On a encore les yeux pleins de paillettes : hier soir, l’éclipse solaire a rassemblé des Strasbourgeois(es) par centaines, un peu partout en ville. Le photographe Nijat Kazimov était de la partie lui-aussi, mais plutôt que de photographier l’éclipse, il a tiré le portrait des personnes en train de s’émerveiller derrière leurs lunettes. On vous montre.
Si hier soir, vous avez sorti vos lunettes spéciales pour regarder l’éclipse, vous vous êtes probablement rendu(e)s compte qu’à part le soleil, avec ces binocles, on n’y voit rien.
Nijat Kazimov l’a compris quand il a commencé à se glisser incognito dans la foule avec son appareil, sans que personne ne soit troublé par son objectif. Il explique : « même à un mètre de distance ou avec le flash, personne ne se rendait compte de ma présence. C’est un moment exceptionnel pour faire des portraits, alors j’en ai profité. »
Être invisible le temps d’une éclipse
C’est ainsi que Nijat a pu capturer les mines strasbourgeoises ébahies par le spectacle, en toute discrétion. « J’ai pu voir ce que ça faisait d’être invisible, et en tant que photographe de rue, c’est une occasion en or pour capturer les émotions et les instants. »
Il poursuit : « La prochaine éclipse de la même ampleur n’aura pas lieu avant 2089 : cela veut dire que c’était vraiment une occasion unique, et je suis heureux d’avoir eu des super-pouvoirs d’un soir. »
Si vous avez profité du spectacle dans le coin de la presqu’île Malraux, vers l’UGC Ciné Cité, peut-être que Nijat vous a-t-il tiré le portrait. On vous laisse découvrir sa série.


