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À la rencontre de Pierre-Hugues Herbert, l’alsacien 5 fois vainqueur de Grand Chelem en double

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Ils étaient 18 athlètes à Tokyo, venus pour représenter l’Alsace aux JO. 18 sportives et sportifs, connus ou moins connus, qui ont réalisé le rêve d’une vie. Après l’euphorie des Jeux, on est parti à leur rencontre afin de mieux les connaître. Avec, pour la majorité d’entre eux, un nouveau point de mire : Paris 2024. Aujourd’hui, on présente Pierre-Hugues Herbert, quintuple vainqueur de Grand Chelem en double avec Nicolas Mahut.


Comme un certain Obélix, Pierre-Hugues Herbert est tombée dans la marmite tennistique quand il était tout petit. La raison ? Une famille cent pour cent petite balle jaune. Ses deux parents pratiquent en effet le tennis, tout comme son frère. Un sport qui a permis au jeune Pierre Hugues Herbert de se dépenser et de s’amuser : « Je suis tombé amoureux de ce sport quand j’étais tout petit. Je suis assez fasciné par tous les sports de balle. Et là avec le tennis, il y a un vrai plaisir à se dépenser, prendre du plaisir avec une balle et une raquette, avec un adversaire en face. »

Un amour qui n’a fait que grandir au fur et à mesure des années passées à regarder Roland Garros à la télé : « Roland Garros m’a fait énormément rêver. Ça a joué un grand rôle dans le fait que je voulais devenir joueur de tennis un jour. » Et pour cela, le jeune athlète alsacien n’a pas rechigné sur le travail : « J’ai dû passer pas mal de temps à casser la tête de gens pour qu’ils me renvoient la balle (rires) ».

Pierre Hugues Herbert
© Carine06 from UK – Pierre-Hugues Herbert – CC BY-SA 2.0


Une progression linéaire

Depuis, Pierre Hugues Herbert a fait du chemin. Dès son jeune âge, il gravit en effet rapidement les échelons régionaux. Il remporte même les championnats d’Alsace et dispute les championnats de France. À ce moment-là, lui et son père décident de se lancer dans le projet de devenir pro : « À mes 13/14 ans, on s’est lancé dans un projet avec mon père, qui était mon entraîneur. Là c’est devenu un peu réel, plus concret. On s’est fixé des objectifs, on a voyagé autour du monde et j’ai appris le métier. »

Derrière, Pierre-Hugues ne perce pas tout de suite sur le grand circuit. Son style de jeu d’attaquant met un peu plus de temps à mûrir. Comme il l’explique : « Ce qui s’est passé, c’est que je n’ai jamais été Richard Gasquet. C’est-à-dire que j’avais un très bon niveau national, mais je n’ai jamais dominé mes catégories d’âge. En revanche, j’ai toujours eu une progression constante et c’est aussi une question de maturité. Je suis arrivé sur le circuit à 23 ans, surtout en double au début. Ça a pris un peu plus de temps, la marche n’est pas facile à franchir au début. Mais petit à petit, j’ai réussi à me faire une place sur le circuit ATP. »

Pierre Hugues Herbert en slice de revers
© Carine06 from UK – Pierre-Hugues Herbert – CC BY-SA 2.0


L’un des meilleurs joueurs de double au monde

Et quelle place. Si au 27 septembre, Pierre Hugues Herbert est 99ème joueur mondial en simple, il est surtout 6ème mondial en double. Et tout simplement l’un des plus beaux palmarès de la discipline. Rendez-vous compte : 5 tournois du Grand Chelem, 2 Roland Garros, un Open d’Australie, un US Open et un Wimbledon, 7 Masters 1000 et un Masters. Une tripotée de titres prestigieux, tous remportés avec Nicolas Mahut. Une aventure débutée en 2014 et qui lui a ainsi procuré certaines de ses plus belles émotions : « Les victoires en Grand Chelem avec Nicolas sont extraordinaires niveau émotion. Surtout celles à Roland Garros, devant toutes notre famille. » De rêves d’enfant à triomphe d’adulte.

