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Application StopCovid : vraie solution contre la pandémie ou surveillance de masse ?

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Pour lutter contre la pandémie, la France mise sur le développement de l’application StopCovid. Le dispositif aura pour objectif d’identifier les chaînes de transmission du virus et de prévenir les individus qui auront été en contact avec des personnes atteintes du Covid-19, grâce à une forme de traçage de la population. Elle suscite aussi une forte opposition, notamment de la part de collectifs de défense des libertés numériques.

Non, ce qui va suivre n’est pas le scénario d’un épisode de Black Mirror. Pour contrer la pandémie, le gouvernement français parie sur le développement de l’application StopCovid. Le principe ? Mettre en place une forme de tracking, en enregistrant les contacts entre toutes les personnes qui utiliseront l’application, dans le but d’appréhender les chaînes de transmission du virus. La technologie utilisée ne sera pas la géolocalisation mais le Bluetooth : les téléphones des utilisateurs se détecteront par ce biais et c’est ce qui déterminera si deux personnes ont eu une proximité. Ces données seront enregistrées. Les utilisateurs qui auront été en contact à un moment avec un autre utilisateur qui a été testé positif au Covid-19 pourront être prévenus. Cela ne pourra donc fonctionner que si la personne contaminée en question est elle aussi utilisatrice de l’application.

L’application est développée notamment par 17 institutions européennes, dont, pour la France, l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique). Elle sera en phase de test la semaine du 11 mai, passera en examen à l’Assemblée le 25 mai et sera prête, en théorie, le 2 juin. Des entreprises comme Dassault Systèmes, Orange et Capgemini sont aussi impliquées. Cédric O’, secrétaire d’Etat au Numérique, la défend fermement : « il est impossible de retrouver une personne assise à côté de vous pendant 10 minutes dans le métro ; pourtant, c’est peut-être d’elle que repartira le virus, surtout si elle ne présente pas de symptômes et le propage sans le savoir. »

Une opposition jusque dans les rangs de LREM

Cette application est très controversée jusque dans les rangs d’En Marche. Dans une tribune publiée dans le JDD, Sacha Houlié, député LREM, déclare : « La collecte des informations personnelles des utilisateurs de téléphones mobiles ou de montres connectées revient à placer l’ensemble de la population sous bracelet électronique, et de les rendre, sinon coupables, à tout le moins tous suspects. » La droite semble dispersée mais plutôt réservée. Damien Abad, le président des députés LR s’est tout de même déclaré favorable au traçage. Le président général de LR quant à lui pense que « la priorité revient aux masques et aux tests. »

Du côté de la gauche, l’opposition au projet est unanime. Jean-Luc Mélenchon, président des députés de la France Insoumise estime que « le système est compromis si tout le monde n’est pas testé. Il nécessite aussi que tout le monde ait un smartphone et soit dans une zone couverte […]. Par contre, en termes de libertés individuelles et de secret médical, alors là, c’est la cata pure et simple. » Le Parti socialiste estime que « rien ne pourra garantir un anonymat véritable, ni l’absence de détournement de la technologie. » Le PS dénonce en outre une « diversion pour renvoyer au second plan les débats interdits sur les masques et les tests». Europe Ecologie-les Verts pointe du doigt une « atteinte lourde à nos libertés fondamentales. »

© Markus Spiske / Pexel

Nous franchissons un cap dans la traçabilité systématique des déplacements et des relations sociales

De nombreuses associations et collectifs de défense des libertés numériques s’alarment également. La Quadrature du Net « redoute un basculement culturel en faveur d’une surveillance massive de nos comportements hors-ligne. » Le collectif craint aussi une « exclusion sociale de celles et ceux qui refuseront de céder à cette surveillance, et d’être traçables et auditables en tout lieu. »

80 associations, collectifs, chercheurs, philosophes, enseignants ou encore journalistes cosignataires d’une tribune s’inquiètent du fait que notre société « s’apprête à franchir un nouveau cap dans la traçabilité systématique des déplacements et des relations sociales – au moins, dans un premier temps, pour ceux qui l’acceptent. Les résultats sanitaires sont plus qu’incertains ; les conséquences politiques, elles, ne font pas de doute. » Les auteurs craignent que « comme cela s’est déjà produit dans l’histoire, des dispositifs liberticides mis en place en temps de crise soient systématisés. » Enfin, une coalition d’organisations internationales de défense des droits humains dont Amnesty international et Human Right Watch déclare que « la technologie peut jouer un rôle mais que cela ne doit pas passer par de la surveillance de masse. »

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Commentaires (1)

  1. Le principe même est mal pensé, en l’absence de tests a grande échelle. De plus, un gps ne distingue ni les murs, ni les étages, ni les véhicules. Un sujet infecté qui attend un bus sur les boulevards aux heures de pointe, sera considéré comme ayant infecté tous les occupants des véhicules proches, les usagers du bus,cet tous les habitants de l’immeuble au pied duquel se trouve l’arrêt. C’est un non sens.

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