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Moins de viande et de voiture : quand la consommation des Strasbourgeois(es) s’adapte à la crise

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Avec la double augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation, certains choix doivent être faits pour ne pas dégarnir complètement nos portefeuilles. Résultat ? Certains produits passent à la trappe, comme la viande, le poisson ou même l’essence. La crise économique nous rendrait-elle finalement un peu plus écolos ? Pour en savoir plus, on est allé interroger quatre Strasbourgeois(es) sur l’évolution de leur consommation.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les Strasbourgeois(es) font face à une hausse des prix galopante, comme on vous en parlait ici. Selon l’INSEE, la viande, le lait, le fromage, les œufs, le pain et les céréales ont vu leur prix augmenter de plus de 10 % entre octobre 2021 et 2022, tout comme les produits pétroliers, augmentant eux de presque 20%.

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Une nouvelle réalité qui bouleverse nos habitudes de consommation… et nos tickets de caisse. En effet, lorsque l’on a posé la question sur notre compte Instagram, 68 % des sondé(e)s ont déclaré avoir fait évoluer leurs habitudes alimentaires ces derniers temps, tandis que 54 % ont déclaré moins utiliser la voiture.

Là-dedans, 32 % ont annoncé avoir arrêté la viande/le poisson à cause de la forte hausse des prix, alors que 38 % ont affirmé moins prendre la voiture à cause de la hausse des prix. Alors que les rapports du GIEC nous incite depuis des années à faire ces choix pour préserver la planète, serait-ce finalement la crise économique qui nous rendra plus écolos ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les Strasbourgeois(es) doivent aujourd’hui adapter leur mode de vie pour préserver leur compte bancaire.

En effet, toutes/tous les Strasbourgeois(es) interrogé(e)s pour cet article ont déclaré faire plus attention à ce qu’ils achètent pour des raisons économiques. Une habitude pour Emmy : « Avec mon copain, on fait beaucoup de repas par rapport à ce qu’on trouve au rayon anti-gaspi/dates limites de consommation, pour éviter les débordements sur le ticket de caisse ».

Maintenant, on fait constamment attention.
Alix

Pour Rémi, la solution est simple, il va en Allemagne : « Depuis que je suis arrivé en Alsace, j’ai toujours fait mes courses en Allemagne, car les prix augmentent moins vite et c’est plus facile d’y acheter du bio et du local, contrairement à la France où l’on peut prendre du 1er prix  ».

Pourtant, cette croyance d’eldorado allemand du moindre prix, ancrée dans nos esprits de Strasbourgeois(es) semble désormais erronée : selon Eurostat, l’indice de prix à la consommation harmonisé sur l’alimentation est plus élevé depuis un an chez nos voisins allemands. En d’autres mots : faire ses courses en Allemagne ne serait plus si avantageux.

Consommer... avec modération

Quoiqu’il en soit, la hausse des produits alimentaires pèse fortement dans le portefeuille des Strasbourgeois(es) interrogé(e)s. Pour Rémi, le lien est clair : « Le fait d’acheter moins de viande, c’est lié à la crise. Donc on consomme de façon occasionnelle, une à deux fois par semaine maximum ». Emmy développe : « En début d’année on pouvait manger seulement deux fois un repas sans viande ; aujourd’hui on mange une à deux fois de la viande rouge dans le mois et une à deux fois de la viande blanche ».

On aime bien manger de la viande mais on est contraint d’en réduire notre consommation.
Julie

Si Julie continue d’en acheter, c’est avec modération : « On se limite à la volaille, la viande rouge c’est au restaurant une fois tous les trimestres ». Une solution partagée par Alix : « On n’a pas les moyens d’acheter de la viande aussi qualitative qu’avant, donc on va plutôt profiter au restaurant, une fois par semaine, en y mettant le prix ».

Et pour réduire sa dépendance à la voiture ? Pour Julie, la solution était simple : « J’avais ma voiture à faire changer, donc j’ai acheté une voiture électrique qui sera livrée en début d’année. Je ne fais que 15 kilomètres pour me rendre au travail donc ça devrait le faire ».

