Hier soir, Jamila Haddoum, colistière de Florian Kobryn, tête de liste de La France insoumise à Strasbourg, a été « menacée de mort au couteau ». Le communiqué de presse annonce qu’une plainte a été déposée et demande « une fin de campagne apaisée » dans le cadre des élections municipales.
Ces derniers mois, les candidat(e)s aux élections municipales à Strasbourg ont connu plusieurs cas de violences. Insultes homophobes, local de campagne vandalisé, racisme… Le candidat Cem Yoldas (NPA) a même retiré sa candidature « pour sa sécurité ».
Et selon un communiqué reçu ce 7 mars, la colistière Jamila Haddoum, de la liste de Florian Kobryn (LFI), aurait été « menacée de mort au couteau ». Les faits se seraient produits ce vendredi 6 mars, lors d’un collage d’affiches.
« Je vais te trancher la gorge »
Hier soir, au niveau de l’arrêt de tram Étoile-Polygone, la colistière Jamila Haddoum aurait été victime d’une « agression au couteau ». Des insultes ont également été proférées selon le communiqué : « Je vais te trancher la gorge », « gauchiste de merde », « salope » et « pute ».
Il explique également que la candidate était avec ses enfants âgés de 15 et 16 ans. Le communiqué, signé par Florian Kobryn, développe : « Ces violences sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté et j’appelle à ce qu’elles soient dénoncées unanimement. Personne ne devrait être inquiété physiquement pour son engagement politique. »
Il poursuit : « Je dénonce le climat mortifère de haine et de défiance à l’encontre de La France insoumise, pourtant premier rempart contre la montée de l’extrême droite. Nous appelons à un sursaut républicain et antifasciste, ainsi qu’à une fin de campagne apaisée, loin des attaques dont nous faisons l’objet. »
Contacté par téléphone, Cyril Dannely, directeur de campagne de La France insoumise à Strasbourg, confirme qu’une plainte a été déposée cette nuit. « Depuis plusieurs semaines, nous recevons des menaces verbales sur les marchés, notre local a été dégradé, notre serrure a été remplie de colle, mais là on a franchi un autre seuil, celui de l’agression physique armée. Mettre quotidiennement une cible dans le dos de notre parti a forcément des conséquences sur le terrain. »

