Dimanche 9 mai, le collectif du 23 janvier donne rendez-vous à 13h devant La Laiterie pour fleurir bars, restaurants, musées, MJC, amphithéâtres, salles de sport, de concert ou de théâtre… Tous les lieux fermés par la crise sanitaire sans distinction. Et dont certains risquent de ne jamais pouvoir rouvrir.



Des marches fleuries pour soutenir les lieux qui nous manquent

Des fleurs sur le bitume. Des pétales sur les pavés. Quelques dessins à la craie sur le sol, devant des portes fermées. Des grilles baissées. Et des notes de musique égrainées dans les rues de de Strasbourg. Ce dimanche 9 mai, le collectif du 23 janvier invite une nouvelle fois à fleurir tous les lieux demeurant fermés en raison de la crise sanitaire. Dans une ambiance festive et chaleureuse.

A l’origine de cette initiative, des acteurs du monde de la Culture et des membres de leur public. Des citoyens et citoyennes particulièrement sensibles à l’importance de l’art et du spectacle dans nos vies quotidiennes. Créé le 23 janvier à l’issue d’une mobilisation intersyndicale, ce collectif s’est rassemblé autour d’un appel à repenser les restrictions sanitaires touchant le secteur culturel. Il y conteste les arbitrages qui ont été faits, « décrétés par nos gouvernant·es, loin du débat démocratique » et ayant « relégué l’art et la culture au rang de gadget, d’activité négligeable, loin derrière toutes celles qui ont été autorisées. »

Les marches fleuries s’inscrivent dans le prolongement de leur manifeste. Après une première édition organisée le 14 mars dernier dans tout le Grand Est, le collectif compte bien poursuivre cette action, inspirée par celles de bistrotiers spinaliens cet hiver. « Déposer des fleurs devant tous les lieux fermés n’a rien de triste pour nous, au contraire, détaille Sébastien Troendlé, membre du comité de coordination du collectif. C’est un symbole porteur de joie et de beauté. Une façon de dire que ces lieux nous manquent. Une façon aussi de dire que l’on compte bien participer à la manière dont ces lieux vont rouvrir. »

FARSe © Martin Lelièvre


Un droit à la Culture inscrit dans la Constitution

Prévue pour le 19 mai, la réouverture annoncée des lieux culturels est loin de lever les doutes du milieu culturel quant à son avenir. « Toutes les salles ne pourront pas rouvrir, loin de là, juge Sébastien Troendlé, par ailleurs directeur artistique de profession. Les jauges réduites et les difficultés de programmation liées aux reports de dates successifs mettent en effet les petites structures et les lieux non subventionnés en péril.

« Nous avons deux types de revendications aujourd’hui, poursuit le membre du comité de coordination. Les plus urgentes concernent les conditions dans lesquels les lieux culturels vont rouvrir, mais nous demandons aussi des aides pour les plus précaires. » Ce qui inclut notamment une deuxième année blanche pour les intermittents du spectacle, à savoir le renouvellement automatique de leur statut, qu’ils aient pu faire leurs heures ou non.

Pour Sébastien Troendlé, cette marche fleurie n’est sûrement pas la dernière. « On est sans doute partis pour un moment », sourit-il. A long terme, le collectif se donne pour mission d’agir pour la promotion des droits culturels. « Si les lieux de cultes ont pu ouvrir malgré les restrictions sanitaires, c’est parce que la liberté de culte est inscrite dans la Constitution. Nous militons pour qu’un droit à la Culture y figure également. »

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Marche Fleurie – Strasbourg
Dimanche 9 mai à 13h
L’évènement Facebook

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