Le transport des urgences par hélicoptères est suspendu la nuit depuis près de trois semaines au CHU de Hautepierre. Des drones effectuant des « livraisons illégales » à la maison d’arrêt de l’Elsau polluent l’espace aérien de l’hôpital. Une situation que dénoncent les services d’urgences.
Depuis près de trois semaines, les hélicoptères de la sécurité civile et du SAMU ne peuvent plus se poser au CHU de Hautepierre la nuit. La faute au survol de drones de loisirs, « effectuant des livraisons illégales aux détenus de la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau », révèle la préfecture du Bas-Rhin, auprès de l’AFP.
Conséquence directe de cette intrusion, le trafic nocturne aérien a été suspendu autour de l’hôpital. La présence potentielle de ces drones, difficilement détectables pour le/la pilote, pourrait provoquer d’importants incidents en cas de collision.
Ces derniers jours, un hélicoptère a notamment dû se poser sur le site d’un autre hôpital avant d’effectuer un transfert par la voie terrestre, en ambulance. Une manipulation qui fait perdre un temps précieux dans la prise en charge des patient(e)s.
« Ces intrusions dans l’espace aérien constituent un risque majeur pour la sécurité des opérations héliportées et sont susceptibles de retarder l’atterrissage des appareils ainsi que la prise en charge de patients dont l’état nécessite une intervention dans des délais extrêmement contraints », communique l’établissement de santé.
Deux individus condamnés pour un survol de la maison d’arrêt de l’Elsau
Pour tenter de remédier temporairement au problème, « les pouvoirs publics envisagent désormais de faire atterrir les hélicoptères sur un terrain de football à proximité, voire sur l’autoroute proche de l’hôpital », selon TF1 Info.
Dans le même temps, deux individus de 18 et 19 ans ont été condamnés ce mardi 18 août par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir survolé la maison d’arrêt de l’Elsau en drone. Les deux hommes ont écopé de 18 mois et 6 mois de prison ferme, mais n’avaient pas survolé le CHU la nuit de leur interpellation, le 13 août dernier.
Un point de situation a été organisé par l’hôpital de Hautepierre ce matin. Plus d’informations à venir.


