Environ 25 hectares, un château qui fait rêver, de la verdure à perte de vue et des œuvres d’art qui se cachent aux abords des sentiers : le parc de Pourtalès, c’est un écrin de verdure à l’orée de la forêt de la Robertsau, à Strasbourg. L’idéal pour déconnecter à proximité de la ville en toute saison. On est allé y faire un tour et on a ramené avec nous quelques images gorgées d’air frais et de soleil. Vous nous suivez ?
Classé comme monument historique, le château de Pourtalès domine le parc du même nom depuis le 18e siècle. En 1802, c’est le banquier Athanase Paul Renouard de Bussière (rien que ça) qui l’acquiert, avant que sa petite-fille Mélanie de Pourtalès n’en hérite, y fasse ajouter un étage, des corps de bâtiments et des dépendances ; bref, en fasse le trésor strasbourgeois qu’il est aujourd’hui.
Rue Mélanie, rue de Bussière… On comprend l’origine des noms de rue qui entourent le parc ! Avec son jardin à l’anglaise, tout le gratin européen a défilé dans le coin, du prince de Galles à l’empereur Guillaume II, en passant par le musicien Franz Liszt ou Albert Schweitzer. En 1951, il abrite même une institution de la CIA américaine, pour former des agents en vue de la reconquête de l’Est ! Vous le saviez ?
Bâtiments historiques, œuvres d’art et nature verdoyante : dépaysement garanti
Si le château abrite aujourd’hui un hôtel et une université américaine privée depuis 1972 (si, si !), les jardins ont quant à eux été rachetés par la Ville de Strasbourg, et sont devenus aujourd’hui un espace naturel, au caractère sauvage, prisé par les âmes champêtres et romantiques.
En faisant le tour, on arpente les allées calmes et ombragées, on tombe nez à nez avec les anciens étangs ou encore un pigeonnier, et on a l’impression de respirer l’air de la campagne pendant que le soleil rase la cime des arbres.
Au passage, on découvre aussi quelques sculptures qui se baladent : il s’agit d’une commande du Centre européen d’actions artistiques contemporaines (CEAAC) auprès de multiples artistes. On retrouve notamment les célèbres oreilles de Claudio Parmiggiani (Il bosco guarda e ascolta, 1990), parmi bien d’autres. Saurez-vous toutes les retrouver ?
En attendant, on vous laisse avec les images de cette escapade hors du temps.



