La Mini-Transat, c’est une course de 4 050 milles marins à travers l’Atlantique, soit 7 500 km effectués en solitaire sur les plus petits bateaux au large, d’une longueur d’à peine 6,50 m. Cette véritable aventure créée en 1977 par Bob Salmon et organisée tous les deux ans, réunit à chaque édition plus de 80 marins parmi lesquels de futurs grands noms de la voile et d’autres venus vivre l’aventure du grand large. Disputée en solitaire et sans assistance à bord ni contact avec la terre, l’épreuve demande au skipper d’être polyvalent et autonome pour faire avancer son bateau malgré l’exigence de l’exercice. Pierre-Louis Milon, 22 ans, est un grand amoureux de la voile depuis sa plus tendre enfance. Bien déterminé à réaliser son rêve, il se lance le défi d’être le premier Strasbourgeois à participer à la Mini-Transat 2023.

Document remis par Pierre-Louis Milon


Pierre-Louis Milon, passionné du large depuis l’enfance

La rencontre entre Pierre-Louis et l’océan a lieu dès l’enfance. Il n’a que 7 ans lorsqu’il vit ses premières expériences à la voile à travers plusieurs stages d’Optimist et découvre les nuits en mer lors de croisières en famille et entre amis. Mais c’est au cours de son adolescence que le coup de foudre opère réellement, tandis qu’il effectue différents stages de dériveur et de catamaran aux Glénans et s’initie à la voile de performance. À partir de cet instant, l’océan devient une évidence, Pierre-Louis commence à rêver du grand large :

« Mon père a toujours été à fond dans la voile. Depuis que je suis petit on regarde les départs et les arrivées des grandes courses type « Vendée Globe », « Route du Rhum » … et j’ai réalisé des stages d’Optimist dès mes 7 ans. J’aimais ça, mais la passion est réellement apparue quand j’avais 13 -14 ans et que j’ai découvert « les Glénans », la plus grande école d’Europe de voile, créée en 1947 par un couple d’anciens résistants, dans l’archipel du même nom. J’ai totalement été dépaysé par ce séjour durant lequel je passais mon temps à naviguer, à découvrir les îles. J’ai réalisé à quel point le large m’attirait. Cette année-là, j’ai suivi à fond le Vendée Globe, ça m’a fait rêver, et je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». »

Navigateur depuis l’enfance. Document remis par Pierre-Louis Milon

En 2019, après avoir multiplié les stages aux Glénans, la détermination paye : Pierre-Louis décroche son diplôme de moniteur de voile. Une première étape pour le jeune homme qui, bien décidé à se consacrer à sa passion, choisit de quitter son Alsace natale pour l’Angleterre afin d’y étudier l’ingénierie navale à la Solent University de Southampton. À côté, il achète son premier bateau avec son frère : un catamaran de sport, sur lequel il navigue depuis 3 ans maintenant à la découverte des différentes îles du Morbihan, tout en apprenant à l’entretenir :

« Je suis Alsacien j’ai grandi toute ma vie ici, après le bac, j’avais le rêve de courir au large ou au moins de travailler dans ce milieu, mais tout cela me semblait inaccessible du fait d’habiter à Strasbourg et du faible nombre d’écoles spécialisées là-dedans en France. Après m’être renseigné, j’ai appris qu’il y avait une opportunité en Angleterre, une école très connue dans le domaine, j’ai décidé d’y aller. À la base j’ai toujours cru que la course au large allait me tomber dessus, qu’un mec allait me contacter en me disant : « Tu veux faire partie de l’équipe ? » Mais je me suis aperçu que ce n’est pas comme ça que ça se passait et qu’ il fallait que je fonce, que je me donne les moyens. Avec la Mini-Transat j’ai un rêve à portée de main, je suis jeune, j’ai tout le temps qu’il me faut. Voilà comment est né ce projet un peu fou, un rêve que j’avais à treize ans et qui est en passe de se réaliser. »

Un beau parcours qui a pour ambition d’aller encore plus loin ! Les histoires de large restent à écrire et aujourd’hui plus que jamais Pierre-Louis est déterminé à vivre une grande aventure : être le premier Strasbourgeois à participer à la Mini-Transat 2023.