Enfin, même s’ils sont automobilistes occasionnels, Emmy et son conjoint ont également réduit leur utilisation : « On utilise la voiture une à deux fois en semaine et une fois le week-end en moyenne. Mais depuis la pénurie d’essence, mon copain se déplace pour ses réunions en vélo plutôt qu’en voiture ».

La recherche (parfois difficile) d’alternatives

Cette réalité économique demande des adaptations. Pour la voiture, ces dernières sont plutôt connues : utiliser davantage le vélo et les transports en commun. C’est le cas pour Emmy et son conjoint : « Mon copain s’est acheté un nouveau vélo car il fait des déplacements plus longs ; moi j’utilise beaucoup plus le tram et le bus ». Néanmoins, plus facile de s’adapter quand on habite Strasbourg, comme le confirme Julie : « J’ai tenté de prendre le bus pour me rendre au travail mais mon village est très peu desservi et les horaires ne sont pas compatibles avec la crèche et mes horaires de travail ».

En fait on mange autrement.
Alix

Au niveau de la nourriture, les alternatives tournent beaucoup autour de la nourriture végétarienne. Pour Rémi, la recherche s’effectue autour « d’aliments forts en fer qui peuvent remplacer la viande ». Les Strasbourgeois(es) interrogé(e)s citent ainsi les oeufs, les légumineuses, comme les lentilles, les céréales, le tofu ou encore de la « viande végétarienne ». Une dernière solution que ne préconise pas Alix : « Pour moi c’est pareil que consommer de la viande de mauvaise qualité ».

Ces adaptations sont parfois plus difficiles pour certains que pour d’autres. Ça a été le cas pour le conjoint d’Emmy : « De par son éducation il a du mal à ne pas manger de la viande ». Alors les adaptations se trouvent également dans la façon de cuisiner. Si Emmy cuisine « des repas relativement simples grâce à des livres de recettes type recettes pour étudiants », Rémy préconise le batch cooking, soit le fait de cuisiner en grande quantité pour plusieurs repas dans la semaine. En bref, comme le résume Alix : « En fait, on mange autrement ».

Revenir à sa consommation d’avant une fois la crise passée ?

Lors de crises, les résolutions prises durant la période peuvent parfois s’estomper une fois celles-ci terminées. Ainsi, est-ce que les Strasbourgeois(es) interrogé(e)s reviendront à leurs habitudes une fois la période d’inflation enrayée ? Pour la voiture, Emmy et Julie ont des réponses contrastées. La première annonce que non, alors que la deuxième oui.

Au niveau de la nourriture, le poisson semble passer à la trappe, à cause de son prix élevé, même hors période de crise. Pour la viande néanmoins, les réponses sont différentes. Alix reviendra à sa consommation avant la crise, pour une raison bien précise : « On n’a jamais été de gros viandards, sur 14 repas (deux par jour et par semaine) ça n’a jamais été excessif. Mais si on arrête de manger de la viande, les éleveurs en France vont finir par ne plus s’en sortir ».

Pour Emmy, difficile de croire que la situation va s’améliorer : « Vu qu’on a pris le pli on ne pense pas particulièrement revenir comme avant, et on a du mal à croire que la situation reviendra à la normale ».

La viande rouge resterait un luxe, mais le poulet pourrait éventuellement revenir un peu plus.
Rémi

De son côté, Rémi pense en manger à nouveau davantage : « J’aurais tendance à ré-augmenter un peu la consommation, parce que je pense que c’est important d’en manger de temps en temps. Mais on essayera de manger « de la viande du coin »». Il cite notamment la Halle du Marché Gare, qui a récemment ouvert. Une envie partagée par Julie : « Peut être que nous rachèterons de la viande rouge mais chez le boucher et toujours de façon exceptionnelle ». En somme : garder l’habitude de privilégier la qualité à la quantité.

Avec la crise de la hausse des prix de la nourriture et de l’énergie, ce sont plusieurs habitudes de consommation qui ont pu passer à la trappe pour certain(e)s Strasbourgeois(es). Moins de viande et de poisson à cause des prix délirants, moins de voiture à cause des contraintes d’essence, tout va dans le sens des recommandations formulées par le GIEC. Mais pour combien de temps ?

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