Fiona Mischel, une Strasbourgeoise de 34 ans, a été arrêtée dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 octobre alors qu’elle naviguait vers Gaza. La Global Sumud Flotilla, composée d’une cinquantaine de bateaux, tentait de briser le blocus israélien imposé à l’enclave palestinienne.
Partie de Barcelone, la Global Sumud Flotilla avait pour objectif de rejoindre la bande de Gaza par la mer et de délivrer de l’aide humanitaire à la population palestinienne. Composée d’une cinquantaine de bateaux, elle a été interceptée dans les eaux internationales par la marine israélienne entre le 1er et le 2 octobre.
La Strasbourgeoise Fiona Mischel fait partie des 436 militant(e)s pour la paix arrêté(e)s et détenu(e)s en Israël. Sa famille nous a indiqué qu’elle devrait être expulsée vers la Grèce ce lundi.
La jeune femme avait embarqué le 30 août à Barcelone à bord du voilier Yulara. Dans une vidéo diffusée peu de temps avant son arrestation, elle déclare s’être engagée dans la flottille car « elle ne supporte plus l’ampleur, la cruauté et la persistance de la campagne génocidaire qui se déroule sous nos yeux ». Elle indique également vouloir faire pression sur les médias et les gouvernements, « complices du génocide par leur inaction ».
« On la soutient et on est fier »
Adèle Aïssi-Guyon, la sœur de Fiona Mischel, décrit une jeune femme engagée. « Cela fait trois ou quatre ans qu’elle s’est formée pour être marin-sauveteur, elle travaille sur les bateaux qui sauvent les personnes migrantes en Méditerranée. » Sensible à la cause palestinienne et se sentant impuissante face au sort de Gaza, Fiona Mischel décide ensuite de s’engager dans la Global Sumud Flotilla, une action à vocation humanitaire et pacifique.
« On la soutient et on est fier, explique sa petite sœur. Quand elle m’a dit qu’elle avait l’opportunité de partir avec la flottille, je lui ai dit d’y aller. Évidemment, après, on a peur. »
Aux côtés de Fiona Mischel, plus de 400 personnes venues de 45 pays différents, des militant(e)s, des élu(e)s, des journalistes et des avocat(e)s. Plusieurs personnalités, comme la militante écologiste Greta Thunberg, l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau et l’eurodéputé(e) française Rima Hassan se sont jointes à l’opération.
« Le fait que ce soit des personnes qui ont des passeports occidentaux qui soient en première ligne, ça les protège. Autant Israël ne respecte pas le droit à bien des égards, mais ils ne sont pas prêts à risquer une crise diplomatique », explique Adèle Aïssi-Guyon.
« On va se faire intercepter dans les heures qui viennent »
À mesure que la flottille se rapprochait de Gaza, la tension montait. Début septembre, dans le port de Tunis, des engins incendiaires ont été largués sur les bateaux par des drones. D’autres attaques similaires ont, ensuite, eu lieu en pleine mer, sur le trajet pour rejoindre Gaza. « Comme je suis dans le milieu militant pour la Palestine, je n’avais aucun doute sur le fait qu’il y aurait des attaques de drones. Il n’empêche que quand la nouvelle tombe, on fait une petite crise cardiaque », explique Adèle Aïssi-Guyon.
Après ces attaques, Fiona Mischel fait part de sa détermination aux journalistes de France 3 : « Je me dis qu’une interception, ce sera violent, pas agréable, mais les enfants de Gaza en valent la peine. Ce que vivent les Palestiniens est encore pire, ce sera juste un mauvais moment. »
Le 1er octobre, Adèle Aïssi-Guyon reçoit un dernier message de sa sœur : « Il y a des bateaux, on suspecte qu’ils sont israéliens. On va se faire intercepter dans les heures qui viennent. » « Je lui ai envoyé un message pour lui souhaiter bon courage et lui dire que je l’aime », raconte-t-elle.
Ensuite, la petite sœur se connecte au live diffusé par l’organisation de la flottille pour suivre les arrestations. « Ça faisait un peu film d’horreur, les écrans s’éteignaient un par un, au fur et à mesure qu’on perdait le contact avec les bateaux. J’ai regardé la vidéo du bateau de Fiona jusqu’à ce que ça coupe. On les a vus en cercle sur le pont, puis se faire asperger par des canons à eau. Puis le signal s’est coupé. »
« Cela montre ce qu’est un blocus illégal et tout ce qui est mis en place pour le maintenir »
Fiona Mischel et les autres participant(e)s à la flottille sont alors emmené(e)s en détention dans une prison de haute sécurité en Israël, les familles restent sans nouvelles. « Je suis inquiète qu’il y ait des violences, il y en a eu dans les flottilles précédentes. » Selon des informations révélées par The Guardian, les détenu(e)s ont été victimes de mauvais traitements par les autorités israéliennes, particulièrement Greta Thunberg.
Un détenu témoigne ainsi dans le journal britannique : « Ils ont traîné la petite Greta par les cheveux sous nos yeux, l’ont battue et l’ont forcée à embrasser le drapeau israélien. » Des mauvais traitements confirmés par l’ONG israélienne Adalah qui indique que les droits des équipages de la flottille « ont été systématiquement bafoués ».
Dans la soirée de vendredi, la famille de Fiona a reçu des nouvelles grâce au consulat. À ce moment-là, la jeune femme va bien et doit être rapatriée dans les prochains jours. Ce lundi, Adèle Aïssi-Guyon indique que sa sœur devrait être expulsée vers la Grèce dans la journée, mais elle n’a pas, pour le moment, plus d’informations sur les conditions de détention de sa sœur.
Elle insiste tout de même sur l’illégalité de ces arrestations qui se sont déroulées dans les eaux internationales et visait une action humanitaire. « Cela montre ce qu’est un blocus illégal et tout ce qui est mis en place pour le maintenir. »
Agnès Callamard, secrétaire générale de l’ONG Amnesty International déclare ainsi à propos de l’action des autorités israéliennes : « Cette interception ne vise pas seulement à bloquer l’aide, c’est un acte d’intimidation délibéré destiné à punir et à réduire au silence les personnes qui critiquent le génocide israélien et le blocus illégal de Gaza. »



Il y avait La croisière s’amuse. Il y a, aujourd’hui, « La flottille pour Gaza se victimise ». On sait que la flottille gauchiste pro-Gaza, forte de 437 militants, parlementaires et juristes, a été arraisonnée entre jeudi 2 et vendredi 3 octobre par la Marine israélienne. Chaque passager a été arrêté. La plupart des détenus, dont Greta Thunberg, seraient actuellement incarcérés à Ketziot, aussi appelée Ansar III, une prison de haute sécurité située dans le désert du Néguev, généralement réservée aux prisonniers palestiniens. Alors, pour ces gauchistes, tout est bon pour ériger Israël en bourreau et se victimiser au passage. La preuve par la dernière de Greta Thunberg.
Source bld voltaire
Greta et la Flotille
Si elle leur apportait à manger, ça voudrait dire qu’elle soutient la société de consommation ?
https://www.bvoltaire.fr/bienvenue-chez-les-woke-greta-et-la-flotille/