)

Architecte de formation, le jeune photographe strasbourgeois capture les corps comme des paysages, en se concentrant sur ses lignes pour mieux les brouiller. Son univers brut saura séduire les connaisseurs comme les profanes. Pour l’occasion, Michel Grasso exposera pour la première fois une partie de sa série 1 pose 12 poses, qui consiste à prendre 12 photos à partir d’une seule pose tenue par un modèle. Rassemblant des hommes et des femmes, de tout âge et d’apparence variée, cette série célèbre tous les détails traditionnellement jugés comme étant de vilains défauts à cacher. Et ça fait du bien.

Pour en découvrir plus, direction Instagram : @migrrrr

Sophie Patry
Le Mandala, restaurant vietnamien
14 rue du Faubourg de Saverne (67000 Strasbourg)

Pour Sophie Pantry, il n’est pas question de reproduire la physionomie exacte de son sujet, mais bien d’explorer ce que le réel a d’incontrôlable… La jeune photographe qui travaille le flou comme personne livre ainsi des photographies surannées, exposant toute la dualité de ce que l’on nomme réalité. Corps immatériel, paysages abstraits, c’est la juxtaposition des prises de vues qui permet de comprendre la trame des événements. Entre propos serein et flou perturbateur, l’oeil du spectateur se laisse délicatement perdre dans son univers.

Thomas Cytrynowicz
Galerie Christophe Tailleur
11 rue des Juifs (67000 Strasbourg)

Nous avions relayé son photoreportage sur le camp de migrants du quartier Gare cet été, il a été félicité par le premier prix jeunes du Salon de photographie cet hiver… Lui, c’est Thomas Cytrynowicz. Jeune photographe autant passionné par les beaux-arts que par le journalisme, le strasbourgeois associe investigation poussée et esthétique forte. Sa série Corps Libres fige le travail du corps exigeant des danseurs contemporains.


Tu ne t’y retrouves pas dans cette courte sélection ?
Il ne tient qu’à toi de trouver de quoi satisfaire ton oeil exigeant parmi les 80 artistes exposés lors de l’événement : le programme est accessible ici.

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