Depuis dimanche soir, Strasbourg se trouve dans l’entre-deux tours. Une nouvelle campagne démarre, après un premier tour qui a régulièrement abordé un sujet qui touche chaque Strasbourgeoise et chaque Strasbourgeois : le pouvoir d’achat. Alors que l’inflation continue de galoper, les prix augmentent, que ce soit au niveau de l’énergie ou des denrées alimentaires. On s’est intéressé aux prix qui ont le plus augmenté depuis un an, à Strasbourg et plus généralement en France.


En mars dernier, on vous expliquait pourquoi il y avait une hausse des prix à Strasbourg et en France depuis un petit moment. La réponse était toute trouvée : l’inflation, soit une hausse générale, persistante et auto-entretenue des prix. Une réponse qui pose un problème tout aussi immédiat : la perte de pouvoir d’achat. En effet, comme l’expliquait alors Élise Kremer, doctorante en économie basée à Strasbourg : « L’inflation rogne le pouvoir d’achat des salaires. Lorsque les prix augmentent mais que les revenus ne suivent pas, les ménages peuvent acheter moins de biens et services ». Alors que l’INSEE prévoit une hausse de 4,5 % des prix à la consommation en mars 2022, jetons un œil sur les prix des biens alimentaires qui ont le plus augmenté ces derniers mois.

supermarché rayon
© Caroline Alonso Alvarez
© Anne Mellier


Le prix des pâtes a augmenté de 12,3 % en un an

En premier lieu, une bonne nouvelle : l’augmentation du panier d’achat moyen a augmenté de 3,27 % en un an, soit moins que l’inflation. Néanmoins, pour la mauvaise nouvelle : ce sont les prix des produits de base qui flambent. En effet, selon une étude de 60 millions de consommateurs : « La boîte de haricots, la farine, l’huile d’olive, le paquet de céréales ou le café affichent tous une hausse de plus de 5 %, et même bien au-delà pour les pâtes, le café, le sucre ou les œufs ». La conséquence ? Les plus touchées par ces fortes haussent vont donc être les familles les plus modestes.

Plus en détail, en février dernier, selon l’INSEE, le prix des légumes frais ont par exemple augmenté de 5,8 %, alors que ceux des poissons frais ont explosé, avec une hausse de 10,3 %. Les prix de la viande, eux, ont augmenté de 2,2 %, ceux du pain et des céréales de 2,7 % alors que les prix du lait, du fromage et des œufs accélèrent de 0,8 %.

Néanmoins, il semblerait que les premiers effets de la guerre en Ukraine se ressentent surtout sur les prix du mois de mars. En effet, toujours selon 60 millions de consommateurs, on observe une hausse de 12,3 % du prix des pâtes, entre les mois de mars 2022 et 2021. En outre, cette même étude montre une augmentation des prix conséquente pour les viandes surgelées (+4,2%), le café (+3,5%), les légumes en conserve (+3,4%) et les huiles végétales (+3,9%). Pour ces dernières, il semblerait que la barre des 2 € ne soit plus très loin. Il n’a jamais été aussi cher de manger des pâtes à l’huile.

Avant les résultats définitifs du mois de mars publiés par l’INSEE, on remarque déjà une forte hausse des prix alimentaires, particulièrement sur les aliments de première nécessité. Une hausse due à la guerre en Ukraine et qui risque de continuer un moment, touchant en premier lieu les populations les plus précaires. Le positif dans tout cela, c’est que l’inflation en France reste à un niveau largement en-dessous de ses voisins européens. L’Allemagne connaît par exemple une inflation de 7,6 %. Aller à Kehl ne sera sans doute plus aussi avantageux…

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