L’International Space University a annoncé son placement en liquidation judiciaire la semaine dernière. L’Université de l’Espace, financée entre autre par la NASA et l’Agence Spatiale Européenne n’aura pas su se relever de ses dettes.
C’était une décision attendue et redoutée. L’Université Internationale de l’Espace a été placée en liquidation judiciaire le 7 juillet dernier. Installée depuis trente ans à Illkirch-Graffenstaden, l’International Space University, ISU pour les intimes, ne pouvait plus faire face à ses dettes.
« Il n’y avait plus d’argent dans la caisse. L’ISU n’avait plus les moyens de payer ses factures », déclarait implacablement Guillaume Clément, collaborateur du maire de la commune, à l’AFP. Malgré deux offres de reprises, dont une émanant directement des salariés de l’Université, le tribunal judiciaire de Strasbourg a acté la liquidation judiciaire face à une dette estimée à 96 000 euros.
Les plus de vingt salarié(e)s du site vont donc se voir signifier leur licenciement, alors que des étudiant(e)s étaient encore inscrits pour prendre part à des cours d’étés durant les vacances scolaires.
Des ancien(ne)s élèves dans l’ISS
Bien que sa disparition laisse un vide dans la région, l’ISU continue de croire à la place de l’aérospatial au coeur de la capitale européenne. « Nous savons que l’enseignement spatial a un avenir à Strasbourg, berceau européen naturel de l’ISU », peut-on lire, dans un message posté sur son site internet.
L’ISU, université privée à but non lucratif, a été fondée en 1987 à Boston, avant que son campus central ne vienne s’installer en Alsace, à Illkirch Graffenstaden, en 1994. Financée en partie par la NASA ou l’Agence spatiale européenne, l’université a formé au cours de son existence plusieurs grands noms de l’astronomie mondiale, dont Jessica Meir, actuellement en mission dans l’ISS aux côté de la Française Sophie Adenot.
« L’Eurométropole de Strasbourg [propriétaire du campus, NDLR] réfléchit désormais à l’avenir du site, qui pourrait être proposé à d’autres structures de formation », selon Guillaume Clément, auprès de l’AFP.



