Peu à peu, le soleil revient dans nos vies et dans notre ville, qui reprend des couleurs. Ce retour des beaux jours pourrait par ailleurs coïncider avec une disparition dans les prochains mois : celle du pass vaccinal. On fait le point.

Cette nouvelle peut paraître surprenante, au vu de la relative jeunesse du pass vaccinal. En effet, ce dernier rentrait en vigueur le 24 janvier dernier, soit il y a à peine trois semaines. De plus, Olivier Véran déclarait la semaine dernière que l’échéance de la fin du pass était posée en juillet. Pourtant, si l’on se fie aux récentes déclarations d’Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, et de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, les jours du pass vaccinal pourraient être comptés. 

Gabriel Attal. © Capture d’écran BFM TV


Une possible fin du pass vaccinal « fin mars-début avril »

La date butoir potentielle ? Fin mars-début avril. C’est tout d’abord Alain Fischer qui l’a évoquée ce mercredi 9 février, à l’issue de la mission d’information du Sénat. En cause : une amélioration rapide de la situation sanitaire. Le professeur d’immunologie a toutefois précisé que cette levée du pass vaccinal devrait se faire avec un taux d’incidence « au moins 10 ou 20 fois moins élevé qu’aujourd’hui, et surtout que la surcharge hospitalière actuelle ait disparu ».

Par la suite, l’échéance de la fin mars-début avril a été confirmée par Gabriel Attal, en sortie du Conseil des ministres. L’espoir du gouvernement ? Que « fin mars-début avril nous puissions lever le pass vaccinal ». Le porte-parole du gouvernement poursuit : « Il y a des raisons d’espérer qu’à cet horizon de temps la situation se sera suffisamment améliorée pour que nous soyons en mesure de lever ses ultimes mesures ». Également dans la balance : le port du masque en intérieur.

© Mathilde Piaud pour Pokaa


Où en est la situation sanitaire ?

Lorsqu’il a parlé des chiffres de l’épidémie, Gabriel Attal a déclaré que « la baisse franche, nous y sommes ». Concrètement, la situation sanitaire semble effectivement s’améliorer en France, avec un taux d’incidence qui s’élève à 2 449,3 , contre 3 468,3 une semaine auparavant. À Strasbourg, le taux d’incidence chute également, passant de 3 661,1 le 2 février à 2 335, le 9 février. Néanmoins, les chiffres restent énormes, et l’on se trouve encore très loin des valeurs qui pourraient éventuellement pousser le gouvernement à lever le pass vaccinal.

Au niveau des hospitalisations, les chiffres continuent d’augmenter légèrement. En effet, au 9 février, 32 878 personnes se trouvent à l’hôpital pour cause de Covid, contre 32 720 une semaine auparavant. Plus spécifiquement, pour le Bas-Rhin, la situation demeure stable, avec 485 personnes hospitalisées au 9 février, contre 488 au 2 février. Dans le même temps, si les hospitalisations augmentent, les réanimations semblent elles continuer leur baisse. En effet, 3 503 personnes se trouvent en réanimation au 9 février, contre 3 700 la semaine dernière. Pour le Bas-Rhin, 51 personnes se trouvent actuellement en réanimation, contre 57 la semaine d’avant. On a donc une surcharge hospitalière qui diminue, lentement mais sûrement. L’espoir d’un printemps meilleur.

Malgré de hauts taux de contamination, la situation sanitaire commence à s’améliorer en France et à Strasbourg. Une nouvelle positive, qui pousse le gouvernement à annoncer une fin possible du pass vaccinal, dans un peu moins de deux mois. Une date dont le timing coïncide drôlement avec une autre échéance prévue au mois d’avril. 

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