En plus de ces victoires, Pierre-Hugues possède également une Coupe Davis à son actif. En 2017, l’équipe de France s’impose en finale contre la Belgique 3-2. Associé à Richard Gasquet, il remporte en effet le double, donnant l’avantage à la France avant que Lucas Pouille ne gagne le dernier point. Une carrière ainsi remplie d’émotion pour l’Alsacien : « J’ai eu la chance de vivre des émotions extraordinaires. En Coupe Davis, on a vécu des émotions folles. Dès que l’on représente la France de toute façon, en 2017 comme en 2018 – où l’équipe de France s’incline en finale face à la Croatie, ndlr – ce sont des moments très forts. »

Pierre Hugues Herbert en discussion à Wimbledon avec Nicolas Mahut
© Carine06 from UK – Discussion – CC BY-SA 2.0


Des JO compliqués dès le départ

Le seul titre qui manque au palmarès de double de Pierre-Hugues Herbert ? Les Jeux Olympiques. À Rio en 2016, Herbert et Mahut s’inclinaient en effet au premier tour face aux Colombiens Cabal et Farah, 5ème paire mondiale en 2021. Un souvenir douloureux que l’équipe française souhaitait ainsi exorciser. Malheureusement pour Pierre-Hugues, sa préparation a été tronquée par une blessure : « Je me suis blessé à la cuisse durant Wimbledon. Ça a été ensuite une course contre la montre pour récupérer et deux jours avant, je n’étais même pas sûr de faire partie de l’équipe. »

S’il a pu tenir sa place, le résultat fut comme à Rio : défaite sévère au premier tour. Cette fois-ci, face à la paire anglaise Joe Salisbury/Andy Murray (ancien numéro un mondial en simple). Une déception difficile à encaisser : « On s’est fait balayer par la paire anglaise qui ont fait un très très beau match en face. Ça a été extrêmement difficile à vivre, parce que les JO c’est la dernière chose qu’il nous manque dans notre palmarès. On ne sait pas si on aura l’occasion d’en rejouer ensemble donc c’est dur. Il a fallu digérer ça parce qu’on avait mis beaucoup d’énergie à se préparer. » Avec en outre une défaite également au premier tour du double mixte avec Fiona Ferro face aux Polonais Kubot/Swiatek, sportivement, ce n’étaient pas les Jeux de l’année.

La déception des Jeux digérée, reste le plaisir pour Pierre-Hugues d’avoir profité de la culture japonaise. Dont il raffole : « Sur le côté humain, je suis un grand fan du Japon donc c’était vraiment sympa. Bien sûr, il y a une grosse déception de ne pas avoir pu partager les Jeux avec le public japonais. Mais dans l’ensemble j’ai pris beaucoup de plaisir à y participer. » Il en tire ainsi un meilleur souvenir qu’à Rio, cinq ans auparavant.

Pierre Hugues Herbert pestant
© Carine06 from UK – Aaaaaaargh! – CC BY-SA 2.0


Plus de simple et moins de double

Alors que les Jeux de Paris se dérouleront dans trois ans, pour Pierre-Hugues, ils ne représentent pas pour le moment une priorité. « Très sincèrement, Paris 2024 est dans un coin de ma tête. Mais là, je n’y pense absolument pas. Je suis surtout concentré sur mon niveau de jeu et les tournois des trois prochains mois ». En effet, le joueur alsacien a d’autres objectifs en tête. Comme par exemple retrouver son meilleur classement en simple – 36ème, ndlr. « Depuis un an, un an et demi j’ai mis l’accent sur le double. Pour préparer les JeuxMaintenant j’ai des objectifs que je veux réaliser en simple. Cette fin d’année et l’année prochaine, le simple va reprendre une vraie place. Je suis 100ème mondial, je veux rester dans le top 100 pour jouer l’Open d’Australie et ensuite me reconstruire un classement. »

Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il abandonne le double pour autant. En effet, il lui reste quelques échéances intéressantes. Le Masters de Turin, réunissant les huit meilleures paires de double de l’année, puis ensuite défendre les couleurs de la France sur la Coupe Davis. Encore un autre challenge avec son compère de toujours Nicolas Mahut. Et il lui restera bien assez de temps pour penser aux Jeux de Paris. Où il essayera enfin d’ajouter le dernier titre qui manque à son magnifique palmarès.

Pierre Hugues Herbert au retour
© si.robi – Herbert PM19 (9) – CC BY-SA 2.0



Crédit photo de couverture : © JC – Herbert (2) – CC BY 2.0

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