Afin de « faire face à l’état des finances publiques », Catherine Trautmann a annoncé ce 31 mars instaurer un « Jour de la dette ». Un jour par an, le 22 mars ou le 6 décembre, les Strasbourgeois(es) travailleront sans revenu, pour rembourser la dette contractée sous l’ancien mandat.
« L’audit a été catastrophique. » Catherine Trautmann ne mâche pas ses mots pour définir la situation économique de la Ville de Strasbourg. Comme elle s’y était engagée après son élection, la nouvelle maire de Strasbourg a réalisé un audit des finances pour savoir où en était Strasbourg après 6 ans de mandat écologiste de Jeanne Barseghian.
Si les chiffres sont malheureusement restés secrets, la situation est « dramatique » selon Catherine Trautmann. Comme « il n’y a pas d’argent magique » et qu’elle refuse d’augmenter la fiscalité locale, il fallait trouver d’autres mesures « même si elles pouvaient être impopulaires ». La première vient de tomber ce 31 mars : un « Jour de la dette ».
Un jour de solidarité envers l’économie strasbourgeoise
Pour sa mesure, Catherine Trautmann révèle avoir été inspirée par la journée de solidarité de la Pentecôte : « On devrait davantage faire confiance et prendre exemple sur les séniors. »
Ainsi, le principe du « Jour de la dette » est similaire : une journée par an, les Strasbourgeois(es) travailleront sans revenu, pour rembourser la dette contractée sous l’ancien mandat.
Une façon de « responsabiliser », de « faire comprendre aux Strasbourgeois combien coûte chaque chose » et « de rendre hommage à la dette, trop souvent malmenée dans l’ancien mandat », selon l’entourage de la maire. Celle-ci a annoncé avoir déjà pris attache avec les différentes entreprises et chambres consulaires afin de mettre en place la mesure.
Il ne reste plus qu’à définir la date ; selon une source proche du dossier, deux jours sont envisagés : le 22 mars ou le 6 décembre. Des dates à la symbolique certaine, même si l’entourage de la maire refuse de donner davantage d’explications.
Une opposition divisée
Une décision sur un sujet aussi politique que la dette ne pouvait pas se faire sans réactions. Jean-Philippe Vetter s’est déclaré « surpris » de cette idée, principalement parce que « cela aurait pu être la mienne ». Il apprécie la direction prise par Catherine Trautmann sur le sujet, bien qu’il demeure vigilant sur l’utilisation de l’expression « combien ça coûte », qu’il compte breveter après l’avoir utilisée de nombreuses fois durant sa campagne.
C’est étrange, le choix des dates ne me semble pas anodin.
Du côté de Jeanne Barseghian, la réaction est tout autre ; l’ancienne maire fustige une « décision de l’ancien monde, complètement à rebours des priorités ». Elle rappelle aussi que, quand elle était maire, cela ne se passait pas comme ça, et trouve le choix des dates particulièrement troublant. Enfin, Florian Kobryn dénonce une nouvelle fois « une alliance avec le macronisme ».
En tout état de cause, la mesure entrera en vigueur une fois que la date sera arrêtée. Catherine Trautmann ne chôme pas pour « remettre Strasbourg en mouvement ».
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ca prend quelle forme exactement, travailler sans revenu? c’est juste pour les employés de la ville? Une ville ne peut pas imposer une retenue sur salaire dans le privé…? je ne comprends pas le concept
J’espère que madame Trautman baissera les frais de fonctionnement de ses élus ainsi que des siens . Je pense que sur 7 ans ça mettrait du beurre dans les épinards.
Voir surtout sa retraite à vie comme ancienne députée européenne.
Mais comment vous provoquez un 1er avril !!!
La team 1er degré au grand complet dans les commentaires de tous les articles du 1er avril… Ca pourrait être drôle si ça n’était pas si triste dans ce que ça dit de l’état de ce pays, rempli de gogos prêts à avaler tout ce qu’on leur raconte sans sourciller…
Moyennement drole.. en fiat pas drôle du tout
J’ai failli faire une syncope avant de voir qu’on était le premier avril ! Peut-être mentionnez le à la fin de l’article, surtout pour les cardiaques ahah
Effectivement, pas drôle du tout, pas une once de ressort comique. Faire ce genre d’article c’est ne pas avoir conscience de la responsabilité que vous avez vous les médias. Honteux. Comme si nous n’étions déjà pas assez entourés de fake news.
Bonjour,
Vous pouvez avoir votre avis, tout comme nous défendons aussi le fait que cette journée, et ces articles, permettent aussi à certaines personnes de se rendre compte qu’il est important d’avoir un esprit critique sur ce qu’on trouve sur Internet.
Bonne journée,
Anthony Jilli, journaliste et rédacteur en chef par intérim de Pokaa