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À Strasbourg, des étudiants en podologie proposent des séances de consultation à moindre prix

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L’an passé, l’Institut national de podologie a ouvert son école à Strasbourg. Désormais installé au centre-ville, c’est dans des locaux entièrement rénovés que l’établissement accueille ses patients. L’école propose en effet des rendez-vous réalisés par les étudiant(e)s et encadrés par leurs professeurs. Un moyen pour eux de pratiquer et pour les patients de bénéficier de soins à des tarifs plus avantageux et parfois plus rapidement.

Au premier étage du 8 place du Marché Neuf, c’est dans des locaux flambants neufs et lumineux, que l’Institut national de podologie s’est installé au mois de septembre. La première promotion strasbourgeoise avait débuté les cours l’année dernière dans des locaux provisoires, suivant le modèle de l’Institut national de podologie de Paris, existant lui depuis 1928.

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À deux pas de l’accueil, dans une salle d’examens cliniques, les étudiants de deuxième année sont en pleine consultation avec des patients. C’est dans cet espace que les étudiants, encadrés par leur professeur, reçoivent les patients ayant, par exemple, besoin de semelles orthopédiques.

Au cours d’une première consultation, gratuite, les futurs professionnels évaluent les besoins et difficultés des patients : mal de dos, de genoux, de chevilles… de nombreuses pathologies peuvent être concernées. Les étudiants réaliseront ensuite eux-mêmes, à la main, les semelles.

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa
Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa

« Des soins de même qualité »

Un peu plus loin dans le couloir, dans une salle aux fauteuils saumons, d’autres patients sont entre les mains d’étudiants de première année. Après avoir observé les professeurs puis s’être entraînés entre eux, les voilà prêts à s’occuper des patients. Tout au long de la séance, un ou une professeur, généralement un(e) professionnel(le) travaillant en libéral et consacrant une ou plusieurs demi-journées par semaine à l’enseignement, supervise les soins.

« Le professeur est là en cas de difficulté de l’étudiant et peut prendre la main si c’est nécessaire. En fin de séance il vérifie ce qui a été fait. Les soins sont de la même qualité que dans un cabinet, ça peut simplement être un peu plus long. Ils prennent le temps », constate Alexis Niverd, en charge de l’ouverture de l’école à Strasbourg.

La spécialité paramédicale revêt en réalité plusieurs aspects. Le ou la pédicure-podologue est un spécialiste du pied qui reçoit sans prescription médicale et établit un diagnostic sur les infections de la peau et des ongles du pied. Mais le ou la professionnel(le) diagnostique également les troubles statiques et dynamiques du pied et leurs répercussions sur l’appareil locomoteur. Ainsi, il prescrit, confectionne, applique les orthèses plantaires et les petits appareillages. Une seconde facette parfois moins connue de la profession.

« C'est un métier parfois méconnu »

« C’est un métier parfois méconnu », constate en effet Dominique Nuytens, directeur de l’Institut national de podologie de Paris et désormais de Strasbourg. « Les gens peuvent avoir seulement l’image de la pédicure et ne savent pas que l’on peut traiter l’appareil locomoteur dans son ensemble. » La pédicure-podologie peut ainsi, potentiellement, concerner tout le monde.

« Les personnes de tout âge, de l’enfant qui marche sans couche à la personne âgée, peuvent avoir besoin de consulter un pédicure-podologue », précise le directeur. La spécialité est aussi parfois mal connue des lycéens, qui peuvent intégrer l’école en post-bac, pour trois années d’études.

Audrey, étudiante en deuxième année reconnaît ne pas s’être tournée immédiatement vers cette spécialité. « J’ai tenté PACES (première année commune aux études de santé), puis je suis devenue aide à domicile. J’aimais le relationnel et l’aspect soin, j’ai finalement retrouvé ça dans la pédicure-podologie ».

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa

Lorsque l’institut parisien a souhaité ouvrir une seconde école en France, c’est la région Grand Est qui s’est imposée. « Dans la région, il y a un gros manque de pédicures-podologues. Il y a parfois entre deux à trois mois d’attente pour avoir un rendez-vous. Ici, aujourd’hui, on a plus de créneaux qu’un praticien», constate Alexis Niverd. En formant des professionnel(le)s, l’école permettra au nombre de pédicures-podologues de croître et aux patients de bénéficier d’une offre de soins moins tendue.

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa

«Ce qu'on souhaite c'est que les étudiants pratiquent »

Avant même que les étudiants ne puissent exercer en libéral (dès la fin de leurs études), l’école propose grâce à sa clinique, de prendre en charge de nouveaux patients. «Ce qu’on souhaite c’est que les étudiants pratiquent », explique-t-on du côté de l’administration.

À ce jour, la clinique accueille ainsi entre 70 et 80 patients par semaine. « Tout ce qui est fait en cabinet peut être fait ici, décrit Alexis Niverd. Les tarifs sont moins élevés : 15 € pour un soin, 80 € pour une remise de semelle et les rendez-vous de diagnostiques et ajustement sont gratuits. Nous réalisons aussi des feuilles de soin pour les rendez-vous qui peuvent être pris en charge. »

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa

Grâce à ce travail pratique, les étudiants peuvent, à l’issu des trois années, ouvrir leur propre cabinet ou encore effectuer des remplacements chez des professionnel(le)s instalé(e)s. « On essaie de leur présenter tout ce qui existe et existera. Les techniques et les outils changent, il faut s’adapter. Les étudiants apprennent aussi à travailler avec différents publics : les enfants, les sportifs, les personnes âgées, les personnes diabétiques…», constate Alexis Niverd.

Ainsi, Hugo, étudiant en deuxième année, s’imaginerait bien continuer ses études après ses trois années de formations à l’Institut national de podologie pour se spécialiser dans le soin aux sportifs.

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa

En attendant, c’est à Strasbourg que les étudiants des deux premières promotions proposent leurs soins. Si quelques créneaux sont disponibles d’ores et déjà sur Doctolib, il est aussi possible de prendre rendez-vous sur le site de l’Institut national de podologie de Strasbourg ou en contactant le 09 78 36 21 65. « De plus en plus de créneaux vont être proposés », annonce Alexis Niverd.

Établissement

Institut national de podologie

Quoi ?

Clinique

où ?

8, place du Marché Neuf 67000 Strasbourg

Plus d'infos ?

Tél. 09 78 36 21 65
www.institut-national-podologie.com

Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa
Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa
Institut national de podologie Strasbourg
© Mathilde Piaud pour Pokaa
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Article soutenu mais non relu par l'Institut National de Podologie

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