Depuis le 21 juillet dernier, le pass sanitaire est rentré dans nos vies pour contrer le variant Delta et booster la vaccination. D’abord demandé pour accéder aux lieux de loisir et de culture, puis dans les bars et les restaurants. Une contrainte redoutée par les gérants, devenue une habitude pour les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois. Désormais, les chiffres repassent doucement au vert et la vaccination atteint un niveau rassurant pour juguler l’épidémie. Mais est-ce suffisant pour se passer du pass ? C’est ce qu’a laissé entendre Emmanuel Macron cette semaine.


Le pass trépasse ? S’il est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude, Emmanuel Macron a émis cette possibilité ce mercredi 15 septembre lors d’une rencontre avec des passants au cours de son déplacement en Eure-et-Loire, filmée par BFMTV. Interpellé avec la question suivante : « Est-ce qu’il [le pass] va être continué après le 15 novembre ? » le chef de l’État a répondu : « Il y a des départements où on va être amené de toute façon à alléger un peu les contraintes en fonction de l’évolution de l’épidémie […] » Et d’ajouter : « Je pense que si on continue à tenir le bon bout comme ça, dans les départements ça ira !« 

Selon des propos rapportés par FranceInfo, le Président aurait également déclaré lors de son déplacement : « Dès que les conditions sanitaires le permettront, et à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne devrait pas venir si tard », on lèvera « certaines contraintes sur les territoires où le virus circule moins vite ».


Une situation sanitaire qui s’améliore en France

Les déclarations de notre épidémiologiste en chef apportent des signes encourageants quant à la reprise progressive d’une vie normale. Cependant, il a tout de même précisé ses propos ce jeudi 16 septembre, repris par LCI, que l’assouplissement du pass sanitaire ne serait pas avant deux ou trois semaines. Une position proche de celle de son ministre de la Santé Olivier Véran, qui a réagi aux sous-entendus du Président au micro de RTL : « Oui, nous pourrons, le moment voulu, dans les départements où le virus circulera moins, […] lever un certain nombre de mesures. » Mais nuance : « lorsque le variant circulera moins et que nous serons hors d’atteinte ». 

Si le gouvernement et le chef de l’État commencent à teaser de bonnes nouvelles, c’est que les chiffres sont bons. En substance, en France, le taux d’incidence est passé le 15 septembre sous les 100 cas pour 100 000 habitants, pour la première fois depuis mi-juillet. Dans le même temps, la vaccination continue de progresser. Au 15 septembre, 49 707 676 Français avaient reçu une première dose, soit 74,2 % de la population et même 86,2 % de la population éligible.

© Nicolas Kaspar/Pokaa


Quelle est la situation sanitaire à Strasbourg ?

Les départements où le virus circule le moins seront ceux où les contraintes seront levées en premier lieu. Dès lors, comment circule le virus à Strasbourg ? Le taux d’incidence de notre Eurométropole atteint au 16 septembre 133,6, soit le sixième taux le plus élevé des 22 métropoles françaises. Pour le Bas-Rhin, le taux d’incidence s’établit à 90,3. Un taux sous la moyenne nationale mais néanmoins le troisième le plus élevé du Grand Est.

De plus, 75.27% des Bas-Rhinois ont désormais reçu une première dose du vaccin, soit le troisième taux du Grand Est. Une situation sanitaire positive, accompagnée d’une occupation en réanimation relativement peu élevée. En effet, 78 personnes sont hospitalisées dans le Bas-Rhin au 16 septembre, dont 21 en réanimation. Soit une tension hospitalière de 16 %.

Les annonces d’Emmanuel Macron restent aujourd’hui à l’état de possibilités lointaines. Il faudra observer dans les prochaines semaines, si la rentrée scolaire se déroule sans accroc et si le froid ne pose pas les bases d’une cinquième vague. À ce moment-là, il sera alors peut-être temps d’envisager une levée des contraintes dans certains départements. Et au vu des chiffres, le Bas-Rhin pourrait être concerné. Une donnée importante, alors que se profile doucement la période des fêtes.

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