Bienvenue sur le site de Pokaa.fr

Votre navigateur est obsolète.

Merci de le mettre à jour pour voir le site correctement

Mettre à jour

Recherche

Lance une recherche dans les articles ou vidéos parmi l’ensemble des publications de Pokaa.

Publicité

Des souvenirs gravés sur la peau : 8 Strasbourgeois(es) racontent les histoires derrière leurs tatouages

39 Lectures
Publicité

Se souvenir de quelqu’un, immortaliser un moment dans sa vie, marquer un passage ou juste orner son corps : les Strasbourgeois(es) ont autant de raisons d’encrer leur corps que de tatouages. On est parti à la rencontre de 8 personnes qui ont accepté de nous partager un petit bout de leurs histoires de peau. On vous montre, et on vous raconte.

« C’est MON corps »

Publicité

Julie a commencé à se tatouer à l’âge de 18 ans. « Au début, tout devait avoir une signification, symboliser quelque chose. Mais petit à petit, je me suis détachée de cette obligation. »

Elle nous montre son ventre encré : « J’ai décidé de ne pas avoir d’enfants et me suis fait ligaturer les trompes. Ce tatouage, c’est moi qui décide de ce que je fais avec mon corps, qui me le réapproprie au-delà des diktats. Parce que c’est le mien. »


De tatoué à tatoueur

Maël a commencé, lui aussi, dans une volonté de se réapproprier son corps. « Je suis obsédé par le travail autour de la symétrie et de l’asymétrie. J’aime les ornements en lien avec la nature, notamment. Mais il y a aussi ce fantôme qui se regarde dans le miroir. C’est un clin d’œil à mon introversion. »

Aujourd’hui, Maël poursuit ses projets encrés sur son corps… Et celui des autres, puisqu’il est lui-même devenu tatoueur. « J’ai pu faire certains motifs sur mes jambes, mais pas ailleurs faute de souplesse ! Par contre, j’ai tatoué ma mère. » La boucle est ainsi bouclée.

Maël tatouages tattoos (1)
© Marie Goehner-David / Pokaa

« Bisous ma chérie »

Sophie a fait son premier tatouage à 19 ans. Celle qui a grandi au Qatar s’émancipe en encrant sa peau, mais toujours en le cachant à sa famille.

« Aujourd’hui, je les montre fièrement, parce qu’après tout, mes tatouages sont dédiés à mes proches. Sur mon épaule, il y a une orchidée, la fleur préférée de ma grand-mère. Elle est entourée des fleurs des mois de naissance de mon père, mon frère, ma mère et ma sœur. »

Elle nous montre ensuite son bras : « Personne n’arrive à lire ce tatouage. C’est parce que c’est l’écriture de mon grand-père, qui devenait aveugle. C’est un des derniers mots qu’il m’ait écrit : ‘Bisous ma chérie’. Parce que ces petites attentions paraissent anodines, mais rien ne fait plus de bien au cœur. »

Sophie tatouages tattoos (5)
© Marie Goehner-David / Pokaa

Une armure pour la vie

Chloé nous raconte : « Bon, on ne va pas se mentir, toutes mes économies y passent. Ma maman est tatouée, et j’ai toujours trouvé magnifiques les dessins sur le corps. Aujourd’hui, j’en ai bien plus qu’elle ! Je ne compte plus les tatouages, mais plutôt les zones vides, en attendant avec impatience de les remplir. C’est devenu une armure que je porte avec fierté, en sachant les souffrances endurées pour l’encrer. »

Elle poursuit avec ceux sur ses pieds : « Ils me tiennent particulièrement à cœur. On y retrouve des motifs tribaux et alsaciens, et puis, les pieds, c’est ce qui t’ancre au sol. C’était une évidence de tatouer cette zone. Même si j’ai dû passer deux semaines en tongs. »