Document remis par Pierre-Louis Milon



La Mini-Transat, une course exigeante, un défi sportif et une aventure solidaire

Une longue préparation en amont et un budget à prévoir

C’est loin et proche à la fois, car une telle épreuve se prépare. En effet, pour espérer pouvoir traverser l’Atlantique, chaque candidat à la Mini-Transat doit avoir navigué plus de 1 500 milles en course sur le bateau avec lequel il y participera. Il doit aussi s’acquitter d’un parcours de qualification hors course d’au moins 1 000 milles. Pierre-Louis compte ainsi s’entraîner durant deux ans en participant notamment à plusieurs courses de la classe Mini en Europe. Mais ce n’est pas tout, réaliser cet ambitieux projet demande du financement : 85 000€ sur 2 ans en prenant en compte le prix de revente du bateau. Pierre-Louis peaufine donc consciencieusement la présentation de son projet afin de trouver des sponsors qui souhaiteraient devenir les partenaires de cette grande aventure, tout en se créant petit à petit une communauté sur Instagram et Facebook avec laquelle partager cette épopée à travers photos et récits.

4 000 milles de course de la France aux Antilles, en passant par les Canaries

« J’aime les défis, je suis assez sportif. Ce qui m’attire c’est le fait de repousser les limites, au niveau humain psychologique ou mécanique puis aussi le voyage le fait de pouvoir partir loin, traverser l’Atlantique sur un tout petit bateau. C’est l’aventure et ça me fait rêver. », nous raconte Pierre-Louis. Les Mini 6.50, bien que paraissant ridicules par leur taille (6m50 de long et 3m de large) comparée à l’immensité de l’océan, sont en réalité parfaits pour traverser l’Atlantique : puissants, performants, rapides et fiables. Lors de la Mini-Transat, les « Ministes » s’élanceront sur un parcours d’environ 4 000 milles (7 500 kilomètres) ralliant la France métropolitaine aux Antilles, avec une escale sur l’archipel des Canaries. Dans le détail, la première partie, longue de 1 300 milles et d’une durée de sept jours environ, mettra d’office les marins dans le bain. La seconde, avec ses 2 700 milles (environ deux semaines de navigation), se jouera majoritairement dans les alizés jusqu’à la ligne d’arrivée.

Document remis par Pierre-Louis Milon

L’envie de lier l’aventure à la solidarité

Soucieux d’ajouter à cette grande aventure une dimension solidaire Pierre-Louis cherche une association locale avec laquelle collaborer sur la course : « Ces derniers temps dans le milieu de la voile, au lieu de faire un sponsoring tout bête, il y a beaucoup de projets associatifs qui se mettent en place. Par exemple la navigatrice Sam Davies apporte sa contribution au projet « Initiatives cœur », pour sauver des enfants à l’aide de la chirurgie cardiaque. Il y a également Thomas Ruyant qui fait le Vendée Globe sur le bateau LinkedOut et dont l’objectif est de porter la voix des exclus et de remettre à l’emploi 80 candidats en précarité avant de retoucher la terre ferme. L’idée me plaît, je voudrais développer un partenariat avec des entreprises strasbourgeoises, car j’aime cette ville, je suis Alsacien et c’est quelque chose d’un peu inédit. Mais en plus d’avoir une entreprise sponsor locale, j’aimerais beaucoup bosser avec une association de la Ville, pour la jeunesse par exemple. Je suis en train de chercher. Monter un projet local avec une entreprise locale et une association locale, c’est mon but. »

Un projet de grande ampleur donc pour Pierre-Louis, un jeune homme ambitieux qui s’est donné les moyens de réaliser ses rêves.


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