Le 1er juillet dernier, Étienne Loos a été nommé conseiller municipal délégué aux relations avec les cultes, aux côtés de Catherine Trautmann, qui en a fait une priorité de son mandat. L’occasion pour l’élu centriste de 27 ans de présenter sa feuille de route pour tisser les fils du dialogue entre les communautés religieuses, la lutte contre les discriminations et l’entretien du patrimoine cultuel.
Les relations avec les cultes est l’une des priorités de la mandature de Catherine Trautmann. Pour preuve, la maire s’est dotée des compétences d’adjointe pour gérer elle-même le sujet, elle qui a de nombreuses fois répété durant la campagne des municipales son souhait de « réparer Strasbourg ». Elle s’est aussi entouré d’un conseiller municipal spécialement délégué aux relations avec les cultes, afin de mener à bien cette ambition politique.
On a une volonté politique très claire : donner un cap à notre action municipale pour reconnaître l’importance du dialogue interreligieux pour une société apaisée.
Il s’agit d’Étienne Loos, élu du groupe centriste de Pierre Jakubowicz après l’alliance de l’entre-deux tours. Le 9 juillet dernier, l’élu a envoyé un courrier aux différent(e)s représentant(e)s des cultes et du dialogue interreligieux, afin de présenter la feuille de route de la mandature Trautmann sur la thémathique.
Avant de passer à ses propositions concrètes, l’élu tient à rappeler que la « cohésion entre citoyens est indispensable à l’émancipation de tous les Strasbourgeois quels que soient leurs quartiers, et leurs religions. » Convaincu qu’il faut « rassembler les gens », il travaille sa feuille de route autour de trois priorités sur le sujet du dialogue interreligieux.
Une feuille de route pour les cultes
En premier lieu, il souhaite tisser les fils du dialogue entre les différentes communautés religieuses. Plus concrètement, il s’agit de créer un Comité des cultes, un espace qui réunira les cultes, les collectivités et la société civile.
Les cultes sont des catalyseurs sociaux, et le dialogue entre religions et cultures est un facteur de paix sociale.
La deuxième pierre du projet est la question bâtimentaire et patrimoniale. Étienne Loos explique que la Ville va poursuivre la valorisation et l’entretien de son patrimoine cultuel, un « outil d’attractivité de Strasbourg d’un point de vue touristique, mais aussi de dignité pour les fidèles ».
Il explique également que la Ville mettra un point d’honneur à développer plusieurs projets attendus, sans néanmoins donner d’exemples concrets, puisque les dossiers dépendront « du respect des équilibres budgétaires qui s’imposent à la collectivité ». Sur la question, il promet une « ultra-proximité » avec les acteurs des cultes.
La lutte contre les haines et les discriminations comme ligne politique
Enfin, le dernier paragraphe de sa feuille de route concerne la lutte contre toutes les formes de haines et discriminations contre les personnes en raison de leur religion ou contre les lieux de culte. L’objectif ? Maintenir à Strasbourg « un climat de paix sociale, a fortiori en 2027 où l’instrumentalisation des conflits identitaires va augmenter. »
Si pour l’instant les propositions ne sont pas concrètes, cette démarche est d’abord l’affirmation d’une volonté politique : « La première chose à dire c’est la méthode et le discours, donc la ligne politique, qui va donner le cap à l’ensemble des services : l’apaisement et l’écoute. » Selon Étienne Loos, cela passe avant tout par un discours de fermeté sur le fait que la politique serve à rassembler et à diviser : « C’est un chemin difficile, exigeant mais digne : celui de l’apaisement. »