Chloé tatouages tattoos (10)
© Marie Goehner-David / Pokaa

Jamais sans couleur

Tanya est la reine du coup de tête : ses tatoueurs la connaissent maintenant bien, et lui trouvent toujours un créneau lorsqu’elle a une nouvelle idée derrière la tête. Elle nous décrit ses pièces préférées :

« Ces petits tatouages, ce sont des dessins faits par l’équipe de ‘Molière l’opéra urbain’ en dédicace. Je suis allée les voir tellement de fois… »

Mais on se rend vite compte que chez Tanya, le tatouage, c’est aussi et surtout de la couleur. « Le premier du genre que j’ai fait est la rose sur l’épaule. Ensuite, je n’ai pas pu m’arrêter. Résultat, j’ai toute une armée de Pokémon sur la cuisse. J’ai ce besoin de mettre de la couleur sur ma peau, pour toujours en avoir sur moi. »

Tanya tatouages tattoos (6)
© Marie Goehner-David / Pokaa

Brouiller les frontières du réel

Alexi a commencé à dessiner ses premiers tatouages à 22 ans. C’était il y a trois ans : entre-temps, iel s’est pris(e) de passion pour les motifs abstraits et organiques, qui ornent désormais sa peau. « Par le tatouage, j’aime flouter les notions d’humain et de genre. Je suis fasciné(e) par le côté ‘créature’. »

Iel poursuit : « Je suis quelqu’un qui a tendance à se dissocier de mon corps, j’ai parfois l’impression de ne pas réellement en avoir un. Le tatouage, c’est aussi une sorte de thérapie pour retrouver un contact plus concret avec mon corps, de me le réapproprier, et finalement d’en faire un terrain de jeu. »

Alexi tatouages tattoo (1)
© Marie Goehner-David / Pokaa

Ode à la mer

Pour Jade, tout a commencé lorsqu’elle a gagné un tatouage lors d’un concours. Elle commence alors à orner sa jambe sur le thème de la mer : son père étant breton, elle est très attachée au littoral et est passionnée par le monde marin. Et elle est également engagée en tant que réserviste dans la marine, comme sa petite ancre en fait le clin d’œil.

« Ce n’est que le début, je compte bien la continuer. Le motif du nautile m’avait plu, car il en reste peu d’espèces aujourd’hui dans la famille des céphalopodes. C’est un peu symbolique, pour ne pas les oublier. Sur mon bras, on retrouve aussi trois petits chats. Je les vois comme un clin d’œil à mes sœurs et moi, pour toujours les avoir avec moi. »


La peau comme un carnet de vie

« Mes tatouages, je ne les compte plus. Ce sont des paroles de chanson, des moments de vie, des références à des œuvres qui m’ont touchée, des dédicaces à des proches, des dessins de protection… Bref c’est mon carnet de vie », nous explique Cyrielle.

« Les gens se rendent compte à quel point je suis tatouée seulement lorsque je me découvre. C’est intéressant car ça casse de suite la distance sociale. Les gens, et surtout les enfants, sont curieux, ça crée de nouvelles manières d’interagir », poursuit-elle.

Elle revient aussi sur les motifs de son dos, où l’on aperçoit un 3 et un 14 : « Non, je ne suis pas une grosse matheuse fan du chiffre Pi ! C’est en fait une référence à la Formule 1, ce sont les numéros de mes pilotes préférés. Et si on regarde bien le dessin, on peut même voir des compteurs de vitesse qui se dessinent discrètement. »

Cyrielle tatouages tattoos (2)
© Marie Goehner-David / Pokaa

Et vous ? C’est quoi vos histoires d’encre ?

Ça pourrait vous intéresser

+ d'articles "Rencontres"

À la une

Des souvenirs gravés sur la peau : 8 Strasbourgeois(es) racontent les histoires derrière leurs tatouages

Aucun commentaire pour l'instant!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Répondre

En réponse à :

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Illustrations prolonger la lecture

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

Tous les articles “Rencontres”
Contactez-nous

Contactez-nous

C’est par ici !