Je ne sais pas si c’est l’approche de la trentaine, le post-confinement ou simplement la vie, mais le besoin de me reconnecter avec la simplicité et la douceur de la nature se fait de plus en plus sentir. D’ailleurs, il me semble que c’est un sentiment partagé à grande échelle : nous avons tous pris conscience, pendant ces derniers mois de crise, de l’importance du circuit-court, du travail admirable de nos agriculteurs et beaucoup de grandes villes de France se sont littéralement mises au vert le 28 juin dernier. Et même si, comme toute bobo qui se respecte, j’ai installé un potager sur mon balcon et que Strasbourg reste une ville agréable à vivre, l’envie de prendre régulièrement un grand bol d’air frais reste bien présent. La bonne nouvelle, c’est que si Strasbourg est notre maison, le Kochersberg en est le beau jardin. Un beau jardin fertile et vivifiant, où il fait bon aller de temps en temps, pour se souvenir de l’origine de ce que l’on trouve dans nos assiettes. Alors enfilez vos baskets, on s’en va faire un tour à quelques minutes de Strasbourg.
© Frank Morin – à Ingenheim / Page Facebook de l’Office de Tourisme du Kochesberg

Le Kochersberg, un territoire riche et fertile

« Selon la légende, c’est en descendant des hauteurs du Col de Saverne et en apercevant les terres du Kochersberg, que Louis XIV, le Roi Soleil, se serait écrié « Quel beau jardin ! ». » C’est avec cette phrase d’introduction que le site de l’office de tourisme du Kochersberg présente sa belle région naturelle. D’une superficie d’environ 137 km2, ce beau jardin, aux portes de Strasbourg (on peut littéralement apercevoir la cathédrale depuis cette colline !), est niché entre le Piémont des Vosges à l’Ouest, la vallée de la Zorn au Nord et la vallée de la Bruche au Sud. Le Kochersberg, c’est aussi une communauté de communes constituée de 25 000 habitants, dans 33 villages, dont le chef-lieu est Truchtersheim. Cette belle région est également réputée pour être le berceau de la tarte flambée, rien que ça, et une terre bien fertile ! On y trouve en effet de tout : des élevages d’animaux, des cultures de tabac, des plantations de fraises, de courgettes, d’artichauts, d’asperges et j’en passe ! Bref, un vrai petit paradis vert, juste à côté de chez nous.

>> À lire ou relire : Kochersberg : déconnecter et s’évader à quelques minutes de Strasbourg

Se mettre au vert dans le Kochersberg

Voiture, train ou encore vélo : le Kochersberg se situe à seulement quelques kilomètres de Strasbourg et pour y accéder, il y a plein d’options qui s’offrent à vous. Et histoire de vraiment se mettre au vert, voici quelques petites activités sympa à faire.

Reconnecter avec les métiers de la terre

Pendant le confinement, grâce à de nombreuses initiatives locales, le lien avec ceux qui cultivent la terre et nous nourrissent localement s’est peu à peu recrée. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ! Pour mieux comprendre d’où viennent les bons produits qui finissent dans nos assiettes, pour mieux connaître les gens qui œuvrent tous les jours de l’année, juste à côté, pour rendre ça possible, quoi de mieux que d’aller les rencontrer ? Surtout que les agriculteurs ont des tas de choses à nous raconter.

De mon côté, j’ai eu le plaisir de rencontrer Julien Messer, producteur de lait à la ferme Saint Ulrich de Durningen ! Il m’a expliqué avec beaucoup de patience tout le fonctionnement de la transformation du lait, du pie de ses vaches jusqu’aux produits que nous consommons comme les yaourts, le fromage ou encore la crème. Des visites de son élevage sont prévues en juillet et en août pour les plus curieux !

La ferme Saint Ulrich, Kochersberg
© Coraline Lafon

J’ai aussi eu la chance de découvrir la ferme du très souriant Jean-Michel Obrecht, à Handschuheim. Plus qu’un agriculteur, Jean-Michel est un véritable explorateur des fruits et légumes ! Dans son jardin, il cultive des trucs aussi incroyables que de la poire de terre, les baies de goji, la patate douce violette, la menthe ananas ou encore une plante qui a VRAIMENT le goût du munster ! Un vrai plaisir pour les yeux, mais aussi pour l’estomac. Il a aussi des visites prévues en août et si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas une seconde !

