À 26 jours du premier tour des élections municipales, le candidat « du bloc central » Pierre Jakubowicz a dévoilé les noms de ses 66 colistiers/ères. À Strasbourg, état des lieux d’une liste aux profils hétérogènes.
« Du nouveau pour Strasbourg. » Pierre Jakubowicz a respecté le slogan de sa campagne au moment de choisir les nombreux/ses colistiers/ères qui accompagneront sa candidature jusqu’au 15 mars prochain. Le candidat a souhaité présenter une « équipe de nouveaux visages pour Strasbourg », avec 66 noms.
C’est chose faite. Hormis quelques soutiens disposant déjà de différents mandats et d’expériences politiques, à l’instar de l’eurodéputée et ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller (n°66), ou de la conseillère municipale Rebecca Breitman (n°2), les principaux/ales colistiers/ères sont issu(e)s de la société civile et sont novices en la matière.
« Tous les quartiers, tous les âges, toutes les origines, toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentés dans cette liste et sont le reflet de tous les engagements et les batailles menés depuis 2020 », assure Pierre Jakubowicz.
Pour parler chiffres, 60% des colistiers/ères sont issu(e)s de la société civile et 75% d’entre eux/elles ont un engagement associatif, avec une moyenne d’âge de 49 ans. La benjamine de la liste Jade Hammouche-Marembert (n°46) est âgée de seulement 18 ans.
« Une ruche de compétences et d’expériences concrètes »
Dans les faits, cela se caractérise par la représentation de différents corps de métier : chef d’entreprise, président de club de boxe, avocat, professeur d’arts, urbaniste, responsable d’association, etc.
« Cette liste est une ruche. Une ruche de compétences et d’expériences concrètes. Nous avons construit un collectif prêt à agir efficacement et rapidement », se justifie le candidat Horizons-Modem-Ensemble à la mairie de Strasbourg. Une métaphore qui ne manquera pas de plaire à Jean-Claude Moes (n°61), dernier apiculteur en activité à Strasbourg.
Dans cette liste, Pierre Jakubowicz a tenu à mettre à l’honneur « les deux locomotives, les deux phares du rayonnement de Strasbourg » : l’université et le statut de capitale européenne. Pour cela, il a pu compter sur Jérémy Darenne (n°65), vice-président de l’Université de Strasbourg et la député européenne Fabienne Keller (n°66).
Nous allons nous battre pour que les extrêmes ne soient pas représentés au conseil municipal.
La candidat s’est aussi entouré de plusieurs champion(ne)s sur le plan sportif. Lucile Sublon (n°16), athlète de haut niveau en athlétisme, Ninon Lassalle (n°38), championne de France universitaire de judo et Roger Noutcha (n°31), père de l’escrimeuse Sarah Noutcha, championne du monde par équipes.
Une mentalité qui aidera le candidat à « battre Barseghian et réussir l’alternance », comme l’a martelé la tête de liste ?
La bataille face à la municipalité actuelle semble se livrer jusque dans les moindres détails… Le candidat s’est présenté ce lundi affublé de son écharpe jaune, symbole de son mouvement, et désormais principale opposante de style à l’écharpe verte, traditionnellement portée autour du cou par l’adjoint à la maire Alain Jund.
Des alliances en tête pour battre Jeanne Barseghian ?
Au-delà de cette touche vestimentaire, cette présentation des colistiers/ères a aussi été l’occasion de tirer à boulets rouges sur la maire sortante Jeanne Barseghian.
Pour Étienne Loos (n°3), ces élections sont le moment de sortir de « six années de radicalité et de dogme » pour revenir à une gouvernance « consensuelle, pragmatique et apaisée ».
Autre fer de lance du candidat, « la bataille contre les extrêmes ». « Nous allons nous battre pour que les extrêmes ne soient pas représentés au conseil municipal de Strasbourg», lance fermement Jakubowicz.
Nous ferons les alliances nécessaires pour battre Jeanne Barseghian.
Avec cette liste, le candidat hypothèque une potentielle alliance avant le premier tour des élections. Quid d’un ralliement au second tour ? Même si le discours officiel ne suit pas cette trajectoire, la stratégie se dévoile désormais à travers les lignes.
« Au soir du premier tour, je serai prêt à dialoguer avec les forces d’opposition républicaine qui le souhaitent. Je n’ai jamais fermé aucune porte et je suis prêt au consensus », concède le leader du mouvement « Strasbourg à nouveau ».
« Nous allons au premier tour car nous sommes convaincus de porter un projet et un collectif utile à Strasbourg. Il faudra ensuite être capable de dépasser les clivages. Nous ferons les alliances nécessaires pour battre Jeanne Barseghian. Strasbourg a besoin de retrouver cette intelligence du compromis et du consensus », conclut-il.




Jaku. Pas la tète de l emploi
Dans la catégorie de fayots, il a parfaitement la tête de l’emploi..
Ces compétences seront bien utiles pour gérer cette ville après les errances du mandat précédent
Ce monsieur est le symbole de la dégradation du débat public: faux collectif, fake news, stratégie de l’huile sur le feu et du dénigrement systématique. Manipulation et égotisme comme seul ligne
Les sondages lui rendent bien, sans doute le karma.