Depuis la fin du mois de mars, le tournage de la série César Wagner est en cours à Strasbourg. La série policière de France 2 enregistre son 14e et dernier épisode dans les rues de la ville.
C’est un rôle qu’il campe depuis un moment. Gil Alma, acteur vedette de la série policière César Wagner de France 2, incarne l’inspecteur du SRPJ de Strasbourg sur les petits écrans depuis maintenant près de 7 ans.
Ce personnage haut en couleur, hypocondriaque notoire et au potentiel comique qu’il ne soupçonne pas lui-même, a grandement contribué à l’énorme succès de la série télévisée. Après plus de 13 épisodes, à raison de deux numéros par an, César Wagner et sa bande s’apprêtent à tirer leur révérence.
Depuis la fin du mois de mars, le tournage du 14e et dernier épisode de la série policière est en cours. Pour cette grande dernière, Gil Alma a endossé une double casquette : acteur et réalisateur.
Un épisode « vraiment atypique » pour la dernière
Une première pour le comédien. « Ça se passe super bien, je suis hyper heureux », confie Gil Alma sur le tournage. Cette présence à la fois devant et derrière la caméra est forcément synonyme de journées exigeantes.
« Je rentre le soir, je me douche, parce que j’ai une hygiène irréprochable (rires), je mange un peu, je me couche et je me lève très tôt le matin. Et ainsi de suite. Voilà ma vie actuellement (rires). »
Pour ce dernier épisode, le réalisateur a voulu faire une proposition différente à son fidèle public. « Ça va être un épisode vraiment atypique, qui ne ressemblera pas aux autres », promet Gil Alma.
Promis, aucun spoiler ici, mais il faut admettre que le comédien sait éveiller notre curiosité. « L’épisode s’appellera ‘L’affaire Wagner’, car César pourrait potentiellement être le tueur… Il va aussi aller voir une psy, c’était très très important (rires). »
Ça va être hyper émouvant. Rien que d’y penser, j'ai envie de chialer.
Après sept années passées épisodiquement à Strasbourg, Gil Alma a développé un affect non dissimulé pour la ville. « J’ai l’impression d’être un peu Strasbourgeois. J’ai mes habitudes, j’ai toujours le même appart depuis trois ans, que j’adore, j’ai mon petit quartier… Je suis excessivement heureux et Strasbourg va me manquer. »
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La dernière scène du tournage à la fin du mois signera aussi la fin d’une aventure humaine qui dure depuis plus de sept ans. « L’équipe de tournage c’est une famille, c’est les copains. Je tire une spéciale dédicace à Christophe de la régie qui a bossé sur les 14 épisodes de la série », glisse le comédien, ému.
Les larmes ne seront pas bien loin au moment des adieux à César Wagner et les siens. « C’est une partie de ma vie. C’est un peu comme ‘Nos chers voisins’. Ça va être une page qui se tourne, un livre qui se ferme. Ça va être hyper émouvant. Rien que d’y penser, j’ai envie de chialer. »
Un décor dans l'ancien accélérateur de particules du CNRS
Avant de se projeter sur l’après, le tournage va encore se poursuivre jusqu’à la fin du mois. Fidèle à l’ADN de l’oeuvre, la ville de Strasbourg a encore été la toile de fond de toutes les péripéties et enquêtes de l’inspecteur Wagner.
Parmi les lieux emblématiques de la série, l’école d’architecture de l’ENSAS s’est à nouveau transformée en commissariat. La maire Catherine Trautmann est d’ailleurs allée à la rencontre de son homologue fictive ce 17 avril, incarnée par l’actrice Fanny Cottençon.
Un décor inédit a particulièrement marqué les esprits cette année et occupera une place majeure dans l’ultime intrigue de la série policière. Pour la première fois, l’ancien accélérateur de particules du CNRS de Cronenbourg a accueilli une équipe de tournage.
Du vrai matériel de recherche pour plus de réalisme
Cet accélérateur de particules « a été installé en 1959 pour être mis à la disposition des cinq départements du CNRS. Il est alors le plus puissant des accélérateurs du centre », peut-on lire sur l’Archi-Wiki du site de recherche.
C’est à cet endroit précisément que les équipes de la série policière ont imaginé un des décors époustouflants du prochain épisode. Un travail opéré main dans la main avec les équipes du CNRS, soucieuses du rayonnement du centre de recherche.
« Nous cherchons à renverser la relation que nous avons avec le territoire, en accueillant des tournages ou des entreprises », explique Jean-Maxime Renck, manager du campus.
Une diffusion prévue début 2027
Jean-Maxime et le CNRS ont prêté main-forte aux équipes de tournage pour renforcer le réalisme de la série. « Nous avons prêté du vrai matériel de recherche scientifique pour l’inclure dans les décors. »
D’ici la fin du mois, ouvrez l’oeil, vous pourriez peut-être tomber sur l’une des dernières scènes de la série, dont l’épisode final devrait être diffusé fin 2026 sur France 2.


