La course à la mairie de Strasbourg continue. Un nouveau sondage a été dévoilé par le laboratoire Cluster 17 en partenariat avec le média Politico ce lundi 16 février. Les intentions de vote ne diffèrent que très peu des précédents sondages et placent toujours la socialiste Catherine Trautmann largement en tête au premier tour.
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, qui se tiendront le 15 mars prochain, un quatrième sondage a été publié ce lundi 16 février. Une étude réalisée par le laboratoire d’études de l’opinion Cluster 17 en partenariat avec le média spécialisé Politico.
Il intervient après la publication d’un premier sondage Ifop en septembre, d’un deuxième sondage Elabe commandé par le parti Horizons en décembre, et d’un troisième paru à l’initiative du groupe Ebra début février.
Ce nouveau sondage permet de se faire un bref aperçu des tendances au sein des différents partis investis dans la course à la mairie de Strasbourg. Et surtout : de consolider les dynamiques actuelles en mettant ces scores en parallèle avec les dernières estimations publiées.
Pour réaliser ce sondage, le laboratoire a sondé 808 Français(es) du 9 au 12 février 2026 via des questionnaires en ligne. L’échantillon est « représentatif de la population de Strasbourg âgée de 18 ans et plus, dont 684 inscrits sur les listes électorales » de la ville, explique Politico.
La marge d’erreur pour 684 personnes est comprise entre 1,6 et 3,5 points. Ces résultats sont donc, comme toujours avec les sondages réalisés sur d’aussi petites populations, à prendre avec du recul.
Que disent les chiffres ?
Pour autant, quelle leçon tirer de la publication de ces estimations ? Dans un premier temps, comme dans les précédents sondages réalisés, un trio de tête se détache toujours du reste des candidat(e)s.
La socialiste Catherine Trautmann est en tête des intentions de vote avec un score de 31%. L’ancienne maire de Strasbourg est créditée du même score dans le sondage du groupe Ebra publié le 4 février. Elle semble donc tenir son statut de favorite.
La dynamique s’inverse en revanche pour Jeanne Barseghian, qui perd deux points en étant créditée de 20% des voix. Du côté des Républicains, Jean-Philippe Vetter stagne et reste derrière son adversaire Jeanne Barseghian, avec 19% des voix.
Sauf retournement de situation ou grosse surprise, ces trois candidat(e)s devraient se retrouver au second tour. Pour rappel, le seuil de voix nécessaire pour y accéder est fixé à 10% !
Deux candidat(e)s passent de justesse au second tour
D’après ce sondage, deux autres candidat(e)s seraient au second tour. Tout d’abord : Virginie Joron, la candidate et eurodéputée investie par le RN, qui obtient 11%. Un score stable par rapport à début février.
De son côté, Florian Kobryn est crédité de 10% des voix le 15 mars. Le candidat LFI gagne un point par rapport au dernier sondage réalisé.
Avec 5,5%, Pierre Jakubowicz, le candidat Horizon, n’avance pas et perd même un demi-point par rapport au précédent sondage. La présentation de sa liste de 66 noms ce lundi 17 février pourrait-elle insuffler un nouvel élan à sa campagne ? Le candidat a en tout cas déclaré qu’il serait bien présent au premier tour.
Concernant le reste des candidat(e)s en lice, on retrouve avec 1% des intentions de vote : Patrick Arbogast (Écologie au centre) et Cem Yoldas (NPA).
Avec 0,5%, Fahad Raja Muhammad (Mouvement populaire indépendant), Clément Soubise (NPA-Révolutionnaire) et Louise Fève (Lutte ouvrière).
Enfin, sous les 0,5% : Ismaïl Becherirat (Unis pour Strasbourg) et Mohamed Sylla (Utiles), qui a désormais le soutien de l’ex-candidat Thibaut Vinci (PRG)… et de Ismaïl Becherirat, qui s’est lui aussi retiré de la course.
Le jeu politique
Au vu de ce dernier sondage, la ville de Strasbourg sera-t-elle le théâtre d’une « quinquangulaire » ? Le/la futur(e) maire sera-t-il/elle l’unique survivant(e) d’une hydre à cinq têtes ? C’est en tout cas le scénario qui semble se dessiner avec les résultats de ce sondage.
Pour autant, selon cette étude, le choix de certain(e)s électeurs/rices de se tourner vers un « vote utile » pourrait changer la donne. Ainsi, les personnes votant pour La France insoumise pourraient reverser certaines voix à Jeanne Barseghian, face à Trautmann et Vetter.
Idem pour les électeurs/rices RN, qui pourraient donner des bulletins au républicain Jean-Philippe Vetter, comme 22% de la base électorale de l’extrême droite strasbourgeoise envisage déjà de le faire, selon cette même étude.
Des votes qui feraient le jeu des candidat(e)s de tête, sacrifiant potentiellement l’accès au second tour des deux partis flirtants avec le seuil requis (LFI et RN).
Chaque voix comptera, et l’entre-deux-tours devrait être riche en calculs, éminemment politiques.


