Le 28 mars dernier, Strasbourg s’imposait 4-2 face à Lyon, permettant de rêver un peu plus chaque jour. Pour les supporters/rices du Racing en revanche, le lendemain a été difficile : des bières sans alcool auraient en effet été servies durant le match, sans aucune communication du club. Contacté, celui-ci renvoie vers la Ville qui, contactée, renvoie vers le club.
La fête ne pouvait pas être parfaite. Le 28 mars dernier, le Racing Club de Strasbourg faisait chavirer la Meinau, renversant Lyon 4-2. Dans les tribunes, les désirs d’Europe se font de plus en plus ardents, dans le sillage d’une équipe qui ne cesse d’épater son monde, et les fans du Racing sont resté(e)s longtemps devant les buvettes pour étirer la nuit jusqu’à pas d’heure.
Néanmoins, ces scènes de liesse et de communion ont laissé place, dans les jours suivants, à une découverte qui a fait mousser : des bières sans alcool ont été servies aux supporters/rices du Racing, à l’insu de leur plein gré. Un sacrilège au sein d’une enceinte où les grandes bières coulent à flot à chaque match, dans ce qui semble être une exception strasbourgeoise.
Une polémique qui mousse, qui mousse
Comme souvent autour du Racing, la polémique a d’abord fermenté sur les réseaux. Alors qu’on aurait pu s’attendre à une nouvelle mention de la grève des UB90, pour débuter un nouveau débat de sourds déjà entendu mille fois, c’est cette fois une bière qui a fait quelques remous.
Lorsque je me suis souvenu du match sans avoir eu besoin de le regarder cinq fois en rentrant chez moi, j'ai su que quelque chose clochait.
C’est d’abord une supportrice qui a lancé l’alerte sur Twitter. S’inquiétant d’avoir bien dormi et de ne pas avoir la gueule de bois, elle a très vite suspecté la présence de bières sans alcool dans son gobelet consigné : « Lorsque je me suis souvenue du match sans avoir eu besoin de le regarder cinq fois en rentrant chez moi, j’ai su que quelque chose clochait. » Au contraire, plus rien ne faisait tourner la tête.
Plusieurs Strasbourgeois(es) ont ensuite suivi le mouvement. Très vite, la communauté Racing s’est unie pour rassembler les témoignages, comparer les taux d’alcoolémie et la composition des bières, un peu comme des Liam Rosenior du houblon. Un moment d’unité rare cette saison.
Des réactions contrastées
Plusieurs y ont vu l’influence du nouvel actionnaire BlueCo, s’inquiétant de la perte d’identité du club, allant jusqu’à enlever l’alcool de ses bières et la gueule de bois de ses supporters/rices.
Les associations de supporters/rices ont ainsi réservé leur communiqué hebdomadaire à l’histoire de la bière à Strasbourg, prônant la vigilance pour rester un club populaire et différent. Si elles ne s’interdisent pas des actions futures, elles ont déjà appelé à un rassemblement le 12 avril prochain face à Nice.
La gueule de bois un lendemain de match du Racing est indissociable de notre identité.
De l’autre côté, certain(e)s se sont tout de même montré(e)s sceptiques, avouant ne pas avoir senti de différence par rapport à la bière servie d’habitude. Un manque de discernement qui peut être expliqué par les quelques mousses prises au Grognon, pour préparer la rencontre, ou alors par la qualité des bières servies d’habitude. Sur ce point, le mystère reste entier.
Enfin, quelques supporters/rices réputé(e)s très proches du cercle présidentiel ont pris la défense du club, accusant les UB90 de « prendre en otage » l’alcool.
Un club et une Ville qui se renvoient la balle
Alors que la polémique continuait de fermenter durant le week-end, difficile de trouver des réponses précises sur le sujet, de la part du club ou de la Ville de Strasbourg. L’attaché de presse du Racing a révélé qu’il ne savait rien de l’affaire, tout comme le directeur de la communication. Deux témoignages forts dans cette situation.
Le club a ensuite renvoyé la balle vers la Ville, qui, en retour, l’a renvoyée vers le club. Un jeu de passe-passe digne de l’équipe strasbourgeoise, faisant tourner en rond ses adversaires, et ici, celles et ceux qui cherchent des réponses. La vigilance sera alors de mise le 12 avril prochain face à Nice, pour un match aux saveurs européennes. Et que l’on espère au moins un peu houblonnée.
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C est surtout la bière Fischer (pêcheur) qui manquait , je pense.
Poisson. D avril
Poison d’avril
« La gueule de bois un lendemain de match du Racing est indissociable de notre identité »
C’est un peu insultant !
Même pour un poison d’avril …