Rebondissement dans les élections municipales à Strasbourg. Cem Yoldas a annoncé ce mercredi 25 février qu’il n’était plus candidat. Il évoque des raisons de « sécurité » et la « violence de l’extrême droite » après la mort de Quentin Deranque. Soutenu par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), il portait la liste « Strasbourg, c’est nous ! ».
Crédité jusqu’à 5% dans les sondages, le candidat Cem Yoldas a annoncé ce mercredi 25 février qu’il se retirait des élections municipales à Strasbourg. Soutenu par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), il portait la liste « Strasbourg, c’est nous ! » depuis le début de sa campagne. Il était également l’ancien porte-parole local de la Jeune Garde.
Une décision prise face à « des risques concernant sa sécurité et celle de ses proches » et liée, selon ses propos, aux menaces proférées par l’extrême droite à son encontre depuis la mort de Quentin Deranque. Des menaces qui visent plus généralement la gauche et l’extrême gauche depuis plusieurs jours. Explications.
Des risques pour sa sécurité et celle de ses colistiers/ères
Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi soir, Cem Yoldas a expliqué sa décision. Tout d’abord, il a précisé que ce choix était le résultat « du harcèlement en ligne et des menaces proférées par l’extrême droite » à son encontre, mais aussi vis-à-vis de ses colistiers/ères.
« À un an de l’élection présidentielle, Strasbourg doit devenir un bastion de résistance face à l’extrême droite. Mais la force et la fierté ne peuvent pas se substituer à la responsabilité. C’est pourquoi nous avons pris la lourde décision de nous retirer des élections municipales afin de protéger mes colistières, colistiers et leurs familles. Notre liste rassemblait 67 citoyennes et citoyens de différents horizons. Des personnes connues pour leur militantisme, leur engagement, mais également des personnes qui souhaitaient simplement, de bon coeur, que la liberté et l’égalité soient effectives. »
Une flambée des menaces qui aurait eu lieu après la mort de Quentin Deranque, 23 ans. Un militant de l’extrême droite lyonnaise lynché à Lyon le 12 février dernier.
Cem Yoldas, éducateur spécialisé au Neuhof, développe aussi une autre information : « Virginie Joron, candidate du Rassemblement national, a publié sur ses réseaux sociaux l’adresse de mon lieu de travail. Ça me met en danger, sans oublier le public que j’aide et mes collègues. »
Il déclare qu’il va « engager des poursuites judiciaires contre la candidate aux municipales ».
Un procès pour violences en réunion
Pendant la conférence de presse, il a aussi tenu à rappeler qu’à deux reprises en 2022, « des militants d’extrême droite ont tenté de s’en prendre » à lui.
En parallèle, Cem Yoldas a expliqué que cette décision de ne plus être candidat « n’avait aucun lien avec son procès pour des faits de violences en réunion » contre des partisans nationalistes en 2023. Une affaire révélée par les DNA il y a quelques jours, où il reste présumé innocent et pour laquelle il sera jugé cet été.
Le désormais ex-candidat a également déclaré qu’il n’allait pas donner de consignes de vote pour le moment.
Plus d’informations à venir.




Il y a tout de même quelques bonnes nouvelles dans l’actualité, ces temps-ci ….
Ce genre de personnage ça sort par une porte et ça rentre par la fenêtre.
Regardez donc son tract en dialecte local!
https://www.fdesouche.com/2026/02/25/strasbourg-67-le-porte-parole-de-la-jeune-garde-cem-yoldas-retire-sa-liste-municipale-et-denonce-une-defaite-pour-la-democratie-il-annonce-porter-plainte-contre-la-candidate-rn-virg/
Les pouces vers le bas, ayez au moins le courage d’argumenter !