Jean-Michel Obrecht, Kochersberg
© Coraline Lafon

Dans la même lignée, je me suis empiffré de framboises et de fraises dans l’exploitation familiale de Marie et Léon Velten, une sœur et un frère d’une vingtaine d’années, avec une énergie débordante ! Passionnés par leur boulot, ils ont vraiment la volonté de partager avec les plus curieux leur amour pour leur terre. Chez eux, la spécialité, ce sont les petits fruits : les pommes, les abricots, les fraises, les framboises. Mais ils font aussi parfois des kiwis et même du pop-corn 100% local. Une jolie visite à faire du côté de Schnersheim et ça tombe bien puisque la prochaine est le 22 juillet prochain !

Léon et Marie Veltin, Kochersberg
© Coraline Lafon

Manger comme jamais

Vous l’avez compris : dans le Kochersberg, ça déconne zéro avec les bons produits. Du coup, après avoir rassasié votre soif de connaissances grâce aux visites de fermes, l’heure sera venue d’aller satisfaire votre appétit ! Banco : il existe des tas de bons plans pour manger dans le coin.

Pique-niquer avec des produits du coin

Pour allier l’agréable à l’agréable, il existe une offre estivale à ne pas manquer : vous pouvez commander un panier pique-nique auprès de 11 producteurs et restaurateurs locaux, et passer le récupérer le lendemain pour vous faire un déjeuner champêtre de qualité ! Pour plus d’infos, c’est par là.

Le Kochersberg
© Coraline Lafon

Se faire une bonne tarte flambée

On vous le disait en introduction, le Kochersberg est le berceau de la tarte flambée ! Et évidemment, il existe une multitude de bonnes adresses pour se régaler. Personnellement, j’ai testé deux de ces adresses et je vous les recommande plus que chaudement. La première, c’est le célèbre restaurant À l’aigle, situé à 10 min de Strasbourg, dans la commune de Pfulgriesheim. Un amour de la tradition et un vrai délice pour l’estomac. La deuxième adresse, c’est S’Fassner Stuebel, situé a Fessenheim-le-Bas. Ce restaurant est tenu par Daniel Vierling qui n’est autre que le Grand maître de la Confrérie du véritable Flammekueche ! Autant vous dire que vous pouvez y aller les yeux fermés.

>> À lire ou relire : Il était une fois… les origines de la tarte flambée

Dans un tout autre style, on vous en avait déjà parlé il y a quelques années et ça reste une jolie adresse a tester dans le coin : le restaurant la Fuga ! Une immense terrasse et des plats aux accents italiens qui mettront sans aucun doute du soleil dans votre journée nature. En plus, le resto est situé à 2 mètres du centre culturel de l’Eskapade, un lieu plein d’histoires et d’Histoire qui pourra faire une jolie étape dans votre journée.

La Fuga
© Julia Wencker

Une terre fertile… mais aussi ludique

Pour prolonger cette escapade dans le jardin de Strasbourg, vous pourrez aussi vous perdre sur les chemins de randonnées à travers des chapelles, des sentiers de houblons ou encore en longeant des cours d’eau. Vous pourrez également vous arrêter boire un verre de vin (ou deux, si vous êtes à vélo) chez l’un des viticulteurs du coin ou découvrir la région à dos de cheval, avec les nombreuses balades proposées par les centres équestres du Kochersberg.

Vous l’aurez compris : pas besoin d’aller très loin pour se déconnecter de son ordi et se reconnecter à la vraie vie. Et si, comme moi, ça vous manque de ne pas avoir de jardin, sachez qu’en fait, on en a tous un : il se trouve à quelques minutes de Strasbourg et il ne tient qu’à nous d’aller, de temps en temps, y faire un petit tour.


Pour tout savoir sur notre beau jardin

La page Facebook de l’Office de Tourisme du Kochersberg


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