Julius Pepperwood s’installe dans son fauteuil molletonné, un verre de whisky à la main. Après un début d’année léger en termes d’affaires, son agenda commence doucement à se noircir. De la santé, de la politique et de l’écologie, les sujets ne manquent pas. Mais il a du mal à s’y remettre, et le climat actuel, météorologique comme sociétal, ne l’aide pas. Alors pour évacuer la pression de l’année à venir, il se saisit d’une dossier qui traînait dans les cartons depuis un bout de temps. Une affaire qui baigne dans l’art. Une affaire qui concerne le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.



Difficile de ne pas connaître le MAMCS, lorsqu’on est Strasbourgeois ou Strasbourgeoise. Déjà, il a été inauguré en 1998 par Catherine Trautmann, ancienne maire de Strasbourg, alors qu’elle était ministre de la Culture. Ensuite, on pouvait y passer du temps quand on était plus jeune. Et on ne va pas se mentir : c’était un peu la corvée du week-end avec les parents. Heureusement qu’il y avait le brunch, comme un phare dans la tempête de l’ennui. Mais aujourd’hui, le Musée d’art moderne et contemporain, dans le quartier Gare juste à côté de la Petite France, recèle de mystères, d’expositions et de surprises que l’on prend plaisir à découvrir. Et l’un de ses grands mystères se trouve sur les côtés du musée : de gros trucs blancs qui chatouillent les arbres.


À quoi servent ces gros trucs blancs ?

Situées proches du barrage Vauban et surplombant la place Hans Jean-Arp où les skater-boys et les skater-girls rident toute la journée sur le parvis du musée, ces imposantes constructions posent quelques questions. Seraient-ce des œuvres d’art ? Peut-être. Nous sommes près d’un musée après tout. Mais plus prosaïquement, on se dit qu’on a affaire à quelque chose en rapport à l’évacuation. Et, comme souvent, la première intuition se révèle correcte. Disséminés autour du MAMCS, ce sont simplement des bouches d’aération, qui permettent ainsi l’évacuation de l’air.

Désormais, la question qui se pose reste celle de l’air évacué et de sa provenance. Est-ce que c’est celui qui sort de nos têtes à force d’essayer de comprendre le sens de l’art contemporain ? Est-ce que c’est l’évacuation de l’air sortant du restaurant ? Comme souvent, la réponse est ailleurs, agent Mulder. Les grosses bouches d’aération blanches autour du MAMCS permettent en effet d’évacuer l’air provenant du parking souterrain, situé à proximité du musée. Une information confirmée par la responsable presse des Musées de Strasbourg.

Par la suite, on sait que le parking en question est celui du Centre historique de la Petite France, accessible depuis la rue de Molsheim ou le quai Marc Bloch. De plus, il y a plus d’une dizaine de bouches d’aération de ce type tout autour du musée.

Julius Pepperwood referme son dossier, l’air mitigé. Cela fait du bien de se remettre dans les affaires, même si celle-ci possède un goût d’inachevé. Il se ressert un verre, respire un grand coup et observe la pile d’affaires située devant lui. Ça va être une drôle d’année.

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